Le 24e Festival des jardins de la Saline Royale d'Arc et Senans vous attend jusqu'au 20 octobre
Par Laurent GUILLAUMÉ
Publié le 16 Août 2024 à 16h42
Bien plus qu'un énième rendez-vous aux jardins, la démarche menée depuis plus de 20 ans par la Saline Royale d'Arc et Senans se veut comme un laboratoire, une manière de rappeler toute l'importance des équilibres naturels dans notre survie collective. Visite pour info-chalon.com avec Denis Duquet, responsable des jardins.
La complexité des défis d'aujourd'hui et surtout de demain est au coeur de la démarche menée depuis les débuts du Festival des Jardins d'Arc et Senans. Bien sûr lorsqu'en 2001, le site de la Saline Royale imagine ce rendez-vous, il ne lui échappe pas que l'idée de s'appuyer sur un tel rendez-vous serait un moyen de susciter un regain d'intérêt pour le site, classé à l'UNESCO depuis 1982. Et disons-le clairement, la magie a opéré...
170 000 visiteurs en 2023... et déjà une fréquentation supérieure à la même date pour 2024
24e Edition du Festival des Jardins et un attrait toujours plus marqué pour grand rendez-vous. Pour les adeptes des grands rendez-vous dédiés aux jardins et à la conception paysagère, nous sommes bien loin de la philosophie de Chaumont sur Loire. Un autre concept finalement et qui se place bien loin des préceptes qui instruisent au fil des ans la démarche portée à la saline royale d'Arc et Senans.
Quand l'idéal de Claude-Nicolas Ledoux rencontre l'idéal de Gilles Clément
Finalement la Saline Royale est en mouvement permanent. Entre sa conception imaginée par la Cité idéale de Chaux et son architecte Claude-Nicolas Ledoux au 18e siècle et l'aboutissement du cercle inspiré des travaux du paysagiste Gilles Clément, les jardins de la Saline Royale ont bouclé une boucle initiée au XVIIIe siècle. Bien plus qu'un simple aménageur ou concepteur d'espaces paysageurs, Gilles Clément est au coeur d'une vraie remise en cause des conceptions paysagères. Les cris d'alertes n'ont pas manqué ces dernières années de la part du paysagiste français, afin de dénoncer à quel point les pratiques menées par l'Humanité menaient l'Homme à sa perte.
Et c'est sans doute en cela que le Festival des Jardins d'Arc et Senans apporte bien autre chose à bien des générations de paysagistes. Une manière de leur rappeler toute l'importance de leurs actes dans la préservation de nos écosystèmes et tout simplement de notre survie en tant qu'être humain.
Ombre et Fraîcheur en guise de ligne pour cette édition 2024.
En sollicitant les étudiants des écoles nationales supérieures du paysage, les établissements d'enseignement professionnels de la région à l'image de celui de Tournus en Saône et Loire, mais aussi les écoles de Suisse et de Belgique qui répondent présentes chaque année, le Festival des Jardins se veut comme un rappel aux futures générations du rôle essentiel qu'ils vont jouer dans leurs futures pratiques professionnelles. Et c'est bien en ça tout l'intérêt d'une démarche pédagogique portée par l'équipe de la Saline royale qu'on ne peut que saluer.
Denis Duquet, Responsable des Jardins, n'en démord pas, " les défis climatiques actuels sont là pour nous rappeler toute l'importance de nos actes sur la nature".
La Saline Royale d'Arc et Senans a su s'inscrire depuis plus de 20 ans, dans une vraie réflexion autour de l'art du jardin. Consciente de très bonne heure sur la nécessité d'adopter des pratiques plus respecteuses de l'environnement, le Festival des Jardins de la Saline Royale, s'est inscrit de très bonne heure dans une démarche expérimentale visant à changer au fil du temps nos pratiques. Une recette particulièrement salutaire qui trouve aujourd'hui un écrin à la hauteur de ses ambitions.
Pas question de faire table rase des travaux précédents, comme bon nombre de festivals dédiés au jardin savent le faire. A la Saline d'Arc et Senans, la démarche se veut globale, avec la volonté d'apporter des éléments structurants, inhérents aux futurs projets, qui viendront s'adosser à chacune des éditions.
