FAITS DIVERS

VIOLENCES À BEAUNE – Le Préfet de Région appelle les parents à garder leur enfant mineur à la maison

VIOLENCES À BEAUNE – Le Préfet de Région appelle les parents à garder leur enfant mineur à la maison
VIOLENCES À BEAUNE – Le Préfet de Région appelle les parents à garder leur enfant mineur à la maison
VIOLENCES À BEAUNE – Le Préfet de Région appelle les parents à garder leur enfant mineur à la maison
VIOLENCES À BEAUNE – Le Préfet de Région appelle les parents à garder leur enfant mineur à la maison

Le quartier Saint-Jacques réputé calme a vécu une nuit de violences : commissariat pris pour cible, véhicules incendiés, boulangerie saccagée… Le Préfet de Région est venu ce samedi matin assurer que « les forces de l’ordre tiendront le terrain ».

Commissariat de police attaqué au mortier, boulangerie vandalisée, tentative d’effraction au supermarché Carrefour, véhicules incendiés, feux de poubelles, abribus et autres mobiliers urbains cassés… les forces de police locales rapidement rejointes par celles de Dijon voire certains de leurs collègues en congés ainsi que la gendarmerie - soit une quarantaine au total - ont fait face à des rassemblements violents menés par des bandes de jeunes dont de nombreux mineurs et souvent encagoulés - évalués entre 50 et 60 - entre 22 h 30 et 3 h 30. Ce déchainement de violences est consécutif au décès de Nahel suite à un refus d'obtempérer lors d'un contrôle de police à Nanterre.
Les forces de l'ordre ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes et un hélicoptère a survolé la ville. Aucun blessé n’est à déplorer. Les sapeurs-pompiers sont intervenus dans le même temps sur huit départs de feu. Dès 7 h ce samedi matin, les employés municipaux s’affairaient à effacer ces traces de violences.

Deux arrestations durant la nuit
« J’espère que ça va se calmer et que vous allez trouver les coupables, en attendant les premiers à souffrir c’est nous ! » lâchait un habitant du quartier Saint-Jacques à Beaune, témoin de ces dégradations. Une analyse partagée par Franck Robine, Préfet de Région, en déplacement ce matin à Beaune. Il est venu constater sur place des dégâts mais surtout condamner ces exactions. Il s'est dit confondu par tant de « bêtises, quel rapport avec le drame de Nanterre ? Les premières victimes de ces dégradations ce sont les habitants du quartier qui pour la plupart ne sont pas aisés ». Il a salué le travail mené conjointement par la police, la gendarmerie et les sapeurs-pompiers et leur réaction rapide qui a permis deux arrestations de jeunes beaunois dont l’un mineur. L’exploitation des caméras de la Ville va permettre de trouver d’autres responsables. Franck Robine en appelle au calme et exhorte surtout les parents des mineurs à garder leurs enfants chez eux les prochaines nuits rappelant que « les parents sont pénalement responsables des actes de leur enfant mineur ».
Face au risque de récidive, il a prévenu que « nous tiendrons le terrain sans que je puisse garantir le risque zéro, mais nous ferons tout pour mettre hors d'état de nuire ces voyous ».

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Les habitants du quartier, premières victimes des violences
La Ville de Beaune, représentée par le maire, Alain Sugnenot, et ses adjoints, Pierre Bolze et Charlotte Fougère, ont passé la soirée sur le qui-vive et n’ont eu de cesse de réconforter les habitants touchés par ces violences « qui ne doivent pas rester impunies, lançait Alain Suguenot, les victimes sont issues d’un quartier dit populaire et certaines n’ont aujourd’hui plus que leurs yeux pour pleurer. Il est fort possible que le quartier ai perdu sa boulangerie... ».  Le député Didier Martin a tenu à rappeler que ces actes de délinquance sont punis par la Loi, trouvant « délirant de penser que ces personnes s’en sont prises à des services qu’ils utilisent eux-mêmes tous les jours. Ce n’est ni justifié ni acceptable ».
Dès vendredi soir, le Préfet de Région a pris plusieurs mesures assurant la possibilité d’effectuer des contrôles préventifs dont l’interdiction du port ou du transport d’armes, de munitions et d’objets pouvant constituer une arme, l’interdiction de vendre des artifices de divertissement et des articles pyrotechniques ainsi que d’acheter, de vendre ou de transporter tout carburant par jerricans… Il a notamment activé la Coordination Opérationnelle Renforcée dans les Agglomérations et les Territoires (CORAT) : ce dispositif permet une action commune entre forces de police et de gendarmerie.

Jeannette Monarchi