Beaune – Au lycée Marey, les élèves prennent la plume pour réfléchir à l’engagement avec la dictée ELA

Beaune – Au lycée Marey, les élèves prennent la plume pour réfléchir à l’engagement avec la dictée ELA
Beaune – Au lycée Marey, les élèves prennent la plume pour réfléchir à l’engagement avec la dictée ELA
Beaune – Au lycée Marey, les élèves prennent la plume pour réfléchir à l’engagement avec la dictée ELA
Beaune – Au lycée Marey, les élèves prennent la plume pour réfléchir à l’engagement avec la dictée ELA

Une dictée pour apprendre, mais surtout pour comprendre et s’engager. Ce lundi matin, au lycée Jules-Étienne Marey de Beaune, Anne-Gaëlle Catinot a prêté sa voix à la Dictée ELA devant une classe de première. Une initiative portée par la vie scolaire pour ouvrir les lycéens aux enjeux de solidarité, de maladie et de citoyenneté.

Ambiance studieuse, ce lundi 12 octobre, dans une salle de classe du lycée Jules-Étienne Marey à Beaune. Vingt-trois élèves d'une classe de première ont sorti leurs stylos et prêté une oreille attentive à Anne-Gaëlle Catinot, première adjointe au maire de Beaune, venue leur lire la Dictée ELA. Mais derrière cet exercice scolaire se cachait un objectif bien plus large : sensibiliser les jeunes à la maladie, à la solidarité et aux différentes façons de s'engager dans la société.
Pendant une heure, sous la conduite de Léa Gauthier, professeure principale et enseignante d'histoire-géographie, les élèves ont été invités à dépasser le simple cadre de la dictée pour réfléchir à leur place de citoyens.


La Dictée ELA, bien plus qu'un exercice d'orthographe
Organisée chaque année par l'Association européenne contre les leucodystrophies (ELA), la Dictée ELA constitue un temps fort de sensibilisation à ces maladies génétiques rares qui affectent la substance blanche du système nerveux et peuvent entraîner de lourds handicaps.
Créée en 1992 à l'initiative de parents d'enfants malades, l'association œuvre pour soutenir les familles et financer la recherche. Elle est notamment connue pour son opération « Mets tes baskets et bats la maladie », qui mobilise les établissements scolaires et les entreprises autour d'actions solidaires.
La dictée permet ainsi d'aborder la maladie, le handicap et la solidarité à travers un texte littéraire commun, sans faire de l'orthographe une compétition.
Cette année, le texte a été écrit par Laurent Mauvignier, prix Goncourt 2025 pour La Maison vide. L'écrivain, qui a travaillé à ce roman alors qu'il affrontait un cancer, a prêté sa plume à cette édition 2026.
À Beaune, c'est Anne-Gaëlle Catinot, première adjointe chargée notamment de la qualité de vie, de l'attractivité, de la culture et du mécénat, qui s'est chargée de la lecture.
 
Réfléchir à ce que signifie « s'engager »
Avant de prendre la plume, les élèves ont participé à un exercice collectif sous la forme d'un nuage de mots. À partir du terme « engagement », chacun était invité à proposer des idées, des valeurs ou des exemples puisés dans son quotidien et dans la vie lycéenne.
L'objectif était de montrer que l'engagement peut prendre de multiples formes : donner de son temps, participer à un projet collectif, soutenir une association ou encore exercer des responsabilités au sein de son établissement.
Une démarche particulièrement adaptée à cette classe de première générale, qui compte huit élèves inscrits au Baccalauréat français international (BFI). Ce cursus, enrichi d'enseignements en langues étrangères, notamment en anglais et en allemand, encourage l'ouverture culturelle et internationale.
 
Leur donner envie de s'investir au-delà des heures de cours
À l'origine de cette initiative, Sophie Brunel, conseillère principale d'éducation (CPE) au lycée Marey, souhaite inscrire ces actions dans une démarche éducative plus large. « Chaque année, j'essaie de cibler une association, que ce soit la Course contre la faim ou ELA, afin de sensibiliser les jeunes à des causes autour de la solidarité et de la maladie », explique-t-elle.
Pour la CPE, l'enjeu est aussi de permettre aux élèves de découvrir d'autres façons de s'épanouir : « Leur donner envie de s'investir au-delà des heures de cours, de donner de leur temps pour se pencher sur une cause qui fait écho. Cela leur permet d'avoir une ouverture d'esprit sur l'extérieur ».
Elle insiste également sur les compétences que les jeunes peuvent développer en dehors du cadre strictement scolaire : « Ça peut leur permettre de détecter qu'ils ont des compétences autres que scolaires et leur offrir un bagage différent du cursus scolaire traditionnel ».
Une volonté d'engagement qui se manifeste déjà dans l'établissement, avec de nombreuses candidatures aux instances représentatives des élèves et à la Maison des lycéens.


Pour prolonger cette rencontre, Anne-Gaëlle Catinot a proposé deux places pour le spectacle Ce que le ventre dit, programmé le 27 novembre à la Lanterne Magique, dans le cadre des 40 ans du slam, afin de valoriser l'implication des deux élèves ayant réalisé le moins de fautes.
En fin de séance, les huit élèves inscrits au Baccalauréat français international (BFI) ont présenté ce cursus à leurs camarades, mettant en avant son ouverture sur les langues, les cultures étrangères et l’international.
 
Ce lundi, au lycée Marey, la dictée aura surtout été l'occasion d'écrire quelques lignes sur une valeur essentielle : l'engagement envers les autres.

Jeannette Monarchi