Chaque année, c'est une thématique choisie qui pousse les jeunes paysagistes et des étudiants des écoles supérieures du paysage à concourir, à concevoir des jardins, à repousser les limites de leur imagination et de la matière. La réalisation de ces jardins est ensuite confiée aux élèves, apprentis et stagiaires d’une vingtaine d’établissements scolaires, guidés par les enseignants et formateurs. Pour cette année, quoi de mieux que de se réapprorier les questions d'ombre et de fraîcheur dans un jardin. La thématique choisie colle évidemment aux enjeux actuels et futurs, l'adaptation au réchauffement climatique et la manière de s'appuyer sur les espaces paysagers pour mieux réguler les températures.
Un postulat qui fixe les contours de tout le reste. A savoir, comment l'Homme peut mettre sa main dans l'adaptation à la chaleur ? Quelles plantes sélectionner ? Ou faire l'apologie du laisser-faire et de la régulation naturelle ? De vastes questions qui secouent la recherche des écoles nationales supérieures du paysage et les établissements professionnels. Une manière aussi de mieux préparer les futurs professionnels à ces enjeux cruciaux.
30 jardins à explorer
30 jardins sont à explorer toute l’année sur 13 hectares de visite. Une traversée buccolique et ludique à travers les prairies, le labyrinthe de miscanthus, le jardin de l’Arc Jurassien, le jardin de la dormance, des cryptogames ou encore la forêt comestible. Entre les jardins en mouvement, les maillons incontournables de la Saline Royale et les travaux annuels des étudiants/paysagistes, le site offre une panoplie complète, qui évolue au fil des ans et des saisons. C'est en cela, que la Saline Royale coche toutes les cases. Le travail mené en partenariat avec Gilles Clément, figure incontournable lorsqu'on évoque le mot "jardin", est une invitation au voyage portée par l'équipe de la Saline Royale particulièrement bien réussie. Une bien belle manière de poursuivre l'oeuvre entreprise par le célèbre architecte Claude-Nicolas Ledoux et sa Cité Idéale.
Laurent Guillaumé - Photos Antoine Guillaumé
POUR TOUT SAVOIR ET VISITER LA SALINE ROYALE
-
Volnay - Un motard en arrêt cardiaque après un grave accident sur la RD974 -
Beaune replonge dans l’ambiance américaine avec la 5ᵉ édition des Beaune American Days -
Stade nautique de Beaune - Ouverture de l’équipement reportée à la mi-septembre -
Beaune - Donner une seconde vie aux smartphones : Replayce a ouvert sa boutique rue du Tribunal -
11e édition du Chardonnay Day le jeudi 14 mai -
La French Tech confirme le dynamisme de la Bourgogne-Franche-Comté pour la période 2026-2028 -
24 Heures de Beaune - 42 équipages prêts à faire vibrer le quartier Saint-Jacques les 29 et 30 mai -
Beaune - L’Hôtel-Dieu organise un grand week-end “Mouvement(s)” du 22 au 24 mai -
Golf Beaune-Levernois - Près de 200 joueurs attendus pour le Challenge de la Pentecôte -
Beaune - Une conférence-atelier pour explorer ses émotions avec Séverine Soulié au CGR -
Gendarmerie - Vaste opération judiciaire dans trois départements : douze personnes interpellées -
Les Chouettes du Cœur poursuivent l’essaimage de leur médiation animale avec les rapaces à travers la France -
Météo en Côte-d’Or - Un ciel capricieux : à quoi s’attendre cette semaine ? -
Beaune - La Cité des Climats et vins de Bourgogne célèbre la Nuit des Climats le 23 mai -
Arnay-le-Duc - Les élèves du collège Claude Guyot en immersion citoyenne au cœur des institutions parisiennes -
Beaune-Challanges - Simulateur de vol, découverte du pilotage et histoire du club : l’Aéroclub Beaunois ouvre ses portes -
Beaune Côte & Sud – Exposition collective des ateliers amateurs de l’École des Beaux-Arts du 20 mai au 12 juin -
Pont de l’Ascension - Bison Futé voit noir mercredi 13 mai et très rouge dimanche 17 mai -
Printemps de l’Europe : Dijon rassemble la planète jazz les 14 et 15 mai -
25 ans de vulgarisation scientifique -
Aides sur le carburant : un "simulateur en ligne" accessible dès ce mercredi pour vérifier son éligibilité -
22ᵉ édition du Tour de Côte-d’Or - 153 kilomètres par-ci, 152 kilomètres par-là, le Tour de Côte-d’Or revient pour sa 22ᵉ édition