MUNICIPALES 2026 - CHAGNY - "De qui se moque-t-on ?" s'interroge la liste Chagny 2026 après la polémique sur la CFE.

MUNICIPALES 2026 - CHAGNY - "De qui se moque-t-on ?" s'interroge la liste Chagny 2026 après la polémique sur la CFE.

 À écouter aujourd’hui Sébastien LAURENT, maire de Chagny, chacun devrait croire à une simple incompréhension. Sur France 3, il expliquait lui-même penser que l’augmentation ne serait que de 10 à 15 %. Il se fait désormais passer pour la victime alors même qu’il en est le responsable.
C’est en 2024 qu’il fallait se plaindre, se battre et s’opposer à l’augmentation de la CFE, pas aujourd’hui, une fois que les commerçants et entrepreneurs hurlent au loup et découvrent des hausses insupportables pour leurs trésoreries. À ce moment-là, il fallait défendre l’économie locale. Pas après coup.
Il ne faut pas oublier non plus que lorsque les commerçants ont demandé d’où venait cette augmentation, Monsieur LAURENT a répondu que cela ne venait pas de lui mais des impôts. Une manière commode de se défausser. Pourtant, chacun sait qu’une telle revalorisation des bases, votée en 2024, entraînerait mécaniquement une hausse massive pour les entreprises.
De qui se moque-t-on ?
En 2024, cette décision a été votée en toute connaissance de cause. Toute personne ayant un minimum de compréhension des mécanismes fiscaux savait parfaitement qu’une telle revalorisation provoquerait une forte hausse. Beaucoup d’élus ont parié que cela passerait sans trop de réactions. Aujourd’hui, ils feignent la surprise. Mais les commerçants, eux, en subissent directement les conséquences.
Il faut arrêter de toujours augmenter les taxes sans jamais s’attaquer sérieusement aux dépenses. La facilité fiscale ne peut plus être la réponse systématique à une gestion budgétaire fragile. Avant de demander toujours plus aux entreprises et aux habitants, il faut avoir le courage de regarder les choix réalisés ces dernières années.
Pourquoi ne parle-t-on pas du fiasco de la Cité des vins ? Pourquoi ne parle-t-on pas de la participation de 4 000 000 € pour la piscine de Beaune ? Ces décisions lourdes ont un impact direct sur les finances publiques et expliquent aussi la pression fiscale qui s’exerce aujourd’hui sur nos acteurs économiques.
Les commerçants et artisans ne peuvent pas être les variables d’ajustement d’une gestion qui augmente les recettes sans jamais réduire les dépenses. Chagny mérite une gestion responsable, courageuse et fondée sur le bon sens.
 
                                                                                   CHAGNY#2026