Poulain entravé et jeté vivant dans un trou dans le Haut-Doubs : une mort lente, l’Association Stéphane LAMART porte l’affaire devant la justice

Poulain entravé et jeté vivant dans un trou dans le Haut-Doubs : une mort lente,  l’Association Stéphane LAMART porte l’affaire devant la justice

Communiqué de presse 

 L’Association Stéphane LAMART « Pour la défense des droits des animaux », association nationale reconnue d’utilité publique, sera présente à l’audience du 23 mars 2026 à 15h30 devant le tribunal Correctionnel de Besançon. Elle s’est constituée partie civile dans une affaire de maltraitance animale particulièrement grave ayant conduit à la mort d’un jeune poulain.

Le 4 octobre 2025, sur la commune du Russey (Haut-Doubs), un chasseur, alerté par son chien, découvre un jeune cheval en état de détresse extrême, au fond d’un trou dissimulé par une végétation dense.

Alertée, la gendarmerie se transporte sur les lieux et procède aux premières constatations. Le propriétaire de l’animal indique alors que le poulain était, selon lui, déjà mort.

Une procédure est engagée. Lors de son audition, l’exploitant agricole, détenteur d’une quarantaine de chevaux, reconnaît avoir renoncé à engager des frais vétérinaires ou à faire appel à un service d’équarrissage, invoquant des raisons financières.

Selon ses déclarations, le poulain serait né avec une malformation de la mâchoire, rendant son alimentation difficile. Progressivement affaibli, son état nécessitait pourtant une prise en charge adaptée ou, à tout le moins, une euthanasie pratiquée dans des conditions dignes.

Or, les éléments de l’enquête révèlent qu’un tracteur appartenant au propriétaire a été aperçu à proximité. Le poulain a été retrouvé entravé par les pattes arrière à l’aide d’une sangle, empêché de se débattre, puis transporté avant d’être jeté dans une cavité située à proximité d’un chemin menant à un étang.

Pour l’Association Stéphane LAMART, une question essentielle se pose : quelle nécessité y a-t-il à entraver les pattes d’un animal prétendument déjà mort ?

Abandonné dans ces conditions, immobilisé, affaibli et exposé au froid, l’animal a enduré une agonie particulièrement douloureuse.

Alertés, des sapeurs-pompiers spécialisés en sauvetage animalier, appuyés par une unité de recherche, interviennent durant près de deux heures. Ils découvrent le poulain couché sur le flanc, respirant difficilement, encore en vie, mais dans un état critique.

Un vétérinaire intervient sur place et met en place une perfusion. Malgré les soins prodigués, l’animal, extrêmement maigre, déshydraté et en hypothermie avancée, succombera le lendemain, après avoir été euthanasié pour abréger ses souffrances.

L’Association Stéphane LAMART, constituée partie civile, entend que ces faits soient pleinement reconnus à leur juste gravité et fassent l’objet d’une réponse pénale ferme, à la hauteur des souffrances infligées.

Stéphane LAMART, Président-Fondateur de l’association, déclare :
« Attacher les pattes d’un animal, le transporter puis le jeter dans un trou en le laissant agoniser n’est pas une négligence, c’est un acte de cruauté. Ce poulain a été abandonné à une mort lente, dans des conditions d’une brutalité inacceptable. Une telle violence doit être sanctionnée avec la plus grande fermeté avec de la prison ferme ! »