Communauté d'Agglomération Beaune Côte et Sud

Hausse de la CFE - Le collectif de Chagny relance l’agglomération avant la séance ce lundi soir

Hausse de la CFE - Le collectif de Chagny relance l’agglomération avant la séance ce lundi soir
Près d'une centaine de signatures avaient été recueillies contre les augmentations de la CFE

Quatre mois après les engagements pris par la Communauté d'agglomération Beaune Côte & Sud de retravailler la réforme contestée de la cotisation foncière des entreprises (CFE), le collectif des acteurs économiques du territoire déplore l'absence de réponses concrètes. Alors que le conseil communautaire se tiendra ce soir, les commerçants réclament des avancées sur un dossier qui continue de susciter de vives inquiétudes.

La réforme, adoptée à l'unanimité en septembre 2024, avait entraîné de fortes augmentations pour de nombreux commerçants, artisans et professions libérales. Certaines entreprises avaient vu leur cotisation doubler, tripler, voire quadrupler. Face à la contestation, les élus avaient reconnu, lors du vote du budget 2026 en février dernier, que les conséquences du dispositif avaient été sous-estimées et s'étaient engagés à rouvrir le dialogue après les élections municipales.

Des relances restées sans réponse
Depuis l'installation du nouvel exécutif communautaire, le collectif affirme avoir multiplié les démarches. Courriers, courriels et relances adressés au président de l'agglomération Pierre Bolze ainsi qu'à plusieurs vice-présidents seraient restés sans réponse officielle. « Nous avions volontairement laissé passer la période de transition afin de permettre à la nouvelle équipe de s'installer, mais aujourd'hui nous avons le sentiment que le dossier n'avance pas », regrette Nathalie Dumont, porte-parole du collectif.

Une réforme jugée plus équitable par l'agglomération
Du côté de l'agglomération, le ton se veut plus prudent. Vice-président chargé des finances, Jean-François Champion rappelle que le budget 2026 a été adopté en intégrant les recettes supplémentaires issues de la réforme. Revenir dès cette année sur le dispositif représenterait, selon lui, un manque à gagner d'environ 500 000 euros pour la collectivité, qu'il faudrait compenser par des économies ou des renoncements sur certaines politiques publiques.
L'élu défend par ailleurs le principe même de la réforme, estimant qu'elle permet une répartition plus équitable de l'effort fiscal entre les entreprises en tenant davantage compte de leur niveau d'activité. Il reconnaît toutefois que la communication autour de sa mise en œuvre aurait pu être meilleure.
Même analyse du côté du président Pierre Bolze, qui souligne que le nouvel exécutif n'est en place que depuis quelques semaines et souhaite prendre le temps d'évaluer précisément les conséquences du dispositif avant d'envisager d'éventuels ajustements. Une réflexion pourrait être engagée dans la perspective du budget 2027, mais aucune modification immédiate ne semble à l'ordre du jour.
Dans ce contexte, les attentes du collectif risquent d'être déçues lors du conseil communautaire de ce lundi 29 juin. Le dossier de la CFE ne figure pas à l'ordre du jour de la séance et aucune délibération spécifique n'est prévue. Pour autant, les représentants des acteurs économiques espèrent obtenir prochainement des réponses sur les engagements pris en février et sur les perspectives d'évolution d'une réforme qui continue d'alimenter le mécontentement d'une partie du tissu économique local.

Jeannette Monarchi