BEAUNE
Beaune - Bachar Mar-Khalifé et Ayọ donnent le ton d’un Festival Belen riche en voyages musicaux
Par Jeannette Monarchi
Publié le 14 Juin 2025 à 07h53
Le Festival Belen a ouvert sa 2e édition ce vendredi soir avec deux concerts d’exception dans l’écrin majestueux de la collégiale de Beaune. Près de 500 spectateurs étaient présents pour cette première soirée musicale où la grâce de Bachar Mar-Khalifé a rencontré la chaleur solaire d’Ayọ, dans une communion vibrante avec le public.
La soirée s’est ouverte par une brève allocution du maire Alain Suguenot, rappelant le chemin parcouru depuis la première édition. « Il y a un an et demi, nous avons fait le pari d’un nouveau rendez-vous pour Beaune : un nouveau festival qui deviendrait une nouvelle signature pour notre ville. Aujourd’hui il est une véritable entreprise musicale portée par la pugnacité et le mécénat, avec André Manoukian, fil conducteur musical, une marraine engagée – Élodie Frégé – et une adjointe en charge de la culture, Charlotte Fougère, créative, inventive, exigeante. »

Si André Manoukian, directeur artistique du festival, n’a pas pu être présent pour cette soirée d’ouverture, c’est Élodie Frégé qui a pris le relais. Non plus sur scène comme pour la 1re édition, mais dans un nouveau rôle : celui de marraine du Festival Belen. Présente aux côtés de Charlotte Fougère, elle a accompagné avec émotion la présentation de la programmation par Charlotte Fougère, promettant « trois jours de magie musicale ». Élodie Frégé, quant à elle, a évoqué les artistes de la soirée avec poésie : Bachar Mar-Khalifé, porteur d’un « voyage particulier », et Ayọ, « déesse de l’enveloppement, douce, rassurante, ouverte sur le monde et la tolérance ».

Bachar Mar-Khalifé : une caresse musicale, un cri intérieur
À 20 h, Bachar Mar-Khalifé a pris place, seul au piano. Tout de noir vêtu, dans une sobriété saisissante, il a embarqué l’auditoire dans un voyage introspectif entre l’Orient et l’Occident, entre Chopin et Nirvana, entre Beyrouth et Paris. Sa voix, douce et presque murmurée, épousait les silences, avant de laisser place à des envolées plus rythmées et funkys, entre groove oriental et expérimentations percussives. Ses doigts effleuraient les touches comme on effleure une blessure encore vive. Une musique comme une caresse, triste et belle, brisée et lumineuse à la fois.

Sa reprise de Something in the Way, son hommage à Christophe, ou encore Sawfa Nabqa Houna pour Gaza, ont suspendu le temps. Dans l’atmosphère recueillie de la collégiale, le public retenait son souffle, transporté loin, yeux fermés, frissons à fleur de peau.
Ayọ : une voix puissante, une présence magnétique
Après l’introspection, place à l’envoûtement. À 21 h, Ayọ est entrée en scène avec son djembé ou son tambour d'océan, ou accompagnée d'une contrebasse et un piano, pour un set tout en élégance et spiritualité. Sa voix, à la fois suave, jazzy et puissante, a rapidement enveloppé la collégiale d’une chaleur bienveillante. Elle a chanté son nouvel album “Mami Wata”, inspiré par les éléments, la mer et les terres polynésiennes où elle vit désormais.

Mêlant français, anglais et langue maternelle, Ayọ a partagé son univers empreint de douceur, de tolérance et de quête intérieure. Les spectateurs ont redécouvert avec plaisir ses titres emblématiques comme Down on My Knees ou Life is Real, revisités avec une liberté nouvelle, dans une alchimie folk, soul et introspective.
Une communion musicale et humaine
Cette soirée inaugurale a tenu toutes ses promesses : des voix singulières, habitées, profondément humaines, qui résonnent longtemps après le dernier accord. Le Festival Belen affirme sa singularité, entre exigence artistique et chaleur du partage.
Rendez-vous ce samedi pour la suite de cette édition avec d’autres escales musicales à Beaune.
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