BEAUNE

Rentrée scolaire 2026 à Beaune - La Ville veut anticiper la baisse des effectifs et transformer ses écoles

Rentrée scolaire 2026 à Beaune - La Ville veut anticiper la baisse des effectifs et transformer ses écoles
Rentrée scolaire 2026 à Beaune - La Ville veut anticiper la baisse des effectifs et transformer ses écoles
Rentrée scolaire 2026 à Beaune - La Ville veut anticiper la baisse des effectifs et transformer ses écoles
Rentrée scolaire 2026 à Beaune - La Ville veut anticiper la baisse des effectifs et transformer ses écoles

1 049 élèves ont fait leur rentrée ce mardi dans les écoles publiques de Beaune. Si les effectifs restent globalement stables pour cette rentrée 2026, la Ville regarde déjà vers les prochaines années avec un travail sur la démographie scolaire et le lancement du « Plan Écoles 2035 ». Travaux, adaptation au changement climatique, sport, culture et évolution des bâtiments sont au cœur de la réflexion.

C’est devenu une tradition à Beaune. À chaque rentrée scolaire, le maire et son équipe municipale parcourent les établissements de la ville afin de rencontrer les enseignants, les équipes éducatives et de constater sur le terrain les conditions de cette nouvelle année scolaire. Ce mardi 1er septembre, Pierre Bolze était accompagné notamment d’Anne-Gaëlle Catinot, première adjointe en charge de la qualité de vie, du rayonnement de la ville, de l’attractivité, de la culture et du mécénat, de Stéphane Dahlen, quatrième adjoint chargé de l’urbanisme et des travaux, de Rémi Blas, conseiller municipal délégué aux écoles et aux affaires scolaires, ainsi que d’Arnould Vanderstuyf, inspecteur de l’Éducation nationale.
La journée a débuté à 8h45 au groupe scolaire de Blanches-Fleurs, avant de se poursuivre à Bretonnière, Jeanne d’Arc, Rempart, Saint-Exupéry et Peupliers. La matinée s’est achevée autour d’un déjeuner au restaurant scolaire de Bretonnière.
 
1 049 élèves pour cette rentrée
La rentrée 2026 concerne actuellement 1 049 élèves dans les écoles publiques de Beaune, soit 276 enfants en maternelle et 689 en élémentaire, auxquels s’ajoutent les dispositifs spécifiques. La ville compte sept groupes scolaires, répartis sur 14 sites, avec cette année 16 classes en maternelle, dispositif de toute petite section compris, et 35 classes en élémentaire, dont deux ULIS. « On a une relative stabilité sur cette année sur l'ensemble de la ville », résume Pierre Bolze.
Dans le détail, les effectifs de maternelle enregistrent une légère baisse d'environ dix élèves, tandis que les écoles élémentaires accueillent 24 élèves supplémentaires. Cette hausse s'explique notamment par l'arrivée en CP d'une génération plus importante d'enfants nés durant la période Covid. Les données restent toutefois susceptibles d'évoluer, les effectifs définitifs devant être consolidés avec les nomenclatures de septembre.
Pour les nouvelles inscriptions, 124 enfants sur les 155 nés en 2023 et résidant à Beaune sont actuellement inscrits en petite section, soit un taux de conversion de 80 %. Ce taux était de 73 % en 2025.
 
Deux fermetures et deux ouvertures de classes
La carte scolaire 2026 se traduit par un équilibre entre fermetures et ouvertures. Deux classes ordinaires ont fermé : l'une à la maternelle Peupliers, l'autre à l'élémentaire Champagne-Saint-Nicolas. Dans le même temps, deux ouvertures ont été prononcées dans les écoles élémentaires Remparts et Echaliers. La Ville a par ailleurs obtenu le maintien d'une classe qui était menacée de fermeture au groupe scolaire de Blanches-Fleurs.
Les effectifs moyens restent globalement corrects, même si des différences existent selon les secteurs, avec des classes oscillant entre 19 et 24 élèves.
Mais la situation mérite déjà d'être surveillée. « On a quand même quelques petits éléments un peu d'inquiétude », souligne Pierre Bolze, citant notamment le faible nombre d'élèves actuellement en grande section de maternelle. Ils seront 109 en grande section, alors que les CM2 sont au nombre de 135. Une différence qui pourrait avoir des conséquences dès la rentrée 2027. « On regarde quand même avec attention l'évolution des effectifs scolaires sur Beaune parce que ça implique bien sûr beaucoup de choses. »
 
