Travail le 1er mai : colère d’Océane Godard, députée de Côte d'Or, suite au passage en force des macronistes !

Travail le 1er mai : colère d’Océane Godard, députée de Côte d'Or,  suite au passage en force des macronistes !

Communiqué de presse

 L’Assemblée nationale a adopté ce jour une motion de rejet préalable relative à la proposition de loi supprimant l’obligation de chômer le jour du 1ᵉʳ mai, sous les applaudissements d’une alliance entre le bloc macroniste de Gabriel Attal et le Rassemblement National de Marine Le Pen et Jordan Bardella.

Les auteurs du texte ont cependant détourné la motion de rejet préalable, un outil initialement conçu pour les opposants à une proposition, afin de bloquer son examen à l’Assemblée nationale et de la faire adopter directement au Sénat. Cette manœuvre, qui s’apparente à une censure déguisée, porte atteinte à la démocratie et aux droits des travailleurs.

Cette proposition de loi ne repose sur aucun fondement pragmatique ou moderne. Elle illustre une politique qui privilégie les symboles creux aux avancées concrètes, les divisions aux compromis, et l’idéologie aux réalités du terrain.

Le 1ᵉʳ mai n’est pas un jour férié comme les autres : il incarne les conquêtes sociales majeures du XXᵉ siècle. Cette journée internationale, née des luttes pour la journée de huit heures, huit heures de travail, huit heures de repos, huit heures de loisirs, ne doit pas être remise en cause au nom d’une prétendue modernisation. Moderniser, ce n’est pas démanteler les protections sociales, ni s’attaquer aux travailleurs sous couvert de compétitivité.

Plutôt que d’investir dans l’innovation, la formation ou des conditions de travail dignes, cette réforme s’en prend aux droits des travailleurs. La productivité ne se décrète pas en réduisant les acquis sociaux ; elle se construit par le respect, l’investissement et la confiance.

Océane Godard députée de la Côte-d’Or rejoint les syndicats, unanimes dans leur opposition à cette proposition de loi, portée par le bloc central, la droite et l’extrême droite.

Océane Godard, qui avait défendu cette position dès janvier dernier, rappelle que le 1ᵉʳ mai n’est pas un jour férié ordinaire. Il symbolise les luttes sociales et les conquêtes du siècle dernier. Ouvrir une brèche aujourd’hui reviendrait à nier cette histoire, à remettre en cause un temps protégé, un temps d’émancipation et de vivre-ensemble.

Le vrai enjeu réside dans la manière dont, une fois encore, des démagogies politiciennes s’attaquent à des acquis sociaux, sous couvert de raisons présentées comme pragmatiques ou de clarification juridique. Océane Godard dénonce cette obsession : celle que les Français ne puissent jamais s’arrêter !

Cette proposition de loi s’inscrit dans la continuité idéologique du « travailler plus » permanent, celle que l’on retrouve de réforme en réforme, de Bayrou hier à ce texte aujourd’hui en passant par les idéologies d’Édouard Philippe, toujours au détriment des mêmes protections.

Ce qui se joue ici n’est pas une simple optimisation juridique, mais une offensive idéologique motivée par la volonté de servir la croissance économique, au mépris des droits sociaux.

L’argument fallacieux selon lequel cette réforme permettrait aux salariés de gagner plus n’est qu’un prétexte pour justifier une attaque contre le travail comme facteur d’émancipation.

Océane Godard réaffirme son opposition à cette proposition de loi et appelle les sénateurs à respecter et protéger les conquêtes sociales en s’opposant à ce texte au Sénat.