BEAUNE

Municipales 2026 à Beaune - Le face-à-face des programmes (6/8) : comment les candidats comptent gérer les finances de la ville

Municipales 2026 à Beaune - Le face-à-face des programmes (6/8) : comment les candidats comptent gérer les finances de la ville

Dans le cadre de la campagne des élections municipales, la rédaction d’Info-Beaune.com a souhaité donner la parole à chacune des listes candidates à la mairie de Beaune afin d’éclairer les habitants sur leurs propositions concrètes pour la ville. Sixième thème sur les impôts et la gestion financière

L’objectif est clair : faire ressortir les priorités exprimées par les Beaunois et permettre aux lecteurs de comparer concrètement les engagements de chaque équipe. Pour cela, huit questions thématiques ont été adressées aux candidats. Leurs réponses seront publiées à raison de deux rendez-vous hebdomadaires, chaque mardi et vendredi, jusqu’au premier tour. Les contributions sont présentées selon un système de rotation basé sur l’ordre alphabétique des noms des listes. Après la sécurité et la tranquillité publique, les commerces de proximité, l'environnement, cadre de vie et mobilités, la participation citoyenne et le pouvoir d’achat, logement et vie quotidienne, voici le 6e thème.
 
Impôts et gestion financière
Dans un contexte de hausse des coûts de l’énergie, d’investissements importants et d’incertitudes sur les dotations de l’État, la gestion budgétaire devient centrale.
Vous engagez-vous à maintenir les taux d’imposition communaux ? Si oui, comment financerez-vous vos projets ? Sinon, quelles évolutions envisagez-vous et pourquoi ?

1 Alain Suguenot pour "Beaune à vivre" :

Alain Suguenot pour "Beaune à vivre" met en avant des taux en baisse depuis 1995 et promet de ne pas les augmenter
Depuis 31 ans la ville de Beaune est probablement la seule qui ait baissé les taux de sa fiscalité à 4 reprises.
Les taux sont donc inférieurs aujourd’hui à ce qu’ils étaient en 1995.
Souvent les contribuables ne s’en rendent, hélas, pas compte, du fait de l’augmentation des bases fixées par l’État.
Il faut donc lire sa feuille d’impôts fonciers en haut à gauche et non pas en bas à droite. Il est possible ainsi de comparer les taux d’une année sur l’autre et ce depuis 30 ans.
Il est bien évident que nous nous engageons donc à ne pas augmenter la fiscalité pour le mandat à venir. Nous avons malgré cela réussi depuis 30 ans à baisser considérablement l’endettement, tout en finançant nos projets : avec, comme l’an dernier, le financement de près de 18,8 millions d’euros d’investissement sans recours à l’emprunt.
Cela s’appelle une bonne gestion au quotidien, il faudrait que l’État prenne l’exemple ! Le meilleur exemple est sans doute la Cité des Vins, propriété de la ville, pour laquelle la commune n’a définitivement contribué qu’à hauteur de 10 % du montant total, soit moins de deux millions d’euros, sur un projet de 14 millions.
Il en va de même du projet de la halle événementielle, qui sera financé en totalité par des fonds privés.
 

2Carole Bernhard pour "Beaune Demain" :

Carole Bernhard pour "Beaune Demain" propose de revoir la taxe sur les résidences secondaires pour renforcer les recettes communales
En matière de fiscalité, nous alertons depuis les deux derniers rapports d’orientation budgétaire (que ce soit pour la commune ou l’intercommunalité) sur la reconduction des taux de de fiscalité concernant la Taxe d’Habitation sur les Résidences Secondaires (THRS). 
En effet le taux de THRS de la ville de Beaune correspond au taux le plus bas des principales villes de la région Bourgogne Franche Comté, à savoir 12,85%.
En faisant une moyenne pondérée sur les 8 principales villes, on arriverait à un taux avoisinant les 20% (19,85% très précisément). 
En imaginant que le taux de THRS de la ville soit relevé de façon progressive de 1% par an pour arriver à cette moyenne, sans assommer les propriétaires concernés, cela engendrerait une augmentation significative des recettes pour la commune. 
Ce phénomène pourrait aussi être transposé au niveau de la communauté d’agglomération et avoir les mêmes effets bénéfiques de recettes supplémentaires.
L’entêtement de la majorité municipale depuis de nombreuses années à ne pas augmenter les impôts et en faire un dogme électoraliste conduit la commune à se priver de recettes non négligeables qui permettraient de relever le chiffre de l’investissement par habitant qui n’a jamais été aussi bas (de mémoire 553 euro par habitant en 2024) alors que la moyenne nationale des villes de 20000 à 50000 se situe aux alentours des 900 euro par habitants.
De même, dans un contexte national et international incertain et préoccupant, la capacité d’investissement d’une commune comme Beaune paraît indissociable à une bonne gestion de son budget et un engagement de responsabilité vis-à-vis de toutes les beaunoises et les Beaunois.

