BOURGOGNE

Côte-d'Or - Le sénateur François Patriat est décédé à l'âge de 83 ans

Côte-d'Or - Le sénateur François Patriat est décédé à l'âge de 83 ans

L'annonce du décès de François Patriat suscite une vive émotion en Côte-d'Or, où les témoignages de sympathie et les hommages commencent à affluer.

Figure majeure de la vie politique bourguignonne et nationale, François Patriat est décédé ce mercredi 19 août à l'âge de 83 ans. Le sénateur de Côte-d'Or était hospitalisé au CHU de Dijon depuis un grave accident de vélo survenu le 17 juillet dernier à Pouilly-en-Auxois.
Né à Semur-en-Auxois en 1943 et vétérinaire de formation, François Patriat avait marqué la vie politique locale pendant plus de cinquante ans. Élu conseiller général dès 1976, député de Côte-d'Or à plusieurs reprises, il avait également présidé le Conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015.
Membre du Parti socialiste depuis les années 1970, il avait été secrétaire d'État chargé des PME, du Commerce et de l'Artisanat puis ministre de l'Agriculture dans le gouvernement de Lionel Jospin en 2002.
Ces dernières années, François Patriat s'était imposé comme l'un des plus fidèles soutiens d'Emmanuel Macron. Présent dès le lancement d'En Marche en 2016, il avait créé puis présidé le groupe macroniste au Sénat. Sénateur de Côte-d'Or depuis 2008, il avait annoncé en juin dernier qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat lors des élections sénatoriales de septembre 2026.
Avec sa disparition, la Côte-d'Or perd l'une de ses personnalités politiques les plus influentes des dernières décennies.

François Sauvadet, Président du Conseil Départemental de la Côte-d’Or, lui rend hommage dans un communiqué 
« C’est avec une grande émotion et beaucoup de tristesse que j’ai appris la disparition de François Patriat. Je tiens à saluer sa mémoire et à lui rendre un hommage appuyé.
Il est des parcours politiques qui dépassent les clivages et les appartenances partisanes. Celui de François Patriat est de ceux-là.
Je veux avant tout saluer l’engagement de l'homme qui aura consacré sa vie à l’action publique. Dans sa commune de Chailly-sur-Armançon, dont il fut maire. En Côte-d’Or comme conseiller général dès 1976, ce fut son premier mandat, il siégeait encore lors de mon élection à la présidence en 2008. Engagé pour la Bourgogne bien sûr, dont il fut président pendant deux mandats. Pour la France, comme ministre, parlementaire, président de groupe au Sénat. Il aura profondément marqué la vie politique de notre pays pendant 50 ans. 
Ce que je retiens surtout, c’est son attachement profond à la Bourgogne, de Sens à Mâcon en passant par Pouilly-en-Auxois et Château-Chinon dont il incarnait à lui seul l’identité, comme Henri Vincenot, et dont il vantait sans cesse les savoir-faire et les atouts, avec une attention particulière portée à son agriculture et à son monde rural.
Cet attachement, nous l’avons partagé dans l’action en créant ensemble le Pays de l’Auxois-Morvan, que nous avons coprésidé. Cette expérience commune témoigne d’une conviction qui nous a toujours réunis : la nécessité de dépasser les frontières partisanes lorsqu’il s’agit de faire avancer nos territoires et de répondre concrètement aux attentes de leurs habitants.
Au-delà des engagements, des combats et des désaccords parfois, je perds d’abord un ami. Nous partagions les mêmes routes, les mêmes cabanes de chasse, les mêmes fermes et le même amour du territoire.
Va et repose en paix François, ton devoir accompli. 
J’adresse mes condoléances à sa femme, à ses enfants, à sa famille et à ses proches. »

