CÔTE D'OR

Sécheresse en Côte-d’Or - Les tensions sur l’eau potable perdurent, la sobriété reste nécessaire

Sécheresse en Côte-d’Or - Les tensions sur l’eau potable perdurent, la sobriété reste nécessaire

Malgré la baisse des températures et quelques précipitations, la sécheresse se poursuit en Côte-d’Or.
Après plusieurs mois marqués par un déficit hydrique important, les sols, les cours d’eau et les nappes restent fragiles, avec notamment un nombre d’assecs inédit. Les pluies attendues dans les prochains jours sont nécessaires pour amorcer une amélioration de la situation. Toutefois, leurs effets sur les nappes et les ressources destinées à l’alimentation en eau potable ne sont ni immédiats ni uniformes.
La recharge des nappes et le rétablissement durable des ressources nécessitent des précipitations suffisamment importantes et régulières dans la durée.
Le retour des pluies ne doit donc pas être interprété comme une sortie de sécheresse. 
Des tensions persistent sur l’alimentation en eau potable
Au 6 octobre 2026, 75,6 % des unités de distribution d’eau potable (UDI) de Côte-d’Or, soit 260 UDI sur les 344 que compte le département, ont fait l’objet d’une déclaration de situation auprès de l’Agence régionale de santé (ARS).
Parmi les situations déclarées, 62 UDI correspondent à des tensions quantitatives sur l’alimentation en eau potable :
•        46 UDI se sont déclarées en vigilance, notamment en raison d'un faible niveau de la ressource, mais leur situation ne nécessite pas, à ce stade, la mise en œuvre de mesures particulières de gestion.
•        9 UDI ont déclaré une situation de tension quantitative et ont activé des mesures de gestion adaptées pour sécuriser l'approvisionnement en eau potable (telles que la mise en service ou le renforcement ponctuel d'une interconnexion existante, ou encore le recours à une ressource de secours autorisée).
•        7 UDI connaissent une tension quantitative avec impact et ont dû mettre en place des mesures adaptées pour maintenir l’alimentation en eau potable (telles que le recours au citernage, à la distribution d’eau en bouteille ou à des coupures temporaires de l’alimentation en eau, ainsi que la mobilisation d’interconnexions ou de ressources de secours).

Une mobilisation collective sur l’ensemble du département
Les services de l’État (Préfecture, ARS, Direction départementale des territoires et Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) suivent ces situations de tension avec les collectivités et les gestionnaires des réseaux afin d’anticiper les difficultés et de préserver la continuité de l’alimentation en eau potable.
Dijon Métropole a appelé le 7 octobre les habitants à renforcer collectivement leur sobriété et à limiter les consommations aux usages strictement essentiels, notamment la boisson, l’alimentation et l’hygiène. La collectivité adapte également ses propres usages de l’eau afin de contribuer à l’effort collectif.
Le Syndicat intercommunal des eaux et d’assainissement de la vallée du Suzon (SIEAVS) rappelle par ailleurs que la protection de la ressource constitue un enjeu essentiel pour garantir une eau disponible en quantité et en qualité, pour les habitants comme pour les milieux naturels.
Ces initiatives témoignent d’une mobilisation qui concerne l’ensemble des acteurs : services de l’État, collectivités, syndicats d’eau, gestionnaires de réseaux, acteurs économiques et habitants.

Les restrictions restent en vigueur
La baisse des températures et les précipitations ne mettent pas automatiquement fin aux restrictions liées à la sécheresse.
Les mesures en vigueur restent applicables, tant que les conditions hydrologiques ne permettent pas une amélioration durable de la situation.
La quasi-totalité du département de la Côte-d’Or, soit 13 zones d’alerte sur 14, est toujours en situation de crise sécheresse : Saône moyenne, Tille amont, Vingeanne, Tille aval, Vouge-Biètre-Cents-Fonts, Bouzaise, Dheune, Ouche amont, Ouche aval, Serein, Armançon, Châtillonnais et Arroux-Lacanche. La zone d’alerte de la Bèze est en alerte renforcée.
Les habitants sont invités à vérifier les restrictions applicables à leur commune sur la plateforme officielle VigiEau (https://vigieau.gouv.fr/), qui permet également d’accéder à des conseils pour réduire sa consommation d’eau.

À la maison, chacun peut contribuer
Même lorsque l’eau continue de couler normalement au robinet, certaines ressources et certains réseaux restent fragiles.
Chaque économie d’eau contribue à préserver les réserves disponibles et à sécuriser l’alimentation en eau potable.
En plus du respect des restrictions d’usage de l’eau applicables dans chaque commune, la préfecture invite les habitants à poursuivre les gestes de sobriété :
•       privilégier les usages essentiels de l’eau (boisson, alimentation, hygiène) ;
•       ne pas laisser couler l’eau inutilement ;
•       privilégier les douches courtes plutôt que les bains ;
•       vérifier régulièrement l’absence de fuite et réparer rapidement toute fuite constatée ;
•       faire fonctionner les lave-linge et lave-vaisselle lorsqu’ils sont suffisamment remplis ;
•       limiter les usages extérieurs de l’eau ;
•       reporter les usages non indispensables lorsque cela est possible. Les usages qui peuvent attendre doivent continuer à être différés.

Des efforts à maintenir dans les prochaines semaines
L’arrivée de l’automne et le retour des précipitations constituent des évolutions favorables, mais elles ne suffisent pas encore à résorber le déficit hydrique accumulé depuis plusieurs mois.
La situation des ressources en eau continuera d’être suivie par les services de l’État en fonction notamment des précipitations, des niveaux des nappes et des débits des cours d’eau.
La préfecture remercie les habitants, les collectivités et l’ensemble des acteurs mobilisés pour les efforts déjà engagés et les invite à maintenir une consommation responsable de l’eau dans les prochaines semaines.
Chaque geste compte.