3  Marie-Laure Rakic pour "Beaune Ensemble"

Marie-Laure Rakic pour "Beaune Ensemble" promet de ne pas augmenter les impôts et mise sur les économies d’énergie
Nous serons des élus responsables et attentifs aux deniers publics. Nous nous engageons à ne pas augmenter les taux des impôts municipaux durant le mandat.
Par ailleurs, nous réaliserons des travaux de rénovation énergétique des bâtiments municipaux afin de réaliser des économies d’énergie. Nous mettrons aussi en place un éclairage public et des thermostats intelligents pour améliorer le confort et économiser l’énergie.
Nous centrerons les investissements en direction des Beaunois : rénover et valoriser le patrimoine de Beaune : rues pavées, Théâtre, Remparts et Halles en priorité, aménagements urbains, transition énergétique et circulations douces (plan vélo : pistes cyclables, vélos cargos etc.).
Nous accompagnerons les projets structurants des associations : tribunes, vestiaires, investissements. Nous rénoverons les gymnases (Jean Desangle et Blanches-Fleurs en priorité) et les lieux qui en ont besoin.
Nous aurons recours aux financements Europe-Etat-Région-Département ainsi qu’aux investissements privés. Ces financements alternatifs ainsi que nos économies permettront de favoriser l’autofinancement sans avoir recours à l’emprunt.

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Pierre Bolze  pour "L’avenir de Beaune avec vous" défend la stabilité fiscale et une gestion rigoureuse des dépenses
Je prends un engagement clair : il n’y aura aucune augmentation des taux d’imposition communaux à Beaune.
Dans un contexte d’inflation, de hausse des coûts de l’énergie et d’incertitudes sur les dotations de l’État, les habitants n’ont pas à subir une pression fiscale supplémentaire. Bien gérer une ville, c’est d’abord maîtriser ses dépenses, hiérarchiser ses priorités et rechercher systématiquement des cofinancements. 
Nous mènerons une gestion rigoureuse avec une revue précise des dépenses de fonctionnement et une optimisation des achats publics. Nous mobiliserons toutes les subventions possibles auprès de l’État, de la Région, du Département et de l’Europe, et nous créerons un fonds de mécénat local pour soutenir nos projets.
Mais défendre le pouvoir d’achat, ce n’est pas seulement parler d’impôts. Avec le laboratoire d’idées, nous sommes les premiers à avoir proposé dans cette campagne des achats groupés d’électricité et de gaz, ouverts aux habitants, aux professionnels et aux copropriétés, permettant en moyenne l’économie d’une mensualité par an.
Nous créerons aussi une mutuelle communale pour réduire le coût des complémentaires santé et améliorer l’accès aux soins, notamment pour les retraités.

5 René Lioret pour le "Rassemblement Beaunois"

René Lioret pour le "Rassemblement Beaunois" promet le gel des impôts et évoque de nouvelles recettes touristiques
Dans un contexte de matraquage fiscal par l’Etat depuis des années et de hausse des coûts de l’énergie, le pouvoir d’achat arrive dans le trio de tête des priorités des français.
Les communes ne peuvent donc en rajouter !
Aussi notre liste du Rassemblement Beaunois prend elle l’engagement d’un gel des impôts locaux sur toute la durée de la mandature.
Alors comment financer nos propositions ?
Les gros travaux d’investissement à Beaune, (Rocade, Centre Nautique, Cité des Vins) ont été réalisés.
Nos projets d’investissement : Maison des Seniors, places de parking supplémentaires, travaux d’isolation et climatisation des écoles, verdissement, pistes à vélo à terminer, refuge animalier… seront raisonnables et moins onéreux.
La ville s’est fortement désendettée, réduisant son encours de près de 8 millions d’Euros sur la mandature qui s’achève.
La dette par habitant est aux alentours de 600 € avec une durée de remboursement estimée à 4 ans contre 5,5 ans pour les villes de même taille. Il y a donc possibilité d’emprunter tout en restant dans des normes parfaitement acceptables.
Pour ce qui est du fonctionnement qui représente environ 30 M€, nous ferons ce que toute équipe nouvelle réalise en arrivant à la tête d’une municipalité : un audit des comptes publics afin de comparer Beaune aux villes de même taille et de même type.
Nous remettrons en concurrence tous les contrats arrivant à échéance et nous mènerons une analyse des dépenses de fonctionnement, ligne à ligne, poste par poste.
Ainsi nous porterons un regard différent là où une Equipe en place depuis 5 mandats ne se pose peut-être plus systématiquement les bonnes questions.
Ces économies potentielles seront ré-affectées pour muscler notre police municipale afin d’assurer l’ordre, la sécurité, la tranquillité de tous, à toute heure, en tout lieu.
Elles nous serviront également pour augmenter nos subventions aux associations beaunoises et aux clubs sportifs qui encadrent la jeunesse beaunoise.
Concernant les recettes nouvelles, je pense que l’augmentation de la taxe de séjour est une piste prioritaire à explorer.
Avec deux millions de touristes à Beaune chaque année, augmenter cette taxe en moyenne d’1 € serait indolore pour les touristes qui ne séjournent en moyenne que 2 nuits à Beaune.
C’est la même chose pour le stationnement dont le prix pourrait être différencié entre touristes et Beaunois. Augmenté pour les touristes, abaissé pour les Beaunois. 
Il y a là deux sources de rentrées fiscales faciles à mettre en place, n’impactant ni les beaunois, ni le commerce local.
 

Prochain thème mardi : santé et offre médicale