Réaction de François Rebsamen, Président de Dijon Métropole, Ancien Ministre
« C'est avec une immense tristesse que j'ai appris le décès de François Patriat.
Aujourd'hui, je perds un ami.
Nos chemins se sont rejoints au temps de François Mitterrand. Pendant plus de quarante ans, nous avons partagé les combats, les responsabilités, les victoires, les épreuves, parfois les désaccords. Mais jamais le respect, la confiance et l'affection qui nous unissaient ne se sont altérés.
François était un homme de Bourgogne. Il l'aimait profondément. Il en connaissait les villages, les forêts, les combes, les vignes, les femmes et les hommes. Il aimait le pinot noir parce qu'il parlait de la terre et de ceux qui la travaillent. François n'a jamais oublié le monde rural. C'était une part de sa France.
Député, ministre, président du conseil régional de Bourgogne, sénateur de la Côte-d'Or puis président de groupe au Sénat, François Patriat a consacré plus d'un demi-siècle au service de la République. À l'heure où la vie publique cède souvent à l'immédiateté, il incarnait la fidélité et le temps long. Fidèle à sa terre, à ses convictions, à la parole donnée. Fidèle aussi aux femmes et aux hommes qu'il choisissait d'accompagner, de Michel Rocard à Emmanuel Macron, avec une liberté de jugement qui ne l'a jamais quitté.
Je lui suis profondément reconnaissant pour tout ce qu'il a apporté à Dijon et sa métropole. Président du conseil régional de Bourgogne, il a accompagné les grands projets qui ont transformé notre métropole : le tramway, le développement de l'université de Bourgogne, la renaissance du musée des Beaux-Arts, les investissements en faveur de la culture, de la recherche, de la santé et du développement économique. Nous partagions cette conviction que lorsque Dijon avance, c'est toute la Bourgogne qui progresse.
Il avait du panache. Dans les moments où d'autres doutaient, je le voyais relever la tête. Il ne se résignait jamais. Il croyait qu'il existait toujours un chemin, une volonté à retrouver, un combat à mener. J'ai souvent admiré cette force tranquille.
Aujourd'hui, la Côte-d'Or, Dijon et la Bourgogne perdent l'un de leurs plus grands serviteurs. Pour ma part, je perds un compagnon de route, un ami avec lequel j'ai partagé une part essentielle de ma vie.
En cet instant de profonde douleur, mes pensées vont à son épouse, à ses enfants, à toute sa famille ainsi qu'à ses proches. Je leur adresse mes condoléances les plus sincères et les plus affectueuses.
Merci pour ton amitié. Merci pour tout ce que tu as donné à l'Auxois, à la Côte-d'Or, à la Bourgogne, à Dijon et à la France.
Adieu, l'ami. »

Hommage de Ludovic Rochette, Président de l’Association des maires de la Côte-d’Or
« Décès de François Patriat : un engagement de toute une vie au service de la Côte-d’Or et de la République
 
C’est avec une profonde émotion que j’ai appris la disparition de François Patriat.
Au fil de mes mandats et plus particulièrement dans mes fonctions de président de l’Association des maires de la Côte-d’Or, j’ai eu l’occasion d’échanger très régulièrement avec lui. Ces échanges ont toujours été marqués par son attachement sincère à notre département, à ses communes et à celles et ceux qui les font vivre au quotidien.
François Patriat connaissait profondément la Côte-d’Or. Il en connaissait les territoires, les élus, les réalités et les attentes. Son parcours, de maire à président de la Région Bourgogne, de ministre à sénateur, témoigne d’un engagement public exceptionnel au service de notre territoire et de la République.
Au-delà des sensibilités politiques, il était un interlocuteur attentif, attaché au dialogue et au respect des élus locaux. Les maires trouvaient en lui une écoute et une connaissance précieuse des enjeux auxquels nos communes sont confrontées.
Je garderai le souvenir d’un homme de conviction, profondément engagé, qui aura durablement marqué la vie publique de la Côte-d’Or, de la Bourgogne et de notre pays.
Mais surtout, François Patriat, « Fanfan », était un ami. 
Au nom de l’Association des maires de la Côte-d’Or, et en mon nom personnel, j’adresse mes pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches, à ses collaborateurs ainsi qu’à l’ensemble de celles et ceux qui ont partagé son engagement au service de l’intérêt général. »

Communiqué de Jérôme Durain, président de la Région Bourgogne-Franche-Comté
J'ai appris avec une profonde tristesse le décès de François Patriat, ancien président de la Région Bourgogne.
Né en Côte-d'Or, François Patriat a exercé la profession de vétérinaire, avant d'être happé par une vie au service de son territoire.
Son parcours politique l'a conduit à exercer des fonctions municipales, ainsi qu'au Département de la Côte d'Or, à la Région, à l'Assemblée nationale et au Sénat, jusqu'au gouvernement de Lionel Jospin, au sein duquel il fut successivement secrétaire d'Etat aux PME, au Commerce et à l'Artisanat, puis ministre de l'Agriculture et de la Pêche.
Mais c'est bien l'engagement local qui marque la vie de François Patriat: un attachement viscéral aux territoires et aux terroirs de Bourgogne et à celles et ceux qui y vivent.
Bien sûr, j'ai une pensée particulière pour son action à la tête de la Région Bourgogne. L'équilibre territorial, le rôle de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation pour faire grandir la Région, ou encore sa forte préoccupation pour l'agriculture et la viticulture constituent des marqueurs forts de sa présidence.
Je retiens de Fanfan son sens de la proximité, son goût absolu pour le travail de terrain, mais aussi son enthousiasme de tous les instants, son sens de l'humour, sa ténacité pour faire avancer ses idées et les projets auxquels il croyait, et plus encore son amour de la vie qui le rendait si agréable à côtoyer !
A sa famille, à ses amis et à ses proches, j'adresse mes plus sincères condoléances.

Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfète de la Côte-d'Or, salue avec émotion la mémoire de François Patriat, figure majeure de la vie publique de la Côte-d'Or et de la Bourgogne-Franche-Comté
C'est avec une vive émotion que Violaine Démaret, préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté, préfète de la Côte-d'Or a appris le décès de François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or et ancien ministre.
Vétérinaire de formation, engagé très tôt au service de son territoire, il fut maire de Chailly-sur-Armançon (21), Président de la communauté de communes de l'Auxois Sud, puis conseiller municipal et conseiller général de Pouilly-en-Auxois. Il fut aussi vice-président du conseil général de Côte-d'Or, député, et président du conseil régional de Bourgogne de 2004 à 2015. || exerça également des responsabilités gouvernementales comme secrétaire d'État chargé des PME, du Commerce et de l'Artisanat, puis ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Élu sénateur de la Côte-d'Or en 2008, il présida pendant près d'une décennie le groupe rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) au Sénat.
Au-delà de la diversité de ses mandats, François Patriat aura consacré près de cinquante années à la vie publique, avec un attachement constant à la Côte-d'Or, à la Bourgogne, à ses territoires et à leurs habitants.
Violaine Démaret et l'ensemble de l'équipe préfectorale de Côte-d'Or adressent leurs sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à celles et ceux, institutionnels et habitants, qui l'ont cotoyé et apprécié, ont partagé son engagement et son parcours exceptionnel au service de la Côte-d'Or, de la Bourgogne-Franche-Comté et de la France.
C'était un grand Monsieur qui manquera à notre département.

Nathalie Koenders, Maire de Dijon
François Patriat aura été une figure majeure de notre région, profondément enracinée dans son territoire, attentive à ses communes et animée par la conviction que la Bourgogne ne pouvait avancer qu’en faisant avancer ensemble ses territoires.
Lorsque j’ai rejoint le conseil municipal de Dijon, en 2008, il présidait la Région Bourgogne. Au fil des années, en tant qu’élue dijonnaise, j’ai pu mesurer combien son engagement et son soutien avaient compté dans les grandes transformations de notre ville.
Le tramway, l’université et la recherche, la culture, le musée des Beaux-Arts, la santé, le développement économique : François Patriat aura accompagné nombre de projets qui contribuent aujourd’hui au visage et au rayonnement de Dijon. Il partageait cette conviction forte qu’une capitale régionale dynamique et ambitieuse est une chance pour l’ensemble du territoire.
François Patriat était aussi un homme profondément attaché à la Bourgogne. Il en connaissait la diversité, la richesse et les contrastes, de ses villes à ses territoires ruraux, et il demeurait au plus près de celles et ceux qui la faisaient vivre : élus, agriculteurs, viticulteurs, acteurs économiques, culturels et associatifs. Cet attachement ne l’a jamais quitté, quelles que soient les responsabilités nationales qu’il a ensuite exercées.
Au fil des années, j’ai eu la chance de bien le connaître et d’apprécier son énergie, son caractère, sa proximité et, surtout, sa fidélité indéfectible à notre territoire. 
Sa très longue vie publique, de la Côte-d’Or au Gouvernement puis au Sénat, aura été marquée par un engagement exceptionnel au service de la Bourgogne et de la République. Elle appartient désormais à l’histoire de notre région et de notre pays.
Sa disparition est une grande perte pour Dijon, pour la Côte-d’Or et pour la Bourgogne.
Au nom de la Ville de Dijon, des Dijonnaises et des Dijonnais, et en mon nom personnel, j’adresse à son épouse, à ses enfants, à sa famille et à tous ses proches mes pensées les plus sincères et les plus émues.