Anticiper plutôt que subir la démographie scolaire
La question démographique constitue justement l'un des principaux dossiers de cette rentrée pour la municipalité. À l'échelle nationale, près d'un million d'élèves devraient avoir disparu des effectifs scolaires en dix ans. La Côte-d'Or connaît elle aussi une baisse démographique scolaire. Beaune n'échappe pas à cette tendance. La ville comptait jusqu'à 2 500 élèves scolarisés en 1995 et dispose aujourd'hui de bâtiments dont certains ont été dimensionnés pour des effectifs beaucoup plus importants. « Notre ambition sur ce début d'année, c'est d'avoir une réflexion sur la démographie scolaire. Nous avons entamé un travail avec l'INSEE, avec d'autres partenaires pour justement anticiper et ne pas subir. »
La municipalité souhaite ainsi travailler sur une période de cinq à dix ans, afin de mieux mesurer l'évolution des naissances, des familles et des quartiers, et d'adapter progressivement la carte scolaire et les équipements. « La pire des choses serait chaque année de subir les chiffres qui tombent et qui nous sont donnés par l'administration de l'Éducation. Donc ce qu'on souhaite vraiment, c'est anticiper. » Cette réflexion doit notamment permettre de déterminer quels établissements devront être rénovés, réorganisés ou éventuellement faire l'objet d'opérations plus importantes dans les années à venir.
 
Blanches-Fleurs, première illustration du futur Plan Écoles 2035
Le groupe scolaire de Blanches-Fleurs était symboliquement le point de départ de cette journée de rentrée. D'importants travaux y sont actuellement réalisés, pour un montant d'environ 3,5 millions d'euros. La nouvelle école maternelle doit être livrée à la fin du premier trimestre, avant son aménagement et une mise en service prévue pour janvier.
Pour Pierre Bolze, le chantier constitue une première illustration de la politique que la municipalité souhaite désormais déployer à travers le « Plan Écoles 2035 ». « C'est de montrer tout l'investissement de la Ville de Beaune, notre volonté politique d'améliorer les conditions de vie des élèves, de donner aux élèves les meilleures conditions pour apprendre. » L'objectif est désormais d'étendre cette réflexion à l'ensemble des écoles. « Le plan Écoles 2035 que nous lançons (...) c'est reprendre chaque école pour revoir le bâti, pour revoir les conditions d'apprentissage, les conditions matérielles qui sont données aux élèves de Beaune. »
 
