CÔTE D'OR
Protéger son verre pour lutter contre la soumission chimique
Publié le 09 Décembre 2025 à 07h59
La préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté, via la Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité, a acquis des dispositifs de prévention à la soumission chimique dénommés « Capote2Verre » (protection se plaçant sur un verre) afin de permettre, dans chaque département, la mise en place d’actions de prévention en milieu festif.
Pour le département de la Côte-d’Or, Aurélie Contrecivile, Directrice de cabinet du Préfet, recevait ce lundi en préfecture Christophe Le Mesnil et Isabelle Grandin, respectivement co-président et secrétaire générale de l’Union des métiers et des Industries de Côte-d’Or (UMIH 21) qui a souhaité s’associer à cette action de prévention.
Grâce à ce partenariat, 12 établissements festifs de Dijon* mettront à la disposition de leur clientèle une centaine de dispositifs de protection de verre. Ils se verront remettre un « kit prévention » composé des dispositifs de protection, de dépliants 3919 et des affiches du QR code renvoyant aux contacts utiles en cas de violences.
Cette initiative sera également déployée sur d’autres lieux festifs du département de la Côte-d’Or.
* Byron bay, La Jamaïque, Casa del mojito, Le Beverly, 100 % Latino, L'entourloupe, Melkior- Bal'tazar, La belle époque, Salsa Pelpa, Delirium café, Le Smart, Le Come-Back.
Certains de ces établissements étaient déjà mobilisés dans des démarches de prévention et poursuivent ainsi leur engagement. Pour les établissements qui le souhaitent, ils pourront par la suite acquérir en direct les dispositifs.

Le contexte national
La lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité érigée en Grande Cause Nationale depuis 2017. Mais sept ans après le mouvement #MeToo et cinq ans après le Grenelle des violences conjugales, les faits de violences sexistes et sexuelles persistent.
Ces dernières années, et plus encore ces derniers mois, une forme de violence encore méconnue et sous-estimée a fait irruption dans l’esprit des Françaises et des Français : la soumission chimique, c’est-à-dire l’administration d’une ou plusieurs substances psychoactives à l’insu des victimes ou sous la menace, à des fins criminelles ou délictuelles. Contrairement aux idées reçues, elle ne se limite pas au GHB et n’est pas réservée au contexte festif.
Les victimes de soumission chimique sont souvent démunies face au manque d'informations disponibles. C’est pourquoi le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes s’est associé avec le Centre de référence sur les agressions facilitées par les substances (CRAFS), l’Ordre national des Pharmaciens, la Société francophone des sciences pharmaceutiques officinales (SFSPO), et l’association #MendorsPas pour le déploiement d’une campagne nationale d’information autour de la soumission chimique relayée auprès de tous les pharmaciens en contact avec le public.
Avec le soutien du ministère des Solidarités, de l’Autonomie et de l’Égalité entre les femmes et les hommes, une campagne d’affichage est déployée depuis le lundi 2 décembre 2025, auprès de l’ensemble des pharmaciens, au sein des officines, des laboratoires de biologie médicale et des établissements de santé. La campagne a pour objectifs de sensibiliser à la soumission chimique, d’orienter les victimes, leurs proches et plus largement toutes les citoyennes et tous les citoyens vers la plateforme et le numéro national dédiés à la soumission chimique.

Les chiffres disponibles permettent de mieux comprendre le phénomène :
• En 2024, 327 faits de soumission chimique en vue d'un viol ou d'une agression sexuelle ont été recensés.
• En 2023, 127 personnes ont été mises en cause pour soumission chimique, dont 62 procédures poursuivies. Ce nombre reste largement sous-estimé en raison du manque d’informations, de l’amnésie des victimes et de la disparition rapide des substances.
• Seule 1 victime sur 10 dépose plainte, selon les estimations de l’Observatoire national des violences faites aux femmes (ONVF).
• Les substances les plus fréquemment utilisées sont des médicaments sédatifs (environ 56 % des cas) et, plus rarement, des drogues illicites comme la MDMA ou la cocaïne.
Les numéros utiles
Vous pensez avoir été victime d'une soumission chimique ?
Les téléconseillers spécialisés du CRAFS peuvent vous répondre et vous orienter via leur site internet ou par téléphone au 01 40 05 42 70.
Les dispositifs d’écoute anonymes et gratuits
• Le 3919 – Violences Femmes Info
Numéro national d’écoute, d’information et d’orientation destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage, aux témoins et aux professionnels concernés.
Gratuit et anonyme, le 3919 est accessible depuis un téléphone fixe ou mobile, en métropole et dans les DROM. Il offre une écoute, des conseils et une orientation vers les structures locales adaptées.
• Drogues Info Service : 0 800 23 13 13
Écoute, information et accompagnement sur les consommations ou les risques liés aux substances psychoactives. Service gratuit et anonyme, disponible 7j/7 de 8h à 2h.
• La plateforme de signalement des violences sexistes et sexuelles (PNAV)
Plateforme de signalement en ligne pour communiquer avec des policiers ou gendarmes formés aux violences sexistes et sexuelles, capables de déclencher des interventions si nécessaires. Le tchat est disponible 24h/24 et 7j/7, il est possible de le quitter à tout moment et d’effacer l’historique de discussion de l’appareil utilisé.
• Le numéro Viols Femmes Informations 0 800 05 95 95 – Collectif féministe contre le viol (CFCV) Gratuit, anonyme et confidentiel, cette permanence téléphonique propose une écoute, un soutien et des informations nécessaires aux différentes démarches à entreprendre pour les personnes ayant subi des violences sexistes et sexuelles.
En cas de danger, contactez :
112 : Numéro d’urgence européen
17 : Police secours
114 (par SMS) : Numéro d’urgence pour les violences intrafamiliales et personnes sourdes ou malentendantes 15 : SAMU
18 : Pompiers
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