Défaillances d’entreprises en Bourgogne Franche-Comté au 3e trimestre 2025 : une hausse de +6 % par rapport au T3 2024 et une hausse de +1 % pour le cumul annuel à fin septembre
Publié le 24 Octobre 2025 à 10h15
Les départements de la Côte d’Or et de la Saône et Loire représentent à eux deux près de 47 % des défaillances enregistrées dans la région Bourgogne Franche-Comté au 3e trimestre 2025 (plus 3 points de pourcentage vs T2 2025). Allianz Trade, leader mondial de l’assurance-crédit a publié sa dernière étude sur les défaillances d’entreprises en France au cours du 3e trimestre 2025.
- La Côte d’Or voit ses défaillances augmenter de +48 % au 3e trimestre 2025.
- Sur les 12 derniers mois, 3 secteurs sont principalement touchés par les défaillances dans la région : les services (31 %), le commerce (23 %) et la construction (19 %).
- Au niveau national, 14 438 défaillances ont été enregistrées en France au 3e trimestre 2025 (+5 % vs T3 2024). Un minimum de 67 500 défaillances d’entreprises est désormais attendu en France en 2025, soit une hausse de +2 % par rapport à 2024, à l’issue d’un nombre record de cas en septembre.
Des défaillances en hausse en Bourgogne Franche-Comté au troisième trimestre
En glissement annuel, on observe une augmentation des défaillances d’entreprises dans la région : 522 défaillances d’entreprises ont été enregistrées sur le 3ème trimestre 2025, soit une hausse de +6 % par rapport au T3 2024 après une hausse de +7 % sur l'ensemble de l'année 2024 et de +37 % en 2023.
Comme pour l’année 2024 et le début d’année 2025, on observe toutefois une grande hétérogénéité des départements sur ce 3èmetrimestre 2025 avec une augmentation à deux chiffres en Côte d’Or (+48 %), le Territoire de Belfort (+38 %) et la Nièvre (+34 %), alors que 3 départements enregistrent un repli significatif en comparaison au 3ème trimestre 2024 : le Jura (-23 %), l’Yonne (-17 %) et le Doubs (-15 %).
En nombre de défaillances, ce sont la Côte d’Or (135) et la Saône et Loire (109) et) qui sont les départements les plus touchés et qui représentent à eux deux près de 47 % des défaillances enregistrées dans la région Bourgogne Franche-Comté au 3ème trimestre 2025 (plus 3 points de pourcentage vs T2 2025).
Depuis le début d’année 2025, la région enregistre une légère hausse de +1% des défaillances. Certains départements observent une hausse continue des défaillances d’entreprises comme la Nièvre (+13 %), le Territoire de Belfort (+12 %) et la Côte d’Or (+10 %). A l’inverse, l’Yonne (-19 %) et le Doubs (-9 %) voient les défaillances baisser par rapport aux trois premiers trimestres 2024.
En France, les défaillances à leur plus haut historique
Comme chaque année, les entrées en procédures collectives se sont affichées en nette baisse au T3 (-16 %) par rapport au T2, mais le T3 comme le T2 s’affichent à des plus hauts historiques, après une nouvelle hausse par rapport à la même période de 2025 (+5 % et +4 % respectivement) et un record absolu en septembre. Cette poussée reflète à la fois la normalisation qui était attendue depuis les niveaux « artificiellement » bas de 2020-2021, et la persistance de faibles fondamentaux du risque crédit qui testent la résilience des entreprises déjà mises à mal par la succession des crises.
« Nous nous attendons à un nouveau record de défaillances d'entreprises en France pour 2025. Malgré des signes d'essoufflement en première partie d’année, la tendance à la hausse devrait se. poursuivre jusqu'à la fin de l'année, et ce pour la quatrième fois consécutive (au moins +2 % en glissement annuel, après +49 %, +35 % et +17 % en 2022, 2023 et 2024, respectivement). Le nombre annuel de cas atteindrait au minimum 67 500, soit bien au-dessus des niveaux d'avant la pandémie (+23 % par rapport à la moyenne 2016-2019). Nous prévoyons également un nombre élevé de cas pendant une période prolongée en 2026, en raison de la faiblesse persistante de la croissance économique, qui ne s'accélère que légèrement, et du soulagement limité apporté par la politique monétaire. Cela se traduirait par une baisse limitée à 65 500 cas (-3 %), les incertitudes fiscales liées à l’instabilité politique restant des risques importants à la hausse pour ces perspectives, avant une nouvelle amélioration limitée en 2027 (-3 % à 63 700 cas) » explique Maxime Lemerle, Responsable de la recherche défaillances chez Allianz Trade.
