Jérôme Durain plaide pour le retour du « Désespéré » de Courbet en Bourgogne-Franche-Comté

Jérôme Durain plaide pour le retour du « Désespéré » de Courbet en Bourgogne-Franche-Comté

Le 20 janvier dernier, Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a adressé un courrier à la ministre de la Culture, Rachida Dati. Il l'appelle à favoriser le rapatriement en Bourgogne-Franche-Comté, de l'œuvre magistrale de Gustave Courbet : Autoportrait de l'artiste (dit Le Désespéré*). Gustave Courbet est né en 1819 à Ornans (Doubs), au cœur de la Franche-Comté. Le tableau appartient à un collectionneur privé  et est prêté dans le cadre d’accords d’exposition temporaires.
Cette démarche fait suite à l'accord conclu entre le musée d'Orsay et le Qatar Museums Authority, qui permet d'exposer ce chef-d'œuvre mondialement connu à Paris pendant une durée de 5 ans. Le président de Région souhaite que ce partenariat d'exception soit une opportunité de diffuser la culture au plus grand nombre, au-delà de la capitale.
Jérôme Durain souligne que cette initiative ferait la fierté de la Bourgogne-Franche-Comté en 2026 et donnerait un élan symbolique fort à la politique culturelle nationale.


 

*Le Désespéré, autoportrait de jeunesse peint par Gustave Courbet vers 1843-1845, est l’une de ses œuvres les plus célèbres et les plus énigmatiques. Réalisé alors que l’artiste a un peu plus de vingt ans, le tableau témoigne d’une période marquée par les doutes, les ambitions et les difficultés d’un jeune peintre encore en quête de reconnaissance.
Courbet s’y représente les yeux écarquillés, le visage tendu, les mains crispées sur la tête, dans une expression de panique et de révolte. Cette mise en scène théâtrale tranche avec les autoportraits académiques de l’époque et révèle une introspection intense, à la fois désespoir existentiel et affirmation de soi.
Avant de devenir le chef de file du réalisme, Courbet s’inscrit ici dans une esthétique romantique, proche de Géricault ou Delacroix, où dominent l’émotion et l’expressivité. Plus qu’un autoportrait, Le Désespéré apparaît comme un manifeste intime annonçant l’artiste libre et contestataire qu’il deviendra.