CÔTE D'OR

Notre Nation Côte-d'Or - Budget 2026 : une clarification politique qui appelle à un choix de responsabilité

Notre Nation Côte-d'Or - Budget 2026 : une clarification politique qui appelle à un choix de responsabilité

Communiqué de presse de la fédération Notre Nation – Côte-d’Or  

Le recours au 49.3 pour faire adopter le budget de l’État s’inscrit pleinement dans le cadre de la Constitution. Dans le contexte actuel, il constitue un moment de clarification politique, en engageant la responsabilité du gouvernement et en obligeant l’ensemble des forces politiques à se positionner clairement. Le débat ne porte donc pas sur l’outil institutionnel, mais sur le contenu du budget proposé et sur la responsabilité de celles et ceux qui décideront de l’accepter ou de le refuser. Le budget présenté engage la France dans une trajectoire financière préoccupante. Avec un déficit supérieur à 5 % du PIB et près de 300 milliards d’euros d’emprunts, aucune réforme structurelle sérieuse n’est engagée pour maîtriser durablement la dépense publique. Le train de vie de l’État demeure inchangé et l’endettement continue de progresser, faisant peser sur les générations futures le coût de choix qui ne sont pas assumés aujourd’hui. Ce budget est également néfaste pour l’économie réelle. Les réductions prévues sur l’apprentissage, combinées à une pression persistante sur les entreprises, fragilisent directement l’emploi et la compétitivité. Les entreprises concernées par ces hausses de charges et de fiscalité représentent près de 25 % de l’emploi salarié en France et assurent près de la moitié des exportations françaises. Les affaiblir, c’est fragiliser l’emploi, l’investissement et la capacité du pays à créer durablement de la richesse. Aucun discours social ne peut être crédible lorsqu’il repose sur l’affaiblissement de celles et ceux qui produisent, innovent et exportent. Faute de réformes structurelles, les conséquences de ce budget se feront sentir à plusieurs niveaux. Au plan local, les transferts de charges vers les collectivités et la pression accrue sur les budgets communaux font peser un risque réel de hausse de la fiscalité locale, notamment de la taxe foncière. Les élus locaux se retrouvent ainsi contraints de gérer les effets de décisions prises au niveau national sans disposer des leviers nécessaires. Au plan national, l’absence d’économies durables laisse également craindre un durcissement de la fiscalité, y compris sur l’épargne, dont l’épargne retraite, au détriment de la confiance et de la stabilité financière des ménages. Cette situation met en lumière une contradiction politique préoccupante. Au niveau national, certaines forces défendent des politiques uniformes et coûteuses sans en garantir le financement. Dans le même temps, en Côte-d’Or, ces mêmes forces s’opposent au tarif unique des cantines scolaires mis en place par le Conseil départemental, pourtant conçu pour garantir lisibilité pour les familles, égalité de traitement et maîtrise des finances publiques locales. Cette incohérence complique l’action des collectivités et affaiblit la confiance des citoyens dans la parole publique. Dans ce contexte, ne pas censurer un budget néfaste pour l’économie, pour l’emploi et pour les finances publiques ne peut être présenté comme un choix de responsabilité. Lorsqu’un budget fragilise durablement le pays, refuser de le sanctionner revient à en accepter les conséquences. Les forces vives de la nation attendent des responsables politiques qu’ils tranchent dans l’intérêt général, non qu’ils s’abritent derrière des considérations de court terme ou des équilibres personnels. La responsabilité parlementaire consiste à décider, non à se soustraire. Refuser les postures extrêmes comme les contournements permanents impose aujourd’hui de renouer avec l’exercice plein et entier de la responsabilité politique. Faire de la politique, ce n’est ni commenter ni esquiver, mais assumer des choix clairs lorsque l’intérêt général est en jeu. Dans un moment aussi décisif, remettre les Français au cœur de l’action publique suppose du courage, de la cohérence et la capacité à trancher. Maxime Ferreira Notre Nation – Fédération de la Côte-d’Or Les Français au cœur.

Maxime Ferreira
Vice-Président en charge des relations politique et du programme
Référent départemental de Côte d'Or