BEAUNE

Beaune – Le piano en majesté pour un concours international déjà très prometteur

Beaune – Le piano en majesté pour un concours international déjà très prometteur
Beaune – Le piano en majesté pour un concours international déjà très prometteur
Beaune – Le piano en majesté pour un concours international déjà très prometteur
Beaune – Le piano en majesté pour un concours international déjà très prometteur

Portée par une première édition ambitieuse, la Concours International de Piano de Bourgogne a rassemblé à Beaune de jeunes virtuoses venus du monde entier les 28 et 29 mars, à l’occasion du World Piano Day. Dans l’écrin de la Chapelle Saint-Étienne, l’événement a séduit par son exigence artistique, son ouverture aux arts et une atmosphère immersive, laissant entrevoir la naissance d’un rendez-vous musical d’envergure internationale.

La première édition, organisée les 28 et 29 mars à l’occasion du World Piano Day (88e jour de l’année) par l’association Beaune Piano Fest, présidée par la pianiste et directrice artistique Yolande Kouznetsov, en collaboration avec l’association Tangage d'Isabelle Tchang-Tchong, a réuni de jeunes pianistes venus de 13 pays dans la catégorie Master, ainsi que de nombreux talents dans les catégories Junior. Face à eux, un jury international composé de pianistes et directeurs artistiques de festivals.
Dès les premières notes, l’atmosphère était donnée. Lumières tamisées, regards suspendus, silence habité… La Chapelle Saint-Étienne s’est imposée, le temps d’un week-end, comme un lieu hors du temps où la musique dialogue avec les arts visuels et les émotions.

Une ouverture entre musique, peinture et poésie
Le coup d’envoi a été donné vendredi lors d’un vernissage singulier, mêlant piano, peinture et écriture. Sous les projecteurs, les œuvres du collectif Tangage ont littéralement pris vie au son des premières interprétations musicales.
Tout au long du week-end, une exposition permanente a été accessible au public. Des artistes peintres, inspirés par Bach, Chopin ou Prokofiev, ont proposé leurs interprétations visuelles des œuvres musicales. La scénographie, conçue par Isabelle Tchang Tchong et son collectif, a transformé la chapelle : une grande installation aux nuances de bleu, comme une vague ou un ciel en mouvement, enveloppait le piano et captait immédiatement le regard.
Sur scène, le piano noir devient le cœur battant du lieu, éclairé avec précision, tandis que les œuvres accrochées aux murs prolongent l’expérience sensorielle. Les peintures, aux couleurs vibrantes, dialoguent avec la musique, renforçant cette impression d’immersion totale.

Un niveau artistique remarquable salué par le jury
Le niveau artistique s’est révélé particulièrement élevé. Plusieurs membres du jury ont souligné la maturité musicale des candidats et la force de leur personnalité artistique. Chaque épreuve a donné lieu à des moments d’une grande intensité, marquant durablement le public.
L’événement a également séduit par son cadre et son atmosphère. L’alliance entre l’acoustique, la scénographie et la beauté visuelle de la Chapelle Saint-Étienne a contribué à créer une expérience artistique immersive et mémorable. Côté public, la fréquentation s’est révélée très encourageante pour une première édition : environ 50 personnes pour la demi-finale Master, 65 personnes pour la finale Junior et près de 105 personnes pour la soirée de gala et la finale Master, dans une chapelle presque comble.

Une finale portée par trois talents internationaux
Après des phases de sélection exigeantes, trois finalistes ont marqué la catégorie Master : Matvei Orlov (Russie), Hong-Wei Lee (Taïwan) et Akira Oyauchi (Japon).
La finale a tenu toutes ses promesses : intensité, virtuosité, tension palpable… Le public, pleinement impliqué, a vibré au fil des interprétations, jusqu’au vote final mêlant jury et spectateurs.
La soirée s’est conclue par la remise des prix, suivie d’un moment convivial réunissant artistes, partenaires et public, prolongeant l’émotion au-delà de la scène.

Un palmarès salué pour son excellence
Au terme de cette première édition, le jury a récompensé des prestations d’un très haut niveau :
1er prix (à l’unanimité) : Hong-Wei Lee (Taïwan)
2e prix : Akira Oyauchi (Japon)
3e prix : Matvei Orlov (Russie)
Prix Maurice Emmanuel : Matvei Orlov
Prix du public : Hong-Wei Lee

La relève assurée chez les plus jeunes
Le concours a également mis en lumière de jeunes talents prometteurs.
Junior C
1er prix à l’unanimité : Kostenko Nora (Ukraine)
3e prix : Calgan Mert Toprak (Turquie)
3e prix : Cras Nicole Olena (Belgique)
Junior E
1er prix : Francisco Lourosa Branco (Portugal)
1er prix : Frédéric Phélizon (France / États-Unis)
Le travail des enseignants a également été salué à travers plusieurs distinctions pédagogiques, témoignant de l’importance de la transmission dans l’émergence de ces jeunes artistes.

Un concours déjà ancré dans une vision artistique globale
Au-delà de la compétition, c’est une véritable philosophie artistique qui s’est exprimée tout au long du week-end. Le Concours International de Piano de Bourgogne a su créer des passerelles entre disciplines, favorisant les rencontres et ouvrant la musique classique à un public élargi.

Une première édition portée par l’émotion et la fierté
À l’issue de cette première édition, Yolande Kouznetsov a salué « une année de travail intense » couronnée par un succès au-delà des attentes. Elle évoque « le début de l’histoire d’un grand concours international de piano », porté par un niveau artistique exceptionnel et une aventure profondément humaine.
Une fierté partagée avec l’ensemble des partenaires et notamment le collectif Tangage et Isabelle Tchang Tchong, dont la contribution a largement participé à faire de cette première édition une expérience artistique immersive et marquante.

Jeannette Monarchi