Déclaration de revenus 2026 : ce qu’il faut savoir avant de remplir sa feuille d’impôts

Déclaration de revenus 2026 : ce qu’il faut savoir avant de remplir sa feuille d’impôts

La campagne de déclaration des revenus 2025 est officiellement ouverte depuis le 9 avril 2026. Comme chaque année, des millions de contribuables doivent déclarer leurs revenus sur le site de la Direction générale des Finances publiques, mais cette édition 2026 s’accompagne de plusieurs évolutions importantes : nouveau barème fiscal, changements pour les locations meublées touristiques et nouvelles règles pour certains crédits d’impôt.
 
Un calendrier différent selon les départements
Les contribuables qui déclarent en ligne disposent de plusieurs échéances selon leur département de résidence.
Jusqu’au 21 mai 2026 pour les départements 01 à 19 ainsi que les non-résidents
Jusqu’au 28 mai 2026 pour les départements 20 à 54
Jusqu’au 4 juin 2026 pour les départements 55 à 974 et 976
Pour les déclarations papier, la date limite est fixée au 19 mai 2026 à minuit.
 
Des changements pour les crédits d’impôt et les services à domicile
Cette année, plusieurs ajustements concernent les réductions et crédits d’impôt.
Le plafond des dons aux associations venant en aide aux personnes en difficulté passe de 1 000 à 2 000 euros. Le taux de réduction d’impôt grimpe également de 66 % à 75 %. Concrètement, un don de 1 000 euros peut désormais ouvrir droit à une réduction fiscale de 750 euros.
Du côté des services à la personne, les contribuables employant un salarié à domicile devront désormais préciser la nature exacte des dépenses engagées parmi 27 catégories proposées lors de la déclaration en ligne.
 
Airbnb et locations meublées : la fiscalité se durcit
Les propriétaires proposant des locations meublées touristiques, notamment via des plateformes comme Airbnb, sont également concernés par un changement important.
Pour les logements non classés, l’abattement fiscal est désormais réduit à 30 %, avec un plafond fixé à 15 000 euros de revenus. Au-delà, les revenus devront être déclarés au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).
Les meublés de tourisme classés conservent en revanche un abattement de 50 %.
Cette évolution découle de la loi Le Meur, destinée à limiter l’essor des locations saisonnières dans les zones où l’accès au logement devient difficile.
 
Une nouvelle contribution pour les très hauts revenus
Autre nouveauté : l’entrée en vigueur de la contribution différentielle sur les hauts revenus, parfois surnommée « taxe Barnier ». Elle vise à garantir une imposition minimale de 20 % pour les foyers les plus aisés. Elle concerne les personnes seules dont le revenu fiscal dépasse 250 000 euros ainsi que les couples au-delà de 500 000 euros.
 
Un barème revalorisé face à l’inflation
Enfin, le barème de l’impôt sur le revenu a été revalorisé de 0,9 % afin de compenser les effets de l’inflation sur les ménages. L’objectif affiché par l’administration fiscale est d’éviter que certaines hausses de revenus liées à l’inflation ne fassent basculer artificiellement des contribuables dans une tranche d’imposition supérieure.