Le 1er mai... bientôt travaillé ?

Le 1er mai... bientôt travaillé ?

L'Assemblée nationale examine, ce vendredi, la proposition de loi visant à permettre à certains salariés de travailler le 1er-Mai. Si elle devait être votée, son application serait immédiate.

Le jour historiquement férié et chôme, incarnation des luttes sociales, a-t-il du plus long dans l'aile ? Même si de nombreuses dérogations et atteintes ont été mises en place au fil ans, le projet de loi parlementaire viendrait acter sa mise à mal. Pour rappel, ce même projet de loi avait été  adopté au Sénat l'été dernier.

 Aucun employé ne peut être mobilisé un 1er mai.  A défaut, il s'expose à une amende de 750 à 1 500 euros par salarié concerné. L'idée de la loi concernerait  des commerces de bouche de proximité comme les boulangeries, pâtisseries, primeurs, boucheries, ainsi que les fleuristes et établissements culturels comme les cinémas ou les théâtres. La grande distribution ou les enseignes de bricolage sont totalement exclues du dispositif. 

Le projet de loi prévoit un paiement double pour la journée et sur la seule volonté des salariés. En aucun cas, le refus de travailler un 1er mai pourrait être un élément au profit d'un licenciement.