Préfecture de Côte-d’Or – Exercice « attentat - tuerie de masse » : 600 personnes appelées à s’entraîner le mardi 28 novembre au stade Gaston-Gérard de Dijon

Préfecture de Côte-d’Or – Exercice « attentat - tuerie de masse » : 600 personnes appelées à s’entraîner le mardi 28 novembre au stade Gaston-Gérard de Dijon

Afin de maintenir les capacités d’action et d’intervention dans une situation d’attentat terroriste, un scénario catastrophe « tuerie de masse » avec prise d’otages est prévu au stade Gaston-Gérard de Dijon de 13 h à 17 h le mardi 28 novembre. Cette simulation impactera fortement le quartier du stade et le CHU au niveau de la circulation dont les transports en commun et le stationnement. Info-Beaune vous explique tout ça.

Le théâtre de cet exercice sera le stade Gaston-Gérard qui débutera par une explosion au niveau de la billetterie à l'occasion d'une rencontre sportive, suivie d'un périple meurtrier par plusieurs terroristes dans l'enceinte du stade. Une prise d'otage au niveau des loges nécessitera notamment l'intervention des services spécialisés (GIGN). Le Plan Blanc des services de secours et d’urgences sera déployé pour la prise en charge des victimes. Tel est le scénario imaginé depuis plusieurs mois par la préfecture de Côte-d’Or en lien avec les différents partenaires.
Olivier Gerstlé, le directeur de cabinet du préfet de Région, a dévoilé les grandes lignes sans révéler tous les détails « afin de garder un effet de surprise pour tous les participants ». La manœuvre sera fictive donc pas d’inquiétudes… L’activité opérationnelle du quotidien sera maintenue pour tous les services engagés - forces de l’ordre, d’urgences et hospitalière. Les contraintes seront « limitées » à la circulation et au stationnement (lire plus bas).
600 personnels de tous les services* seront mobilisés dont 73 plastrons, entendez victimes et témoins, qui seront joués par des élèves infirmiers du CHU de Dijon, mieux à même de simuler les blessures occasionnées. Les terroristes seront joués par la police nationale. Le scénario sera proche de la réalité puisque ce sera « impressionnant » au niveau du maquillage des victimes.

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Nécessité de tester la réactivité et l’efficacité
Le dernier exercice sur ce thème d’attentat terroriste remontait à 2017 au Zénith. Six ans après, il devenait nécessaire d’en planifier un nouveau : « Le temps est venu de s’y remettre pour se connaître, travailler ensemble, tester nos réflexes ».
Dans un contexte de menace terroriste très élevée, et à l’approche de grands événements qui concerneront le département ces prochains mois (relai de la flamme olympique et paralympique, Tour de France), les forces d’intervention doivent être en capacité de faire face rapidement avec leurs propres moyens à tous types d’événements et disposer d’un haut niveau de préparation et de coordination pour intervenir à tous les niveaux de la chaîne d’alerte à l'action des services d’intervention et de secours (police municipale de Dijon, la police nationale, les militaires de l'opération Sentinelle et le GIGN, le SDIS21, les médecins et le SAMU du CHU) en passant par le commandement pour la coordination des forces de l'ordre, la gestion de l'évènement et le volet judiciaire…
Cet exercice de simulation permettra de tester le dispositif ORSEC (Organisation de la Réponse de Sécurité Civile) « nombreuses victimes – acte de terrorisme » mis en œuvre par le préfet qui sera le chef des opérations.
La population sera avisée par le dispositif « FR Alert » qui permet à la préfecture d’envoyer un message sonore aux téléphones portables des personnes qui se trouveraient dans le périmètre d’alerte. Le 28 novembre, cette application sera testée en mode « exercice ». Par conséquent, pour recevoir le message sous forme de notification ou de SMS, les téléphones portables doivent être sous couverture réseau, non éteints, mode avion désactivé, mis à jour, avec des paramètres autorisant le mode exercice de FR-Alert (certaines marques ou utilisateurs désactivent par défaut ce mode). La Ville de Dijon testera son dispositif d’alerte par téléphone fixe.
 
Mesures relatives au stationnement et à la circulation durant l'exercice
Il est vivement conseillé aux habitants d’éviter le secteur du stade Gaston Gérard le 28 novembre après-midi. Des mesures de restriction de stationnement seront mises en place dès 8 h le matin, et des restrictions de circulation pour les véhicules seront en place à compter de 12 h 45 et jusqu’à la fin de l’exercice.
Dans le détail, les mesures prises seront les suivantes :
• La circulation de tous véhicules, autres que ceux liés à l'exercice, sera interdite par arrêté municipal dans les voies suivantes :
- boulevard Paul Doumer, entre la rue Victor Schoelcher et la rue Claude Bouchu, dans ce sens,
- boulevard Paul Doumer, entre la rue Claude Bouchu et la place Gaston Gérard
- rue de Montmuzard, entre la rue Claude Bouchu et la place Gaston Gérard
- rue Dom Edmond Martène
- rue François de la Cuisine
- boulevard Trimolet, entre la place Gaston Gérard et la place Général Ruffey
- boulevard Maréchal de Lattre de Tassigny, entre la place Général Ruffey et la rue du stade
- boulevard Jeanne d'Arc, entre la rue Sully et la place Général Ruffey, dans ce sens.
• Le stationnement de tous véhicules, autre que ceux liés à l'exercice, seront interdits par arrêté municipal dans les voies suivantes :
- boulevard Paul Doumer, des deux côtés, entre la place Victor Schoelcher et la place
Gaston Gérard,
- rue de Montmuzard, au droit du numéro 33, sur 20 places de stationnement, - boulevard Trimolet, sur tout le parking de la patinoire
Par ailleurs, concernant les transports en commun, plusieurs lignes de bus seront déviées (lignes 3, 8 et COROL). La circulation du tramway ne sera pas interrompue mais celui-ci roulera à vitesse réduite le long du boulevard Trimolet. La station de tramway située place Général Ruffey sera fermée mais la station "CHU" restera ouverte.

Jeannette Monarchi

*Services mobilisés
Cet exercice d'ampleur fera intervenir les acteurs suivants : la préfecture, la ville de Dijon (police municipale notamment), Dijon Métropole, le parquet de Dijon, la police nationale, la police judiciaire, la gendarmerie nationale (GGD21 et antenne GIGN), le service départemental d'incendie et de secours, la délégation militaire départementale et des militaires de l'opération Sentinelle, le CHU et le Campus Paramédical, le SAMU et la cellule d'urgence médico-psychologique, l'agence régionale de santé Bourgogne Franche-Comté, la direction départementale des territoires, Divia et Kéolis, ainsi que plusieurs associations de sécurité civile (FFSS21, ADPC21 et la Croix Rouge française 21).

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