Les grandes entreprises ne sont pas épargnées
Initialement concentrée sur les plus petites entités (en termes de CA), la remontée des défaillances s’est diffusée à toutes les tailles d’entreprises. . A fin septembre 2025, toutes les entreprises défaillantes pour lesquelles les données financières sont disponibles représentaient encore, au regard des données historiques, des niveaux très élevés de chiffre d’affaires cumulé (33,2 milliards d’euros, soit -8 % sur un an et +43 % par rapport à la moyenne 2006-2024) et de passif fournisseurs (6,6 milliards d’euros soit -2 % sur un an et +53 % par rapport à la moyenne 2006-2024).
Des secteurs presque tous touchés par l’augmentation du nombre de cas
La remontée des défaillances touche quasiment tous les secteurs, la construction et l’hébergement/restauration en tête. Sur les 12 derniers mois, la dynamique haussière demeure marquée pour les services aux particuliers (+13 %), l’agriculture (+13 %), les services aux entreprises (+10 %) et le transport/entreposage (+9 %) en termes relatifs. En nombre, ce sont les services aux entreprises (+791 sur 12 mois), devant les services aux particuliers (+755), l’hébergement/restauration (+654) et la construction (+455) - secteur le plus sinistré avec 21 % des faillites. Trois secteurs échappent à la hausse prolongée des défaillances : le commerce de détail, l’ensemble finance/immobilier et les industries extractives. Au regard des données historiques, les secteurs qui se distinguent avec un niveau de défaillances très élevé sont le transport-entreposage (61 % au-dessus de la moyenne 2010-2019), l’information/communication (42 %), le commerce automobile (40 %), l’hôtellerie/restauration (34 %) et les services aux entreprises (+28 %). Le commerce de gros (-6 % en dessous) est la principale exception.
La construction et le commerce de détail représentent ensemble près de deux faillites sur cinq en France.
Des risques de défaillances en chaînes pour les entreprises françaises
Les droits de douane généralisés imposés par l'administration Trump, qui atteindront un taux effectif de 14 % d'ici la fin de l'année, ont un impact hétérogène sur les entreprises. Toutefois, si le commerce mondial ralentit, plusieurs économies ou entreprises fortement dépendantes des exportations pourraient en ressentir les effets.
« Au cours du premier semestre 2025, les effets protecteurs des droits de douane et leur faible répercussion ont contribué à réduire les défaillances aux États-Unis. Mais les économies tirées par l’export devraient connaître une augmentation des défaillances : dans le pire des scénarios, la France pourrait compter 6000 entreprises en faillite supplémentaires », déclare Maxime Lemerle.
De plus, les perspectives économiques conduisent Allianz Trade à maintenir ses prévisions à l’échelle mondiale en matière de défaillances d’entreprises, avec une hausse attendue de +6 % en 2025 et une autre de +5 % en 2026. Cette évolution des faillites à l’international pose un double risque pour les entreprises françaises : celui d’une rupture ou d’une perturbation des chaines d’approvisionnement (pour celles qui se fournissent à l’étranger), et celui d’impayés (pour celles qui ont leurs principaux partenaires commerciaux à l’étranger), augmentant l’effet domino des défaillances.
« Nous pensons que ce double risque va rester élevé en France à l'horizon 2026-2027 au regard de nos prévisions mondiales et par pays. Notre indice de défaillance à l'export, qui prend en compte le poids de chaque pays dans les exportations nationales, a augmenté de +8 % en 2025 (contre +6 % pour l'indice global) après une hausse de +13% en 2024, traduisant ainsi une augmentation du risque clients en faillite plus forte à l'export que sur le marché domestique. Pour 2026, nous prévoyons une nouvelle hausse de +1 % de cet indice, ce qui signifie pour les dirigeants d'entreprise que la vigilance doit rester de mise face à ce haut niveau prolongé du risque de défaillances en France comme à l'international » conclut Maxime Lemerle.
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