CÔTE D'OR

Viticulteurs et agriculteurs interpellent la préfète

Viticulteurs et agriculteurs interpellent la préfète
Viticulteurs et agriculteurs interpellent la préfète
Viticulteurs et agriculteurs interpellent la préfète
Viticulteurs et agriculteurs interpellent la préfète

En quelques jours à peine, la nouvelle préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, a rencontré les acteurs de la filière viticole d’abord puis des agriculteurs de tous horizons ensuite.

Elle l’avait dit, elle l’a fait ! Violaine Démaret, fraichement nommée préfète de Bourgogne-Franche-Comté et de Côte-d’Or, avait manifesté sa volonté de rencontrer rapidement les agriculteurs du territoire. Après avoir échangé avec les viticulteurs à Beaune, elle s’est déplacée dans le territoire périurbain de Saint-Julien pour échanger avec l’ensemble de la profession. « J’avais identifié deux priorités évidentes en prenant mes fonctions : la sécurité et l’agriculture » résume Violaine Démaret.

Les viticulteurs sur le devant de la scène
Au cours d’une rencontre avec une vingtaine de représentants du monde agricole sur une exploitation, la préfète a notamment été informée des difficultés que rencontrent les viticulteurs aussi bien sur la question de la location des tonneaux que sur celle des fermages. « Ils représentent le deuxième poste de dépense des exploitations, derrière les charges de personnel, soit 20 à 30 % du chiffre d’affaires » a précisé un viticulteur présent qui a également souligné les tensions sur les exportations, en particulier avec le marché américain, en forte diminution. La profession a partagé son attente quant à la confirmation de la réintroduction du cuivre comme fongicide.
La viticulture n’a pas été la seule filière à exprimer ses inquiétudes. Les céréaliers ont quant à eux mentionné les dégâts dus aux sangliers et aux cervidés, estimés à deux millions d’euros par an et à 2 000 hectares ravagés dans le département. Les éleveurs sont eux revenus sur la tuberculose bovine. « Les agriculteurs n’ont pas besoin de longs discours mais qu’on les écoute et que l’on agisse. Il faut traduire les paroles en acte » a souligné Violaine Démaret. En ce sens, elle s’est engagée à reprendre tous les points évoqués y compris ce dernier sujet. « Ils ont mentionné l’impact des blaireaux sur la dissémination de la maladie. Je vais regarder ce point avec les équipes qui maitrisent la question. »

Des inquiétudes communes 
Tous se sentent concernés par deux sujets majeurs à commencer par la simplification. « Elle est à notre portée, nous nous devons de le faire localement et de faire remonter les propositions pertinentes. » La préfète a toutefois rappelé que les normes visent également à sécuriser et soutenir l’agriculture.
L’eau figure par ailleurs au cœur des préoccupations de la profession, que ce soit pour irriguer les champs ou abreuver les animaux d’élevage. Soutenus par Jacques De Loisy, président de la chambre d’agriculture de Côte-d’Or, les projets de remise en eau des étangs ont été évoqué. « Nous devons accélérer la création de ces mises en réserve d’eau. » La nouvelle préfète estime que les acteurs locaux se sont montrés précurseurs sur ce sujet en le pensant sous l’angle de la mutualisation avec les services d’incendie et de secours. « C’est une agriculture locale qui bouge et qui n’est pas renfermée sur elle-même. »

Nadège Hubert