BEAUNE
Le lieutenant-colonel Amal Ayoubi quitte la compagnie de Beaune pour l’École de guerre à Paris
Par Jeannette Monarchi
Publié le 13 Juin 2025 à 09h05
Femme de terrain, cheffe respectée, figure engagée, le lieutenant-colonel Amal Ayoubi s’apprête à rejoindre l’École militaire à Paris pour suivre l’enseignement supérieur du 2e degré après plus de deux années à la tête de la compagnie de gendarmerie de Beaune. Ce jeudi, elle a été chaleureusement saluée lors de son pot de départ au château de Savigny-lès-Beaune.
C’est dans le cadre chaleureux et chargé d’histoire du château de Savigny-lès-Beaune que s’est tenu le pot de départ du lieutenant-colonel Amal Ayoubi, commandante de la compagnie de gendarmerie départementale de Beaune depuis août 2022. À compter du 1er août prochain, elle rejoindra l’École militaire de Paris dans le cadre de l’enseignement militaire supérieur du 2e degré (EMS2), une formation exigeante qu’elle a brillamment intégrée. Son successeur à la tête de la compagnie de gendarmerie de Beaune sera prochainement nommé.
Face à une salle comble réunissant gendarmes, élus, partenaires institutionnels, chefs d’entreprises, viticulteurs, amis et collègues, la commandante a livré un discours fort, personnel, empreint d’émotion et de gratitude.
« Je pars avec une certitude : la sécurité d’un territoire ne se décrète pas, elle se construit avec les élus, avec la population, grâce à une volonté partagée afin de porter ses fruits. Je quitte mon poste avec la fierté d’avoir servi ici, à Beaune. » Elle a raconté avec justesse son parcours, son adaptation au territoire, et ce que signifie véritablement « commander une compagnie » : « Je suis arrivée avec le souci de bien faire, de bien commander. Et je me suis vite aperçue qu’il fallait d’abord écouter, observer, s’imprégner, comprendre la Bourgogne et son esprit. Il faut du tact, du temps, des convictions. Être commandant à Beaune, c’est épouser un territoire ».
Hommages appuyés et éloges partagés
Reprenant une métaphore rugbystique, « l’essai a été transformé », le général François Santarelli, commandant en second la région de gendarmerie de Bourgogne-Franche-Comté, a rendu hommage à une « femme de terrain, compétente et respectée », ayant su allier autorité et écoute. Il a rappelé la rigueur du concours d’entrée de l’École de guerre, notant que ce sera la deuxième affectation francilienne de l’officière. Avec humour et bienveillance, il a évoqué les défis d’une scolarité exigeante loin du terrain : « J’espère que vous ne sombrerez pas dans la déprime après avoir dirigé une compagnie. Il faudra faire preuve de résilience face à un amphithéâtre surchargé ». Il a aussi rappelé les épreuves traversées : accident mortel en 2022, émeutes en 2023, démantèlement de réseaux criminels — autant d’occasions où « son œil aguerri d’OPJ a fait la différence ». Le général a également mentionné sa réussite au test du GIGN et son choix délibéré de suivre une autre voie, fidèle à son caractère. Enfin, il a salué une cheffe engagée, proche des élus, « multicartes et prédestinée à de hautes fonctions », concluant avec émotion : « C’est la seule ligne qui manque encore à ton CV. Merci pour ton implication et ton sourire. Travailler avec toi a été un plaisir à plus d’un titre ».

Le député René Lioret a de son côté salué une « femme d’exception », soulignant sa maîtrise, sa rigueur et son sens du résultat, « Vous incarnez une gendarmerie moderne, exigeante mais humaine » avant de lui remettre la médaille de l’Assemblée nationale.
Enfin, le sous-préfet de l’arrondissement de Beaune, Benoît Byrski, a évoqué leur première rencontre à l’occasion d’une affaire lors des vendanges avec un campement dans des conditions « inhumaines » de vendangeurs à Meursault. Face à lui, il a trouvé une commandante réactive et lucide, capable de trouver des solutions dans un contexte tendu. « Dans le climat de tensions actuel, la France a besoin de gendarmes comme vous, capables d’agir avec discernement et de trouver des solutions. » Il a salué la qualité de leur collaboration, fondée sur la confiance, l’écoute et l’efficacité, et a conclu avec chaleur : « Ce fut un vrai bonheur de travailler ensemble. Ce n’est pas un hasard si vous êtes admise à l’École de guerre. Vous allez nous manquer ».

Une cheffe engagée, une femme profondément humaine
Le lieutenant-colonel Amal Ayoubi a tenu à remercier chacun, saluant les relations de confiance nouées avec le sous-préfet, dans un esprit constant de service du public. Elle a exprimé sa reconnaissance envers ses chefs, les généraux Laniel et Santarelli, dont l’exigence alliée à une liberté d’action a été, selon ses mots, « un véritable levier d’épanouissement ».
À ses subordonnés, elle a rendu un hommage appuyé : « Ce sont les artisans de la sécurité au quotidien. Ils ont servi avec loyauté et courage. Je pars avec une part de chacun d’eux, et la fierté des victoires collectives ».
Elle a salué le soutien indéfectible de son second et de son secrétariat, ainsi que la qualité des relations interservices, franches et efficaces, notamment avec la police, au service de l’intérêt général.
Aux élus, viticulteurs, chefs d’entreprise et présidents d’associations, elle a exprimé sa profonde gratitude pour leur accueil généreux, soulignant ce qu’elle a appris à leurs côtés : le respect des traditions, la valeur du travail, et la transmission. Un lien fort les unit, celui de l’amour du territoire et de sa protection.
Enfin, elle a eu une pensée émue pour sa famille : « J’ai été une mère à mi-temps. Leur engagement m’a permis de vivre pleinement mon commandement ».
Un départ vers de nouveaux horizons
Lauréate du brevet d’enseignement supérieur de la gendarmerie, Amal Ayoubi s’apprête à intégrer, dès le 1er août, une formation prestigieuse au sein de l’École militaire, préparant les futurs cadres dirigeants de la gendarmerie nationale. Une nouvelle étape à la hauteur de son engagement. La cérémonie s’est conclue dans une ambiance conviviale par un ban bourguignon, saluant avec émotion le départ de la commandante Ayoubi et un cocktail, marquant une dernière occasion de partage, à l’image de la commandante Ayoubi : chaleureuse, déterminée et profondément humaine.
Jeannette Monarchi
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