CÔTE D'OR

Côte-d'Or - Le Département se dote d’une légumerie

Côte-d'Or - Le Département se dote d’une légumerie

Le conseil départemental de Côte-d’Or a posé la première pierre de sa future légumerie qui devrait transformer ses premiers produits destinés aux collèges du département en 2027. A Auxonne, une cuisine centrale complètera le projet dès 2029.

50 tonnes la première année mais 200 tonnes de légumes seront transformés, à terme, dans la future légumerie départementale d’Auxonne. Les élus locaux ont posé la première pierre du site de 840 mètres carrés qui devrait être opérationnel à la rentrée 2027 pour fournir en produits prêts à cuisiner une quarantaine de collèges de Côte-d’Or. Découpe, lavage, stockage en chambre froide… Jusqu’à 15 personnes en insertion travailleront les légumes, notamment en provenance du pôle de maraichage récemment inauguré à Perrigny-lès-Dijon, mais aussi résultat du travail des exploitants agricoles du territoire. « Ce formidable outil public prend racine sur un territoire connu pour son histoire maraichère et la qualité de ses légumes. Il offre un débouché stable et valorisant pour nos agriculteurs » a souligné Fabrice Vauchey, maire d’Auxonne, qui s’est dit fier de produire une alimentation destinée aux collèges. Chaque année, deux millions de repas y sont servis.


Plus que des légumes
Le département a investi six millions d’euros pour construire cet équipement et participer à la souveraineté alimentaire, « un enjeu aussi puissant qu’énergétique » a insisté François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d’Or. La collectivité compte aussi sur sa future légumerie pour éduquer les jeunes générations au goût, à la saisonnalité et la lutte contre le gaspillage. « Bien manger est un enjeu de santé publique. Il faut reconnecter ce que mange les enfants à la cantine avec ce qui est produit à proximité » a estimé Marie-Claire Bonnet-Vallet, présidente de la communauté de communes Auxonne Pontailler Val-de-Saône.


En association avec la communauté de communes Mirebellois-Fontenois à travers le syndicat mixte « Grandir en goût », sa collectivité engage la construction d’une cuisine centrale sur la même plateforme que celle de la légumerie. Un investissement de six millions d’euros. « Il fallait de la détermination et assurer une coordination entre le plan alimentaire territorial et départemental pour que ce projet voit le jour » a-t-elle précisé. En attendant le lancement de ce second projet qui permettra de réaliser des économies d’échelle, 16 entreprises dont 10 de Côte-d’Or s’attèlent à poser les fondations de la légumerie.

Nadège Hubert 

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