CÔTE D'OR

Côte-d’Or - Un maraicher pour fournir les collèges

Côte-d’Or - Un maraicher pour fournir les collèges
Côte-d’Or - Un maraicher pour fournir les collèges
Côte-d’Or - Un maraicher pour fournir les collèges
Côte-d’Or - Un maraicher pour fournir les collèges

Le conseil départemental de Côte-d’Or a inauguré son pôle maraichage à Perrigny-lès-Dijon. Ce nouvel outil remplit à la fois une mission sociale et devrait contribuer à améliorer l’alimentation des collégiens.

Grâce aux 20 hectares de terre cultivable qu’il a acquis en 2017 sur la commune de Perrigny-lès-Dijon, le conseil départemental de Côte-d’Or s’est doté d’un pôle maraichage biologique. « Ça a pris du temps, 10 ans d’impatience parfois » a sourit François Sauvadet qui a rappelé les délais nécessaires pour obtenir l’autorisation d’installer un bassin de stockage pour irriguer les cultures ou encore les trois ans de transformation indispensable pour bénéficier du label bio. « Il faut créer des réservoirs respectueux de la biodiversité et de l’environnement. » Le site dispose donc d’un bassin de 27 000 mètres cubes d’eau qui occupe 2,86 hectares.


Sur les deux parcelles, la collectivité a décidé d’installer la Croix Rouge Insertion qui, sur quatre hectares, cultive des produits par l’intermédiaire d’un chantier d’insertion. « Les cultures serviront aussi bien à l’association qu’à la restauration collective dans les collèges et les EHPADs. »  A côté, trois hectares ont été confié aux Restos du cœur qui distribueront les produits à leurs bénéficiaires. L’association espère atteindre 14 tonnes de production maraichère en 2026.

Le choix de l’alimentation locale
Neuf hectares seront confiés à un ou plusieurs exploitants, actuellement auditionnés, pour choisir la solution la plus pertinente. Leur production se destinera notamment à la restauration collective, « pour garantir une alimentation saine aux collégiens ». François Sauvadet a rappelé que les deux millions de repas servis chaque année dans les établissements répondent déjà aux obligations de la loi Egalim en étant composés à 50 % de produits bio ou locaux. « Nous voulons aller plus loin pour atteindre 80 % d’ici début 2028. » 
Le projet, dont le budget total atteint 3,32 millions d’euros financé par le Département à 85 %, abrite également un bâtiment pour le matériel agricole, le stockage des denrées et le conditionnement. « Nous complèterons cet outil avec une légumerie départementale située à Auxonne dès la rentrée 2027. Elle devrait fournir 200 tonnes de produits transformés prêts à l’emploi. »

Nadège Hubert