CÔTE D'OR

Au bord des voies ferroviaires, la sécurité est assurée

Au bord des voies ferroviaires, la sécurité est assurée

En toute saison, SNCF Réseau entretient l’abord des voies pour garantir la sécurité des trains. Un chantier qui prend une dimension particulière en période de canicule.

26 degrés, ce jeudi matin. La température n’est pas descendue cette nuit à Dijon et quand les débroussailleuses se mettent en marche à six heures du matin au sortir de la gare, le soleil brille déjà. Le long des voies, les ouvriers ont débuté leur chantier destiné à entretenir l’environnement ferroviaire sur une portion des 3 000 kilomètres que compte la région. « Toute l’année, d’une à trois fois par an, nous coupons la végétation qui gênerait la visibilité des conducteurs de trains afin qu’ils voient clairement les cheminements et la signalisation » explique Maxime Palazy, référent végétation faune pour SNCF Réseau. En cette période de fortes chaleurs, la végétation asséchée peut aussi devenir le foyer d’un départ de feu, l’intervention des agents s’avère donc d’autant plus nécessaire. D’ailleurs, les équipes avancent progressivement près des rails mais conservent toujours un extincteur à proximité pour réagir à la moindre étincelle.


 « Il ne faut pas approcher à moins de 50 mètres des ouvriers à cause des risques que le ballast ne soit projeté » indique le responsable aux observateurs. Soudain, un klaxon résonne fortement le long des voies. Quatre sentinelles veillent sur la dizaine d’ouvriers au travail. Dès qu’un train apparait à l’horizon, à environ 400 mètres du chantier, ils font retentir le bruyant signal sonore, capable de couvrir le bruit des engins. « Les agents arrêtent de travailler pour se mettre en sécurité en s’écartant des voies. »

En une heure de temps, plusieurs interruptions se sont produites pour cause de trafic sur la ligne Dijon-Besançon. Une occasion pour les experts de la végétation de se désaltérer, un geste indispensable alors qu’ils portent un casque de protection avec visière, des manches longues, un pantalon épais et des chaussures de sécurité malgré la température qui grimpe au fil des heures. « Quand les voyageurs du train passent et voient les ouvriers à l’arrêt, il ne faut pas qu’ils croient qu’ils ne font rien. Ils respectent juste les consignes de sécurité » souffle un membre de l’équipe de SNCF Réseau. Ne pas se fier aux apparences !

De son côté, Alexis, ouvrier d’une entreprise paysagère spécialisée et formée à ce type de chantier confirme : « A partir de 10 h, ça commence à chauffer. » En raison des températures, le chantier s’arrêtera à midi pour le bien-être des salariés.
Alors que la préfecture vient de prendre un nouvel arrêté basculant deux zones de Côte-d’Or en risque très sévère pour les feux de forêt, comme la ligne Dijon-Beaune, SNCF Réseau doit renoncer à certains chantiers, quand les voies se trouvent à moins de 200 mètres. Le responsable garde un œil sur le chantier voisin et l’autre sur son téléphone pour organiser les opérations dans le respect des horaires imposés par la préfecture avec le souci permanent de sécuriser la circulation des trains.
« Ça trompe encore, on doit s’éloigner ! » Un nouveau train arrive, les ouvriers éteignent les débroussailleuses et regardent passer le train avant de reprendre leur travail sous un soleil devenu toujours plus pesant.

Nadège Hubert