BEAUNE

Beaune – Deux cambriolages dans un institut de beauté élucidés trois ans plus tard grâce à une casquette

Beaune – Deux cambriolages dans un institut de beauté élucidés trois ans plus tard grâce à une casquette

Une casquette oubliée sur les lieux d'un cambriolage aura finalement permis aux policiers beaunois de remonter jusqu'à un suspect, près de trois ans après les faits. Un homme né en 1974 a été interpellé cette semaine à Dijon et a reconnu avoir cambriolé à deux reprises le même institut de beauté de Beaune, à l'automne 2023.

Tout commence le 30 octobre 2023. Un institut de beauté de Beaune reçoit la visite d'un cambrioleur. La porte vitrée est brisée et, à l'intérieur, l'individu repart avec un ordinateur portable, 230 euros du fonds de caisse et plusieurs produits de maquillage. Le préjudice est alors estimé à 1 080 euros.
Trois semaines plus tard, le 22 novembre, rebelote ! Le même établissement est de nouveau cambriolé, avec une porte vitrée une nouvelle fois brisée et 115 euros dérobés dans la caisse. Les images de vidéosurveillance permettent aux policiers de faire rapidement le lien entre les deux affaires. Le même homme apparaît nettement sur les enregistrements. Reste à savoir qui il est.

Une casquette qui finit par parler
Sur les lieux, les enquêteurs effectuent plusieurs prélèvements biologiques. Parmi les éléments récupérés, une casquette abandonnée par le cambrioleur présumé est envoyée pour analyse. Et c'est finalement elle qui va permettre de relancer l'enquête. « On arrive à tirer un profil génétique qui a matché dernièrement avec un individu que l’on connaît pour des affaires de stupéfiants », explique le commissaire Yves Carry, commandant de la police nationale de Beaune. C’est à la suite d’un contrôle de véhicule lié à une affaire de stupéfiants que des prélèvements ADN ont été effectués dernièrement sur cet homme. « Le rapprochement ADN permet d'identifier un Beaunois né en 1974. Mais encore faut-il mettre la main sur lui. L'homme a été expulsé de son logement et les policiers rencontrent quelques difficultés pour le localiser. Ils finissent par retrouver sa trace au foyer Blanqui, à Dijon, où il est hébergé avec son épouse et ses enfants.
Interpellé cette semaine puis placé en garde à vue, le suspect ne tarde pas à reconnaître les deux cambriolages. Il explique avoir agi parce qu'il avait besoin d'argent pour financer sa consommation de cocaïne.
Près de trois ans après les faits, l'affaire connaît donc son dénouement judiciaire à venir. L'homme est convoqué le 18 juin 2027 dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), une procédure plus connue sous le nom de « plaider-coupable ».

Jeannette Monarchi