BOURGOGNE
Franck Robine fait ses adieux à la Bourgogne - Franche-Comté avec « une vraie tristesse au cœur »
Par Jeannette Monarchi
Publié le 28 Septembre 2024 à 09h38
En poste depuis octobre 2022, Franck Robine, préfet de la région Bourgogne - Franche-Comté et de la Côte-d'Or, a tiré sa révérence ce vendredi, lors d’une soirée empreinte d’émotion. Appelé à de nouvelles responsabilités au ministère de l'Intérieur, il a salué le travail accompli avec les élus et les habitants.
Ce vendredi soir, dans les salons de la Préfecture de Région à Dijon, Franck Robine a prononcé un discours poignant lors de sa réception de départ. Entouré de députés, sénateurs et responsables locaux, il a exprimé sa tristesse de quitter une région qui l'a profondément marqué devant un parterre de d’élus, de représentants des services de secours, des forces de l’ordre, des syndicats et des entreprises de la région.
Un départ contraint pour une nouvelle mission
Dans son discours d'adieu, Franck Robine a évoqué avec émotion son regret de quitter la Bourgogne - Franche-Comté. « C’est avec une vraie tristesse au cœur que je pars », a-t-il déclaré d’entrée de jeu, la voix tremblante. Attaché à cette vaste région qu’il avait appris à connaître et à aimer, il avait pourtant souhaité y rester plus. « J’ai œuvré pour une année de plus et ne pas quitter une région qui mérite qu’on reste longtemps », a-t-il précisé, en évoquant sa demande de prolonger d'une année supplémentaire ses missions auprès de sa hiérarchie. Mais c’est « un coup de fil de Bruno Retailleau » qui a scellé son destin, l'appelant à devenir directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur.
Une découverte professionnelle passionnante
Franck Robine a reconnu qu'à son arrivée en Côte-d'Or, il ne connaissait ni la Région ni Dijon, mais cette mission s’est révélée être « une vraie découverte professionnelle, mais ô combien passionnante ». Il a décrit une région vaste, la cinquième de France, où il a voulu accomplir sa mission dans « le respect des gens », avec comme objectif « de saisir la pâte humaine du territoire ».

Des souvenirs forts et un travail accompli
Le préfet sortant a souligné son travail avec les secteurs agricoles, industriels, et les collectivités locales, se félicitant d’avoir œuvré au contact de « personnes de passion » et d’avoir vécu « des moments exceptionnels avec les élus ». Il a salué la capacité des élus locaux à s’engager pour le bien public, au-delà des clivages politiques, « une caractéristique marquante de la région ».
Un clin d’œil à la viticulture
Franck Robine a fait un clin d'œil amusant à ses amis viticulteurs, regrettant que son départ se fasse « en pleines vendanges ». Avec humour, il a lancé : « J’aurai du mal après être passé ici à servir un Bordeaux à table », témoignant ainsi de son attachement à la culture vinicole locale.
Un hommage à l’administration et aux habitants
L'ex préfet a tenu à saluer le travail des hommes et femmes de son administration, louant leur « grand professionnalisme et leur engagement pour le bien public ». Il a également exprimé son admiration pour les habitants de la Bourgogne-Franche-Comté, qu’il a trouvés « très attachants par leur modestie naturelle et leur capacité à s’unir pour faire vivre la région ».

Des adieux sous le signe de la tradition
Franck Robine a conclu son discours en citant une phrase du Général De Gaulle qu’il affectionne : « L’État quant il a le devoir et l’exigence de servir le bien public, n’a pas le droit au laisser-aller ». Une affirmation en écho à son engagement auprès des élus pour répondre aux problématiques locales « je n’ai jamais eu l’envie de me laisser aller ». Son discours a été salué par des applaudissements nourris, suivis du traditionnel ban bourguignon, avant que la soirée ne se poursuive autour d’un cocktail convivial. Occasion pour tous de partager des souvenirs et, surtout, d’adresser leurs meilleurs vœux à Franck Robine pour sa nouvelle mission.
Ce départ marque la fin d’une étape, mais Franck Robine emporte avec lui de nombreux souvenirs de cette région qu’il quitte avec regret, mais non sans un profond attachement. Il ne reste plus qu'à attendre la nomination de son successeur.
Jeannette Monarchi
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