BOURGOGNE

Célébration de l’Aïd-el-Kébir en Bourgogne-Franche-Comté

Célébration de l’Aïd-el-Kébir en Bourgogne-Franche-Comté

La fête de l’Aïd-el-Kébir se tiendra le 27 mai 2026. Cette fête, qui dure traditionnellement 3 jours, donne lieu à des abattages rituels d’animaux et doit se dérouler dans le respect des réglementations sanitaires, environnementales, relatives à la protection animale et commerciales.
Les personnes qui souhaitent célébrer cette fête peuvent :
•                acheter les carcasses d’animaux abattus pendant l’Aïd auprès de bouchers ou de la grande distribution ;
•                se rapprocher des associations cultuelles musulmanes pour la commande d’un animal ;
•                contacter un abattoir pérenne ou temporaire autorisé effectuant l’abattage rituel le jour de l’Aïd.
Les contrôles réalisés par les services de l’État dans ces abattoirs lors de l’Aïd permettent d’assurer la protection de la santé publique, en assurant une inspection vétérinaire post mortem et en écartant les animaux malades et les viandes impropres à la consommation. Une marque officielle ou estampille, apposée sur les carcasses, est la garantie d’une inspection sanitaire. Ces contrôles permettent également de veiller au respect de la protection animale et de l’environnement.

Rappel du cadre réglementaire et renforcement des contrôles 
L’abattage n’est autorisé que dans les abattoirs agréés et pratiqué par des personnes dûment habilitées.
L’achat, la détention, le transport ou l’abattage d’animaux, hors de ce cadre réglementaire, est interdit et expose les contrevenants à des poursuites pénales.
Le recours à l’abattage hors abattoir agréé est un délit réprimé par une peine de 6 mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.
Un appel à la plus grande vigilance est formulé pour l’introduction d’animaux vivants du fait du contexte sanitaire en Europe vis à vis de plusieurs maladies graves des ruminants : fièvre aphteuse, peste des petits ruminants, clavelée.
La circulation des ovins et des caprins sera temporairement réglementée afin d’assurer un haut niveau de protection animale et de prévenir tout risque sanitaire vis-à-vis de l’émergence de maladies transmissibles aux animaux d’élevage présentes aux portes du territoire national (notamment la fièvre aphteuse, la clavelée, la peste des petits ruminants…).
La fièvre aphteuse n’est pas une maladie transmissible à l’Homme, mais elle est extrêmement contagieuse pour les troupeaux de vaches et de moutons notamment. Elle fait partie des maladies animales réglementées et pour lesquelles des mesures de police sanitaire doivent être prises. Il en est de même pour la peste des petits ruminants comme la clavelée.
La France est indemne de fièvre aphteuse mais de nombreux pays sont touchés dans diverses parties du monde en Asie, Afrique, Amérique du Sud et au Moyen-Orient. Celle-ci est actuellement recensée en Turquie, au Moyen-Orient, à Chypre depuis février 2026 et en Grèce (île de Lesbos) depuis le 16 mars 2026. Le risque d’introduction de cette maladie en Europe reste donc important. Pour les autres maladies précitées, des restrictions de mouvement s’imposent concernant notamment la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce.
Il est donc rappelé qu'il est interdit de ramener sur le territoire français des animaux et des produits d'origine animale qui pourraient être contaminés et être vecteurs de maladies hautement contagieuses comme la fièvre aphteuse. L’importation illégale de produits ou sous-produits d’origine animale est punie de deux ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende (article L.237-3 du code rural et de la pêche maritime). Ces produits pourront être saisis ou détruits lors des contrôles (article L.236-9 du code rural et de la pêche maritime).
Les services des directions départementales de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DD(ETS)PP), la police et la gendarmerie seront mobilisés pour faire respecter les dispositions réglementaires.

Pour tout renseignement complémentaire :