Beaune, Bligny, Ladoix - Vent de contestation dans les écoles : parents et enseignants mobilisés contre les fermetures de classes

Beaune, Bligny, Ladoix - Vent de contestation dans les écoles : parents et enseignants mobilisés contre les fermetures de classes

À Beaune, Bligny-lès-Beaune ou encore Ladoix-Serrigny, la mobilisation s’organise face aux suppressions de postes annoncées pour la rentrée 2026. Parents et enseignants dénoncent une dégradation des conditions d’apprentissage et appellent à des actions dès le lundi 30 mars.

À Beaune, une classe supprimée malgré des effectifs en hausse
À l’école des Blanches-Fleurs, à Beaune, l’annonce a provoqué incompréhension et colère. Selon les parents d’élèves réunis au sein du collectif « Les Amis des Blanches-Fleurs », un poste d’enseignant sera supprimé à la rentrée prochaine.
Une décision difficile à accepter alors que les effectifs sont en augmentation. « Six élèves en plus mais une classe en moins », résument-ils.
Conséquence directe : les élèves devront être répartis dans six classes au lieu de sept, entraînant des effectifs plus chargés. Les parents redoutent une baisse de la qualité de l’enseignement, avec moins de temps accordé à chaque enfant, notamment pour ceux déjà en difficulté.
Une pétition en ligne a également été lancée pour soutenir le maintien de la classe, recueillant déjà 163 signatures. Pour la signer c’est ici.
 
Une mobilisation dès lundi matin à Beaune
Face à cette situation, les parents appellent à se mobiliser. Le rassemblement est prévu lundi 30 mars à 8 h 30 devant l’école des Blanches-Fleurs
Objectif : alerter sur les conséquences de cette suppression de poste et défendre de meilleures conditions d’apprentissage pour les élèves.
 
Une inquiétude partagée dans d’autres communes. La situation dépasse largement le cadre de Beaune.
 
Bligny-lès-Beaune : une forte mobilisation des familles
À Bligny-lès-Beaune, la contestation est tout aussi vive. L’annonce de la fermeture d’une classe de primaire est perçue comme une menace directe pour l’équilibre de l’école et la qualité de l’enseignement.
Parents et enseignants pointent des conséquences très concrètes : hausse des effectifs, classes à plusieurs niveaux, diminution du temps consacré à chaque élève. Dans une commune attachée à son école, cette décision est vécue comme un recul.
Les familles insistent aussi sur l’impact à plus long terme : une école fragilisée, c’est aussi un territoire moins attractif pour les nouvelles familles.
La pétition locale rassemble déjà 372 signatures, preuve d’une forte mobilisation. Pour la signer c’est ici.
 
Un rassemblement est prévu ce vendredi 27 mars à 16 h 30 devant l’école
Ce rendez-vous doit permettre aux parents, enfants et habitants de se réunir pour faire entendre leur opposition et interpeller les autorités.
 
 Ladoix-Serrigny et Chorey : une mobilisation massive et des écoles à l’arrêt
Au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Ladoix-Serrigny et Chorey, la situation suscite une inquiétude majeure.
La fermeture envisagée d’une classe entraînerait une réorganisation complète des effectifs, avec des classes plus chargées et des conditions d’apprentissage dégradées. Les parents redoutent notamment une baisse du suivi individualisé et une pression accrue sur les enseignants.
Ils mettent également en avant les conséquences sur le bien-être des enfants : fatigue, perte de repères et difficultés accrues dans les apprentissages.
La pétition a déjà recueilli 354 signatures ce matin, pour la signer c’est ici.
La réponse des enseignants est forte : ils ont décidé de se mettre en grève pour dénoncer cette situation ce lundi 30 mars. Aucune classe ouverte, aucun accueil des élèves et fermeture du périscolaire.

Une mobilisation est prévue lundi 30 à 17 h devant l'école primaire Pierre Joigneau (3 place de la mairie), suivi d'une réunion à 18 h à la salle des fêtes de Ladoix-Serrigny (5 route de Beaune) pour comprendre les impacts que cette fermeture de classe aura sur la scolarité de nos enfants. 

Idem au RPI de Merceuil et Montagny-les-Beaune pétition à signer ici

Des conséquences concrètes pour les élèves
Au cœur des revendications, un point central : l’impact sur les enfants.
Les fermetures de classes entraînent mécaniquement une hausse des effectifs par classe. Pour les parents, cela signifie : moins de suivi individualisé, des apprentissages plus difficiles, une fatigue accrue pour les élèves comme pour les enseignants
Certains redoutent également la mise en place de classes à niveaux multiples, plus complexes à gérer pédagogiquement.
Au-delà des résultats scolaires, c’est aussi le bien-être des enfants qui est évoqué. Dans un contexte où la santé mentale des plus jeunes est de plus en plus prise en compte, les familles insistent sur la nécessité de maintenir un environnement scolaire serein.
 
Une mobilisation inscrite dans un mouvement plus large
Ces actions locales s’inscrivent dans un contexte plus global de contestation. À l’échelle académique, la mobilisation contre les suppressions de postes et le manque de moyens s’intensifie.
Dans un communiqué intersyndical diffusé après la grève du 19 mars, enseignants et personnels dénoncent des « conditions de travail intolérables » et des effectifs en forte hausse, rendant l’enseignement de plus en plus difficile .
Ils appellent à poursuivre la mobilisation, notamment avec de nouvelles journées de grève dont le lundi 30 mars et des rassemblements pour défendre le service public d’éducation.
Derrière ces mobilisations, un même objectif : préserver des conditions d’apprentissage dignes et garantir à chaque enfant les meilleures chances de réussite.

Jeannette Monarchi