BEAUNE

Municipales 2026 à Beaune - Jean-Jacques Bynen explique son choix de rejoindre la liste d’Alain Suguenot : « Cette équipe correspond davantage à mes convictions »

Municipales 2026 à Beaune - Jean-Jacques Bynen explique son choix de rejoindre la liste d’Alain Suguenot : « Cette équipe correspond davantage à mes convictions »
Jean-Jacques Bynen (à gauche) s’est lui-même dit surpris de ce changement de place lors du conseil municipal de ce jeudi soir, quittant les bancs de l’opposition pour rejoindre la table centrale aux côtés des proches du maire, Charlotte Fougère et Anne Caillaud. Il occupait le siège laissé vacant par Pierre Bolze, premier adjoint dissident désormais candidat face au maire sortant.

Ancien élu d’opposition, Jean-Jacques Bynen a rallié la liste du maire sortant Alain Suguenot. Un choix qu’il justifie par des affinités politiques anciennes, un désaccord de fond avec d’autres équipes et une vision commune de l’avenir municipal.

Le changement a été visible lors du conseil municipal de ce jeudi soir. Jean-Jacques Bynen, élu jusqu’alors dans l’opposition, a choisi de rallier la liste du maire sortant Alain Suguenot, « Bien vivre à Beaune ». Un choix qu’il explique aujourd’hui par une convergence politique assumée et une vision commune de l’avenir de Beaune. Ce rapprochement s’est également traduit ce vendredi par l’attribution à Jean-Jacques Bynen de la délégation aux finances, une responsabilité à la portée principalement symbolique compte tenu de la proximité immédiate du scrutin municipal.
« Je connais Alain Suguenot depuis toujours. Nous sommes arrivés à Beaune à la même période, nous avons été jeunes ensemble et moins jeunes ensemble », confie-t-il. Au-delà de l’histoire personnelle, l’élu revendique avant tout une cohérence idéologique. « Je reste un homme de droite, profondément attaché aux valeurs républicaines et libérales. De ce point de vue, Alain et moi partageons les mêmes affinités. »
 
Une opposition assumée mais mesurée
Durant le mandat, Jean-Jacques Bynen siégeait dans les rangs de l’opposition. Une posture qu’il relativise aujourd’hui. « C’était une opposition douce, souvent proche de la majorité municipale », explique-t-il, estimant n’avoir jamais été dans une logique de rupture systématique avec l’exécutif municipal.
Chef de file du parti Horizons à Beaune, la formation fondée par Édouard Philippe, il reconnaît avoir un temps envisagé d’autres rapprochements politiques. « En tant que responsable local d’Horizons, je me suis approché de l’équipe de Pierre Bolze. » Mais rapidement, les divergences sont apparues. « Cette équipe est beaucoup trop socialiste à mes yeux. Le social y est trop prégnant, et cela ne correspond pas à ma ligne politique. »
 
Une question de ligne politique
Jean-Jacques Bynen insiste sur ce point : son ralliement est avant tout idéologique. « Je suis un homme de droite, et je voulais rester cohérent avec ce que je suis politiquement depuis toujours. » À ses yeux, la liste conduite par Alain Suguenot s’inscrit clairement dans cette mouvance. « C’est une équipe vraiment de droite, qui correspond davantage à mes convictions. »
Il salue également la composition de la liste municipale constituée sous la bannière « Bien Vivre à Beaune ». « Alain Suguenot a su constituer une équipe renouvelée à 60 %, avec beaucoup de jeunes, tout en conservant un noyau d’élus expérimentés. Il y a une montée en puissance prévue, avec la volonté de passer la main dans deux ans. Cette vision m’a convaincu. »

 Pourquoi ne pas avoir conduit sa propre liste ?
À ceux qui s’interrogent sur l’absence d’une candidature autonome, Jean-Jacques Bynen se veut pragmatique. « Ajouter une quatrième liste de droite aurait affaibli le courant de pensée auquel j’appartiens, face au RN. Il y avait déjà trois listes en présence. » Il estime par ailleurs que l’équipe menée par Alain Suguenot « a mené des projets intéressants pour la ville » et dispose d’un renouvellement suffisant pour proposer « de nouvelles idées ».
Interrogé sur une éventuelle promesse de poste d’adjoint, l’élu se montre réservé. « Laissons passer les élections », répond-il simplement. S’il ne nie pas l’intérêt des responsabilités municipales, il affirme avant tout vouloir « apporter son expérience, notamment issue du monde de l’entreprise ».
À 67 ans, Jean-Jacques Bynen se dit au contraire stimulé par l’intégration d’une équipe rajeunie. « C’est enthousiasmant, c’est moteur », assure-t-il, balayant toute idée de décalage générationnel.
Interrogé sur les critiques qu’il a pu formuler à l’égard du maire lorsqu’il siégeait dans l’opposition, Jean-Jacques Bynen relativise : il assure avoir été bien moins virulent que certains de ses anciens collègues, aujourd’hui ralliés à Pierre Bolze, notamment dans le cadre des échéances législatives. « On ne pourra pas me faire la leçon là-dessus », tranche-t-il.

Jeannette Monarchi