Communauté d'Agglomération Beaune Côte et Sud

Meursault – Un terrain de football synthétique à 720 000 euros au Centre sportif Hubert Rougeot

Meursault – Un terrain de football synthétique à 720 000 euros au Centre sportif Hubert Rougeot

La Communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud a approuvé lundi soir le projet de transformation du terrain stabilisé du Centre sportif Hubert Rougeot Saint-Nicolas, à Meursault, en terrain de football synthétique. Estimée à 720 000 euros HT, l’opération doit permettre une pratique plus régulière tout au long de l’année. Six élus se sont abstenus lors du vote.

Le terrain en gravier du Centre sportif Hubert Rougeot Saint-Nicolas de Meursault pourrait bientôt changer radicalement de visage. Lundi soir, les élus de la Communauté d’agglomération Beaune Côte & Sud ont approuvé le projet de création d'un terrain de football synthétique sur l'emprise existante. Un investissement estimé à 720 000 euros HT, qui doit désormais entrer dans une phase d'études plus précises.
Utilisé notamment par l'US Meursault et les établissements scolaires, le terrain actuel ne répond plus correctement aux besoins. Selon la collectivité, il devient difficilement praticable lorsqu'il pleut et particulièrement dur durant les périodes sèches.
« Il y a deux terrains, le terrain d'honneur en stabilisé et un autre terrain qui est en gravier, gelé l'hiver et dur l'été. C'est une demande des pratiquants », a expliqué Jean-Paul Roy, vice-président en charge des équipements et infrastructures sportifs.

Un équipement utilisable davantage toute l'année
Le projet consiste à aménager un terrain synthétique à onze, avec clôture périphérique, portillons, pare-ballons et nouveaux équipements sportifs. Aucun nouvel éclairage n'est prévu puisque le site bénéficie déjà d'un dispositif jugé performant.
Pour l'Agglomération, l'intérêt est double : offrir des conditions de jeu plus régulières et permettre une utilisation plus intensive du terrain tout au long de l'année. L'équipement viendrait également compléter le terrain synthétique Guigone de Salins.
Pierre Bolze a insisté sur la nécessité de mieux exploiter cet espace, évoquant « un terrain qui n'est pas utilisé alors qu'il y a de nombreuses demandes ».
L'US Meursault dispose actuellement d'une équipe première évoluant en Départemental 2, d'une réserve en Départemental 3 et d'équipes de jeunes allant des U6 aux U18.

720 000 euros HT et des subventions recherchées
Sur les 720 000 euros HT estimés, le principal poste concerne le gazon synthétique, sa sous-couche et son remplissage, pour 365 000 euros. S'ajoutent notamment 150 000 euros pour la préparation de la plateforme et le terrassement, 50 000 euros pour le drainage, 50 000 euros pour les clôtures et 50 000 euros de maîtrise d'œuvre.
La collectivité espère obtenir entre 30 et 40 % de subventions, selon Jean-Paul Roy. Des financements seront notamment recherchés auprès de l'État au titre de la DETR, de l'Agence nationale du sport, de la Fédération française de football via le Fonds d'aide au football amateur et du Département de la Côte-d'Or.
Le vice-président a également rappelé que le terrain avait été transféré à l'intercommunalité lors de la création de la Communauté d'agglomération en 2008 et que la commune de Meursault verse chaque année 50 000 euros au titre du transfert de compétence.

La question des matériaux soulevée
Le projet n'a toutefois pas été adopté sans interrogation. Jérôme Flache, maire de Nolay, a notamment demandé quelle matière serait utilisée pour le remplissage du futur terrain, faisant part de ses inquiétudes concernant l'utilisation de granulats issus de pneus et leur éventuelle toxicité.
Pierre Bolze a répondu que les pratiques avaient évolué : « Les choses qui se faisaient avant ne se font plus aujourd'hui ». Le président de l'Agglomération a notamment évoqué la possibilité de recourir à des granulats de liège, comme sur le terrain Guigone de Salins.
La solution n'est toutefois pas encore arrêtée. La future mission de maîtrise d'œuvre devra justement étudier plusieurs scénarios techniques, avec ou sans remplissage, afin de retenir celui répondant le mieux aux usages et aux enjeux environnementaux.
Le projet a finalement été approuvé par le conseil communautaire, avec six abstentions.

Jeannette Monarchi

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L'exemple du terrain synthétique Guigone de Salins de Beaune