BOURGOGNE

Vœux du préfet : Un engagement continu aux côtés des territoires

Vœux du préfet : Un engagement continu aux côtés des territoires

Les vœux de Paul Mourier, préfet de Côte-d’Or et de la région Bourgogne-Franche-Comté, ont été l’occasion de rappeler l’engagement de l’État aux côtés des territoires sur des thématiques larges.

« Vous représentez le dynamisme de notre territoire, son action présente. Vous avez des choix pour son développement économique et social pour permettre la qualité de vie de ses habitants », a introduit Paul Mourier, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, à l’occasion de ses vœux, ce lundi soir en préfecture de Dijon, aux représentants de la classe politique, de la société civile, des communautés éducatives, judiciaires, agricoles ou encore des forces de l’ordre. Au nom de l’État, le préfet a tenu à saluer l’implication de chacun et la capacité de tous à travailler collectivement. Il a insisté sur le rôle des agents de l’État qui « feront leur maximum pour soutenir la population et les territoires. Je m’engage devant vous à ce que l’État maintienne son cap dans le département et en région en 2026 ».

Des enjeux territoriaux
Paul Mourier a mis en lumière plusieurs défis, à commencer par celui de l’attractivité, rappelant que la région perd 0,1 % de sa population chaque année depuis 2017, soit environ 2 800 habitants par an. « Le risque de déprise démographique est important dans notre région alors qu’elle connait aussi un vieillissement. Ce défi nous donne l’opportunité de nous pencher collectivement sur les enjeux passionnants et complexes de la vie d’un territoire dans la durée. » Concrètement, les acteurs locaux doivent adapter leurs politiques publiques et d’attractivité pour proposer des solutions locales pour les plus jeunes comme les plus âgés. « Notre responsabilité c’est de penser l’avenir, le façonner, pour qu’il offre des perspectives aux familles, villes et villages. »
Pour l’année 2026 qui débute, le préfet a mis l’accent sur le défi de réussir les élections municipales, « une exigence démocratique ». Il a ainsi rappelé l’engagement de l’État aux côtés des maires et de leurs équipes pour la tenue des élections, organiser le scrutin et accompagner les élus dans l’organisation matérielle de ce rendez-vous. « Nous rappellerons avec pédagogie les dangers du nouveau mode de scrutin qui concerne 90 % des communes de Côte-d’Or. » Il a enfin salué l’engagement des élus locaux.
Le préfet a évoqué la sécurité du quotidien « où rien n’est jamais acquis sans pour autant baisser la garde ». Il est revenu sur l’élaboration et la mise en place du plan de restauration de la sécurité du quotidien qui a notamment permis de nombreuses avancées comme le pilonnage des points de deal dans les agglomérations de Dijon et Beaune.

Préoccupations économiques
Sur le volet de l’économie locale, le préfet a abordé l’industrie régionale autant que l’agriculture. Sur le premier sujet, il a rappelé les 170 000 emplois industriels de la région qui évoluent dans des filières qui comptent, du nucléaire à la santé en passant par l’agroalimentaire ou l’hydrogène. « Il faut valoriser les points forts qui sont les nôtres. » Il a ainsi mis en lumière les projets qui ont abouti au cours de l’année écoulée, comme celui de VickyFood en Saône-et-Loire ou celui de Prysmian dans l’Yonne. « Notre industrie investit et innove mais se confronte à des défis réels comme le recul de l’emploi industriel, notamment dans l’automobile. Nous avons perdu 10 000 emplois industriels en région en dix ans et les défaillances d’entreprises restent à un niveau préoccupant, ce qui nous oblige à redoubler d’efforts. En 2026, nous poursuivrons notre engagement pour une industrie. Collectivement, nous construirons une industrie forte, innovante et durable. » Concernant l’agriculture, le préfet est revenu sur les crises traversées par la filière au cours des derniers mois mais a aussi fait allusion aux défis en ligne de mire. « 2026 sera décisive pour le monde agricole, que ce soit dans l’application des mesures exigées dans le cadre du Mercosur, dans l’application du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières pour les engrais ou la déclinaison de la prochaine enveloppe budgétaire de la PAC. » Paul Mourier a enfin alerté sur la démographie agricole avec de massifs départs dans les dix années à venir. « Pratiquement un tiers des agriculteurs prendront leur retraite. » En parallèle, le préfet a conclu son propos en abordant la préservation des ressources, soulignant les incertitudes de la filière bois et forêt, les enjeux de la planification écologique ou l’indispensable travail à mener pour préserver la ressource en eau. Là encore, le préfet assure du soutien de l’Etat. « Nous portons ensemble les COP régionales, celles du terrain, avec les maires, les entreprises, les forestiers, les agriculteurs, les associations et les citoyens engagés. L’État accompagne, conseille, suit et évalue rigoureusement les résultats car nous avons un devoir de redevabilité vis-à-vis de votre mobilisation en Bourgogne-Franche-Comté. »

Nadège Hubert