350 000 euros de travaux réalisés ou engagés
L'été n'a pas été synonyme d'arrêt pour les services municipaux. Plusieurs interventions ont été réalisées ou engagées dans les établissements scolaires. Parmi les travaux figurent notamment la réfection de la toiture de la restauration scolaire du groupe Peupliers, la reprise des enduits des façades arrière de l'école maternelle Echaliers, la rénovation des halls et des quatre cages d'escaliers de l'élémentaire Echaliers, la mise en sécurité de la pompe à chaleur, le remplacement d'un extracteur d'air ou encore l'installation d'une pompe à chaleur à l'élémentaire Echaliers. Des travaux ont également été menés à Jeanne d'Arc, avec le changement de stores, ainsi qu'à Remparts, avec l'installation d'un visiophone. Des interventions ont aussi concerné Gigny.
La Ville a par ailleurs acquis une centaine de brasseurs d'air et dix climatiseurs mobiles grâce au plan EDF. Ils seront progressivement installés dans les écoles.
Au total, les travaux et acquisitions réalisés ou notifiés représentent environ 350 000 euros, hors chantier de Blanches-Fleurs.
Le programme ne s'arrête pas à la rentrée. D'ici la fin de l'année, sont notamment prévus la consolidation du réseau d'eau et de chauffage du groupe Peupliers, des travaux d'étanchéité des toitures des maternelles Bretonnière et Saint-Nicolas, la reprise de certains sols à Bretonnière, l'acquisition de mobilier scolaire, la sécurisation de radiateurs à Echaliers ou encore la réfection d'un chemin d'accès. Une opération de déminéralisation de la cour de la maternelle Peupliers est également programmée.
Enfin, des diagnostics de faisabilité doivent démarrer pour les groupes scolaires Champagne et Peupliers, dans la perspective d'opérations pouvant s'échelonner entre 2027 et 2032.
 
Remettre l'école au centre de la ville
Le projet municipal ne se limite toutefois pas aux murs des écoles. Pierre Bolze souhaite également renforcer les liens entre les établissements scolaires et les acteurs sportifs et culturels du territoire. « L'école, c'est un lieu d'apprentissage, il ne faut pas oublier ce qu'il y a tout autour : le sport, la culture, apprentissage également avec l'éducation au sport et à la culture. » La Ville entend ainsi augmenter progressivement l'offre proposée aux élèves en s'appuyant davantage sur les associations et les organismes locaux. Le conservatoire, l'école des beaux-arts et les associations sportives et culturelles doivent notamment être associés à cette démarche. « C'est véritablement intégrer l'école à la ville. C'est les bonnes conditions d'apprentissage, mais pas que. C'est de la culture, c'est du sport. »
Une orientation qui doit notamment s'inscrire dans un futur plan destiné à généraliser la pratique sportive et culturelle dans les écoles.
 
Faire de Beaune une ville où les familles peuvent s'installer
Derrière la question scolaire, le maire voit également un enjeu plus large : celui de l'attractivité résidentielle et de l'accueil des familles. « Notre rôle est également de faciliter la vie pour qu'avoir un enfant ne soit pas une contrainte, notamment face à la problématique du logement et des modes de garde. » La Ville estime notamment devoir progresser sur l'accueil du jeune enfant et souhaite travailler sur cette question afin de mieux accompagner les familles. La question du logement est également intégrée à cette réflexion, avec la volonté de proposer davantage de solutions adaptées aux classes moyennes. « Nous allons requalifier les projets pour mieux les adapter, notamment sur la typologie de logements », explique le maire. L'école apparaît ainsi comme l'un des éléments d'une stratégie plus globale : attirer et maintenir les familles à Beaune, anticiper l'évolution démographique et adapter les équipements publics à cette nouvelle réalité.
 
Un budget de fonctionnement de 2,5 millions d'euros
Le service Éducation, dirigé par Vincent Leguay, représente actuellement environ 2,5 millions d'euros dans le budget de fonctionnement de la collectivité. À cela s'ajoutent les investissements consacrés aux bâtiments et équipements scolaires.
Pour mémoire, les travaux réalisés en régie en 2025 avaient représenté 142 841 euros, dont 15 118 euros dans les écoles maternelles, 46 049 euros dans les écoles élémentaires et 81 674 euros pour les interventions des parcs et jardins.
Avec le Plan Écoles 2035, la Ville entend désormais inscrire ces dépenses dans une stratégie de plus long terme. Car si la rentrée 2026 apparaît relativement stable, les chiffres démographiques invitent déjà à préparer la suivante. « Ce que l'on doit faire, c'est bien sûr les élèves actuels, leur donner les meilleures conditions, mais prévoir déjà l'école de demain avec ces évolutions-là. On ne peut pas faire comme si ça n'existait pas. »

Jeannette Monarchi