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Baromètre Arthur Loyd 2026 - Attractivité des villes : Dijon reste sur le podium, Chalon-sur-Saône cherche à accélérer

Baromètre Arthur Loyd 2026 - Attractivité des villes : Dijon reste sur le podium, Chalon-sur-Saône cherche à accélérer
©Ville de Dijon-Francois-Weckerle

Dans le Baromètre Arthur Loyd 2026, Dijon confirme son statut de métropole intermédiaire attractive, après avoir longtemps occupé la première place du classement. Chalon-sur-Saône, classée parmi les agglomérations de taille moyenne, dispose d’atouts reconnus mais doit encore activer plusieurs leviers pour renforcer son positionnement et gagner en attractivité.

Dans un contexte politique marqué par l’approche des élections municipales, la 9ᵉ édition du Baromètre Arthur Loyd apporte un éclairage structurant sur l’attractivité des villes françaises. Plus qu’un simple classement, cette étude de référence analyse la capacité des territoires à anticiper les mutations économiques, à s’adapter aux transitions en cours et à créer un environnement favorable au développement des entreprises comme à la qualité de vie des habitants.

Un palmarès complet, structuré par taille de villes

Le baromètre 2026 classe 50 villes françaises réparties en quatre catégories, afin de comparer des territoires aux profils similaires.

Très grandes métropoles
Toulouse conserve la première place, portée par son dynamisme économique, son écosystème aéronautique et spatial, et son attractivité démographique.
Lyon et Paris complètent le podium, malgré une pression immobilière et foncière toujours très forte.

Grandes métropoles
Montpellier retrouve la tête du classement, grâce à une croissance démographique soutenue, une forte attractivité étudiante et un positionnement affirmé sur l’innovation et la santé.
Nantes et Rennes confirment leur solidité, portées par un cadre de vie attractif et des politiques publiques volontaristes.

Métropoles intermédiaires
Angers s’impose cette année, saluée pour son équilibre entre dynamisme économique, qualité de vie et coût du logement maîtrisé.
Dijon, longtemps leader de cette catégorie lors des précédentes éditions, se classe désormais 2ᵉ, conservant néanmoins un positionnement très élevé.
Reims complète le podium.

Agglomérations de taille moyenne
Bayonne confirme son leadership, grâce à son attractivité résidentielle, son cadre de vie et son dynamisme touristique.
Elle devance La Rochelle et Annecy, également bien positionnées.
 
Dijon : toujours dans le haut du tableau, malgré quelques fragilités
Longtemps n°1 des métropoles intermédiaires, Dijon reste l’une des villes les plus attractives de France dans sa catégorie. La capitale régionale se distingue par une qualité de vie reconnue, un patrimoine valorisé, une offre culturelle dense et un tissu universitaire solide. Sa situation géographique stratégique et ses connexions ferroviaires renforcent son attractivité à l’échelle nationale.
Le baromètre pointe toutefois plusieurs points de vigilance. Le coût du logement, en hausse continue, pèse sur l’accessibilité résidentielle. L’offre d’immobilier d’entreprise, notamment en bureaux neufs, doit être renforcée pour accompagner le développement économique et l’accueil de nouvelles entreprises. Enfin, la création d’emplois privés demeure un enjeu central pour maintenir la dynamique observée ces dernières années.
 
Chalon-sur-Saône : des fondamentaux solides, mais des leviers à activer
Dans la catégorie des agglomérations de taille moyenne, Chalon-sur-Saône se classe dans la seconde partie du classement (15e sur 18), confirmant des fondamentaux solides mais pointant un potentiel d’attractivité encore à renforcer, notamment sur les mobilités, l’innovation et l’accueil des entreprises. Chalon-sur-Saône dispose de plusieurs atouts structurants : un bassin industriel historique, une position géographique stratégique sur l’axe Rhône-Saône et un coût de l’immobilier relativement accessible.
Cependant, le baromètre souligne un potentiel encore sous-exploité. Les marges de progression concernent principalement la connectivité, le développement des mobilités durables, l’innovation et l’attractivité pour les talents. Le renforcement de l’offre d’immobilier économique apparaît également comme un levier clé pour améliorer son classement à moyen terme.

Des enseignements clairs pour les territoires
Cette édition 2026 met en évidence un triptyque déterminant pour les villes les plus performantes : des solutions de mobilité efficaces, un capital humain compétent et stratégique, une offre d’immobilier d’entreprise disponible et adaptée.
Trois leviers étroitement liés, sur lesquels les collectivités locales jouent un rôle central à travers leurs politiques d’aménagement, de formation et de développement économique.
Autre enseignement majeur : les métropoles intermédiaires et agglomérations de taille moyenne démontrent une réelle capacité à infléchir rapidement leur trajectoire. Plus agiles que les grandes métropoles, elles traduisent plus vite l’impact de politiques locales volontaristes, avec des résultats visibles à court et moyen terme.

Une méthodologie rigoureuse et comparative
Le Baromètre Arthur Loyd repose sur : 75 indicateurs, 4 grands thèmes : vitalité économique, immobilier d’entreprise, capital humain et connectivité, qualité de vie, 50 villes françaises, 4 catégories de taille.
Les données sont issues de plus de 30 sources publiques et privées, agrégées sans pondération afin de garantir une lecture équilibrée et objective.

La taille ne fait pas tout
Conclusion forte de cette 9ᵉ édition : l’attractivité territoriale n’est pas une question de taille, mais bien de stratégie, de cohérence et de volonté politique dans la durée. À l’heure où les territoires s’apprêtent à renouveler leurs équipes municipales, ce baromètre rappelle que les choix locaux d’aujourd’hui conditionnent l’attractivité de demain.