CÔTE D'OR

Notre Nation : pour une condamnation claire de toutes les dictatures

Notre Nation : pour une condamnation claire de toutes les dictatures

Alors que certains responsables politiques adoptent des positions internationales à géométrie variable, Notre Nation rappelle un principe fondamental : aucune dictature n’est acceptable, quelle que soit son idéologie. 

Communiqué de presse

Depuis plusieurs jours, certains responsables politiques s’illustrent par des prises de position internationales aussi bruyantes que déconnectées du réel. Sur le Venezuela, des discours sont relayés qui reprennent sans distance l’argumentaire de la gauche radicale, allant jusqu’à réclamer, directement ou indirectement, le retour de Nicolás Maduro. Il faut être clair. Fermer les yeux sur la réalité du Venezuela, c’est ignorer volontairement le calvaire vécu par son peuple. Un peuple affamé, un pays sans médicaments, une inflation qui détruit toute dignité, des opposants emprisonnés, des élections verrouillées. Plus de sept millions de réfugiés ont fui leur pays. Ce n’est pas un débat idéologique, ce n’est pas une opinion : c’est une réalité. Et ce qui choque davantage encore, c’est la contradiction flagrante. Car dans le même temps, ces mêmes responsables politiques dénoncent – à juste titre – la dictature iranienne et appellent la communauté internationale à soutenir un peuple opprimé par un régime autoritaire et violent. Alors une question simple se pose : pourquoi la dictature serait-elle condamnable en Iran, mais excusable au Venezuela ? Pourquoi l’oppression serait-elle intolérable quand elle est religieuse, mais acceptable lorsqu’elle se drape d’un discours idéologique de gauche ? La vérité est simple : une dictature reste une dictature. La souffrance d’un peuple ne dépend pas de l’étiquette politique. Mais pendant que certains élus refont le monde à distance, ici, en Côte-d’Or, la réalité est tout autre. Les agriculteurs sont de nouveau mobilisés, dans la 3ᵉ comme dans la 5ᵉ circonscription. Des femmes et des hommes épuisés, étranglés par les normes, les charges, les prix imposés et l’indifférence. Ils sont dehors, dans le froid, encore. Pendant ce temps-là, la politique locale se donne rendez-vous dans les salles de vœux. Au chaud. Flûte de crémant dans la main gauche. Des bulles dans les verres, des bulles politiques dans les discours, et une gauche institutionnelle qui parle beaucoup mais ne touche plus le sol. Pendant ce temps-là également, au CHU de Dijon, la première semaine de janvier a atteint un niveau alarmant, avec jusqu’à vingt-sept heures d’attente aux urgences. Vingt-sept heures pour des malades, pour des personnes âgées, pour des familles inquiètes, pour des soignants à bout. Voilà la réalité de la Côte-d’Or. Et dans tout cela, on oublie toujours les mêmes : les gens de la première ligne, les cabossés, les usés, les malades. Ceux qui n’ont plus la force de bloquer une route, ni d’attendre des heures dans un couloir d’hôpital. Depuis trop d’années, une partie de la classe politique ne roule plus que pour elle-même. Pour les mandats, pour les carrières, pour les équilibres d’appareil, pour être bien placé aujourd’hui et encore mieux placé demain. La politique n’est pas un entre-soi. Elle n’est pas une tournée de janvier. Elle n’est pas une bulle hors-sol. Elle commence là où la réalité fait mal, elle se juge à ce qu’elle protège, et elle n’a de sens que lorsqu’elle remet enfin les Français au cœur, en Côte-d’Or comme ailleurs.

Maxime Ferreira Notre Nation Côte d’Or
Président en charge des relations politique et du programme.
Référent départemental de Côte d'Or