"Sortir du pétrole : l’urgence d’agir pour notre sécurité et notre pouvoir d’achat"

"Sortir du pétrole : l’urgence d’agir pour notre sécurité et notre pouvoir d’achat"

Communiqué de presse

Les conséquences d’un conflit militaire majeur au Moyen-Orient étaient, hélas, tout à fait prévisibles.
Et prévoir, c’est aussi le rôle d’une collectivité comme le Conseil régional de Bourgogne- Franche-Comté qui, rappelons-le, est en charge les transports et de la transition énergétique.
Avec l’appui des écologistes, depuis 50 ans, sur les dérives d’un système fondé sur le pétrole et le gaz, de nombreuses actions ont été entreprises.
À son échelle, la majorité régionale n’a eu de cesse, malgré les vents contraires, de tenir le cap de la transition énergétique. Malgré les contraintes budgétaires, prendre en considération les besoins vitaux des habitant·e·s reste la priorité de notre équipe. Sur ce point, nous n’avons pas cédé, malgré les attaques en règle, démagogiques et souvent sans fondement scientifique de nos détracteurs.
Ces actions s’inscrivent dans le temps long, sans effets d’annonces. C’est une évolution progressive et silencieuse mais vertueuse que le Conseil régional a entamé afin de créer un véritable bouclier social pour celles et ceux qui sont les plus dépendant·e·s du gaz et du pétrole.
La liste est longue : plus de 2500 logements sociaux isolés, achat de 16 rames de trains supplémentaires, verdissement de notre flotte de cars, cars à 2 euros, rénovation des infrastructures ferroviaires, tarification sociale des trains notamment pour les jeunes, gratuité des transports scolaires, aide à la production des énergies renouvelables, recours aux matériaux écologiques pour la construction de bâtiments publics…
L’heure n’est plus aux maigres pansements proposés par l’opposition. Croire qu’on sortira de cette crise en « revenant comme avant » par quelques mesures fiscales ou économiques est un leurre. L’ampleur de notre dépendance aux énergies fossiles menace notre pouvoir d’achat et coûte cher à toutes et tous : aux ménages, à l’État, aux entreprises. Pire, cela menace aussinnotre sécurité nationale et accélère les menaces écologiques (climat et perte de biodiversité).
Demain face à ces enjeux, il y aura celles et ceux qui ont déjà commencé la transition énergétique, et il y aura les autres. Encore une fois, l’anticipation est la meilleure réponse. Les technologies alternatives au pétrole fonctionnent. Si l’électrification à grande échelle est une des solutions, la maitrise des consommations énergétiques à niveau de confort constant et le déploiement massif des énergies renouvelables sont des solutions prioritaires. Leur mise en place a trop souffert d’hésitations au niveau national et de l’hégémonie des lobbies pro-fossiles.
Les Françaises et les Français n’ont pas à serrer les dents entre deux crises pétrolières et gazières dans un monde où la guerre est redevenue une manière de résoudre les conflits au mépris des conventions internationales.
Les prix à la pompe rappellent brutalement aux pouvoirs publics qu’ils doivent organiser cette sortie des énergies fossiles. Les 60 milliards investis chaque année dans le gaz et le pétrole, et la guerre doivent être réorientés en direction d’une économie verte pour des transports collectifs partout et pas chers, des trains plus nombreux, des voitures électriques accessibles.
Sans oublier l’impact sur notre alimentation, pour l’instant liée aux prix du pétrole et des engrais russes, et dont notre région, agricole, pourrait s’affranchir pour mieux préserver notre santé et notre pouvoir d’achat.
La fin des énergies fossiles vers une société fondée sur l’énergie renouvelable est le chemin vers la paix, la sécurité et la souveraineté de chaque citoyen·ne européen.ne !

Claire Mallard
Présidente de groupe Ecologistes Bourgogne-Franche Comté