BOURGOGNE

Le 8 mars au Clos de Vougeot, la 65e vente des vins de Nuits-Saint-Georges s’annonce riche en symboles

Le 8 mars au Clos de Vougeot, la 65e vente des vins de Nuits-Saint-Georges s’annonce riche en symboles

La 65e vente des vins de Nuits-Saint-Georges se tiendra le 8 mars prochain au château du Clos de Vougeot. L’événement signera la dernière vente pour le régisseur Jean-Marc Moron tandis que les profits de la pièce de charité iront à l’association Ani’nomade.

80 pièces et demie seront vendues lors de la 65e édition de la vente des vins de Nuits-Saint-Georges le 8 mars prochain, 79 en rouge et 1 et demie en blanc. « C’est plus que les 35 pièces de l’an dernier mais cela reste inférieur aux années précédentes. En 2023, 160 pièces étaient proposées », a précisé Cyril Jormand, commissaire-priseur en charge de la vente pour iDealwine. L’événement marquera l’arrivée d’une nouvelle étiquette qui se veut plus moderne. « Nous avons gardé la forme, l’image de l’ancien hôpital ainsi que les blasons. Les acheteurs ne seront pas perdus », a précisé Guillaume Koch, directeur des hospices civils de Beaune.


Dans les bouteilles, Jean-Marc Moron, régisseur du domaine des Hospices de Nuits, a mis l’accent sur un millésime en 5. « Par le passé, chaque année en 5 a donné de grands millésimes et celui-ci ne déroge pas à la règle. Nous avons des Pinots tournés vers le fruit rouge, des vins structurés, équilibrés avec un beau potentiel de garde. » Pour sa dernière vente, Jean-Marc Moron semble avoir relevé à nouveau le défi de produire des vins de qualité qui raviront les amateurs.

Du côté de la cuvée des bienfaiteurs, pièce unique issue de neuf terroirs de premier cru, le vin est né d’un assemblage d’une quantité équivalente de raisin issue de chacune des parcelles. « C’est un vin dans la puissance, dans la réserve jeune. Il s’agit toujours d’une cuvée avec du potentiel, un vrai Nuits-Saint-Georges 1er cru qui ressemble à tout et à rien à la fois. C’est une cuvée qui a son propre style », a souri le régisseur qui transmettra bientôt le flambeau à Laurence Danel. La future régisseuse aura en charge de s’occuper d’un dixième premier cru puisque les hospices, suite à un leg, ont reçu 22 ares de Bourgogne « Les Perrière ». Le domaine comptera un total de 13,3 hectares grâce à 44 ares Les Saints Jacques complémentaires et 15 ares de village Nuits-Saint-Georges.

Du vin au profit des bêtes
Les profits de cette vente, par souscription et non aux enchères, se destineront à l’association Ani’nomade, basée à Plombières-lès-Dijon. « Nous aimons choisir des associations qui ont un impact local, qui agissent sur le territoire. On regarde qu’elle ne soit ni trop grosse ni trop petite pour ne pas les déstabiliser », détaille Guillaume Koch.

Ani’nomade et ses 142 animaux, 9 salariés et 82 bénévoles interviennent dans les EHPADs, les hôpitaux mais aussi auprès d’autres publics fragiles. A travers la médiation et le contact animal, l’association réduit les souffrances psychologiques et participe à entretenir les facultés physiques. La pièce de charité pourrait rapporter jusqu’à 70 000 euros qui permettraient à l’association de réhabiliter son lieu d’accueil mais aussi d’accompagner de nouveaux projets.
Du côté des prix, après une excellente année 2025 avec une augmentation de 41 % annoncée par le commissaire-priseur, Cyril Jomand espère que, dans un marché global qui connait un certain ralentissement même si la Bourgogne est plutôt épargnée, le beau millésime saura séduire les nombreux acheteurs.

Nadège Hubert