BOURGOGNE
Transports scolaires - Julien Odoul dénonce le mépris des usagers et les manques en matière de sécurité
Publié le 09 Juin 2026 à 16h35
Communiqué de presse
A l’occasion de l’ouverture des inscriptions pour la rentrée 2026 pour les transports scolaires, Julien Odoul et les élus régionaux du Rassemblement National dénoncent des difficultés persistantes et un mépris envers les habitants vivant loin des villes.
Chaque année, des dizaines de plaintes sont ainsi partagées avec les élus dénonçant l’attitude du Conseil régional qui refuse de reconnaître les particularismes locaux liés à la ruralité. La première des difficultés réside en l’établissement d’arrêts de ramassage des élèves.
« Dans plusieurs cas de demande d’un arrêt plus proche, la région répond un manque de sécurité matérielle. Qu’est-ce qui est le plus sûr ? Aménager des arrêts plus proches, les sécuriser ou refuser la demande d’un revers de main et expliquer que c’est plus sûr de marcher un ou deux kilomètres vers le hameau voisin en longeant une route communale ou départementale à 7 heure du matin en hiver ? Dans une région qui se dépeuple, qui a tant besoin, tant l’envie de voir des familles s’installer, on doit faire le choix du meilleur service possible. » - Julien Odoul
A cette situation s'ajoutent des inégalités structurelles liées au millefeuille territorial français. Ainsi, si la gratuité existe pour les élèves de la région, elle n’existe pas forcément dans les grandes agglomérations qui gèrent eux-mêmes leur transport scolaire et se limitent souvent à mettre en place un abonnement spécifique pour accéder au réseau de transport public. La persistance de cette inégalité est scandaleuse et porte un coût réel pour les familles dans les agglomérations : 90 à 139 euros par an dans le Grand Sénonais, jusqu’à 136 euros par an dans la métropole dijonnaise, 110 euros à Nevers.
Enfin, la question de la sécurité reste la grande oubliée de la politique régionale. Malgré les demandes nombreuses et insistantes des élus d’opposition, l’exécutif régional se refuse à un vrai contrôle des prestataires et de leurs chauffeurs. Alors que les accidents se multiplient, récemment à Auxerre ou Dollot, heureusement sans conséquence et sans responsabilité des chauffeurs, la vigilance doit être une priorité : en septembre dernier, le ministre des Transports dévoilait que sur 30.000 cars scolaires contrôlés en 2025, près de 200 étaient positifs à l’alcool ou aux stupéfiants.
« Cette question de la sécurité doit être prise au sérieux par tous. Le contrôle des prestataires doit être particulièrement rigoureux et exigeant. Ce n’est pas remettre en cause leur professionnalisme mais les chiffres 2025 du ministère des Transport sont là : presque 1 conducteur sur 100 à 200, qui a en charge la sécurité d’une vingtaine d'enfants, conduit sous l’influence de la drogue ou de l’alcool. Cela doit nous pousser à être extrêmement exigeant pour la sécurité de nos enfants. L’exécutif régional doit nous rendre clairement compte des contrôles mis en œuvre. Mais cette question ne concerne pas seulement la région. J’ai eu, il y a quelques mois, le témoignage d’une conductrice qui travaille sur le réseau régional et sur le réseau du Grand Sénonais. Sur le réseau régional : présence d’un accompagnateur et car réservé aux élèves. Sur le réseau de l’agglomération : pas d’accompagnateur et bus accessible à tous, même aux adultes. Ce n’est pas acceptable, pour plus de 100 euros par an, d’avoir un service moins sûr et plus faible que celui de la région. Il y a une nécessité claire d’uniformiser par le haut les transports scolaires : s’il y a une gratuité régionale alors elle doit être la même pour tous, si une intercommunalité veut de la compétence transport scolaire alors il doit y avoir un vrai service sécurisé. » - Julien Odoul
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