LADOIX-SERRIGNY
Ladoix-Serrigny - Mélissa Longobucco, candidate à Miss Côte-d’Or 2025, « Ma tumeur ne dictera pas ma vie »
Par Jeannette Monarchi
Publié le 23 Avril 2025 à 08h37
À 28 ans, Mélissa Longobucco participera pour la troisième et dernière fois à l’élection Miss Côte-d’Or, ce samedi 26 avril, à Châtillon-sur-Seine. Victime de harcèlement scolaire, frappée par une maladie grave à 26 ans, elle a choisi de se relever, de croire en elle, et de poursuivre un rêve de petite fille, armée de courage, de douceur... et d’un incroyable mental.
Mélissa Longobucco, 28 ans, a grandi à Beaune, où elle a fait toute sa scolarité, avant de s’installer à Ladoix-Serrigny, commune dont elle défendra les couleurs ce samedi 26 avril à Châtillon-sur-Seine pour Miss Côte-d’Or 2025. Ce sera sa troisième participation au concours. Et la dernière autorisée. « J’ai tenté ma chance en 2014, l’année de mon bac, puis en 2015. Mais j’étais trop jeune, pas du tout prête. Physiquement, je manquais de maturité. Mentalement, je n’avais aucune confiance en moi. »
À l’époque, elle était encore profondément marquée par des années de harcèlement scolaire. Mélissa a subi des moqueries violentes sur son apparence. « Tout a commencé en sixième. Un effet de groupe. On me répétait que je n’étais pas belle, j’ai même reçu des menaces de mort. J’ai encaissé mais ça a eu un vrai impact sur ma confiance. »
Un rêve de petite fille ravivé par l’exemple de Marine Lorphelin
Comme beaucoup de petites filles, Mélissa rêvait devant Miss France avec ses parents. « Je me disais : peut-être qu’un jour, ce sera moi. On disait aussi que j’avais un profil de mannequin. Mais je ne m’en sentais pas capable. »
En 2013, l’élection de Marine Lorphelin, miss Bourgogne puis Miss France originaire de Mâcon, agit comme un déclic. « Elle m’a inspirée. Elle m’a donné envie d’oser. »
Dix ans plus tard, encouragée par ses proches et inspirée par une Miss France de 35 ans, Mélissa tente à nouveau sa chance. « Je pensais que ce n’était plus de mon âge. Mais avec d'autres candidates de ma tranche d'âge, je me suis dit : pourquoi pas moi ? »
Une épreuve de santé, et un bouleversement de vie
À 26 ans, le destin la frappe à nouveau. Mélissa subit un coup dur : une tumeur cérébrale incurable est diagnostiquée. Elle subit deux opérations chirurgicales, en février et avril 2023, suivies de 26 semaines de radiothérapie. « J’ai perdu mes cheveux, j’étais faible. On ne se sent plus jolie, plus femme. Et pourtant, c’est à ce moment-là que j’ai décidé que ce n’était pas fini. Je veux montrer qu’on peut s’en sortir, que ce n’est pas une fatalité. »
La maladie n’a pas brisé Mélissa. Elle l’a réveillée. « Cette tumeur, je vais devoir vivre avec. Mais je refuse qu’elle décide de ma vie. J’ai choisi de faire les choses que j’aime, voyager, de ne plus attendre. » Pour Mélissa, la maladie est devenue une leçon de vie : « Je ne veux plus vivre en fonction de ma tumeur. Ce n’est pas elle qui régira ma vie, c’est moi qui vais donner le tempo ».
Une renaissance professionnelle… sucrée
Parallèlement à ses traitements, Mélissa tourne une page. Après dix ans dans le commerce, elle quitte son poste dans la vente de salles de bain. Elle se lance dans un projet de cœur : la pâtisserie artisanale, « La Fabrique de Corton », à Ladoix-Serrigny. « Depuis que j’ai six ans, je pâtisse. Une voisine très proche, comme une grand-mère de substitution, m’a transmis cette passion. J’étais tous les jours chez elle. J’ai toujours su que je voulais créer quelque chose à moi. » Aujourd’hui, elle confectionne ses douceurs à son rythme, sur commande via les réseaux sociaux, dans une activité adaptée à sa santé et centrée sur le plaisir.
Une candidate plus forte, plus sereine
Ce retour dans le monde des Miss est aussi un parcours thérapeutique, un moyen de reprendre confiance en elle. « Ces concours m’ont aidée à sortir de ma timidité. J’ai appris à m’exprimer, à tenir une posture, à raconter mon histoire. À 18 ans, je n'avais rien à dire. Aujourd’hui, je sais qui je suis. »
Bien qu’elle appréhende le moment du discours, elle aborde cette édition avec sérénité. « J’ai plus de caractère. J’ai vécu des choses dures. Aujourd’hui, je me dis que si j’ai surmonté tout ça, je peux tout affronter. »
L’ultime chance, sans regrets
Cette participation est sa dernière, les règles n’autorisant que trois tentatives régionales. « C’est une page qui se tourne. Dix ans se sont écoulés depuis ma première tentative. Si je gagne, ce sera une victoire qui aura un goût particulier. Sinon, je n’aurai aucun regret. » Elle s’entraîne avec rigueur, répète les chorégraphies à la maison, avant une ultime répétition générale le jour J. Avec les autres candidates, devenues des amies, elles ont même réservé un logement commun la veille du concours : « On est toutes proches. Il y aura un brin de nostalgie quand tout ça sera fini. J’ai hâte, je vais savourer chaque instant. C’est une aventure humaine avant tout ».
Et après ? Si elle décroche la couronne, cap sur l’élection Miss Bourgogne, le 21 septembre prochain. « Ce serait un palier en plus pour aller vers Miss France. Mais quoi qu’il arrive, je n’aurai aucun regret. J’aurai tout donné. »
Soutenez Mélissa !
Du jeudi 24 avril à 8 h au samedi 26 avril au soir, vous pouvez voter pour Mélissa Longobucco. Envoyez OR6 au 72018 (0,75 € + prix d’un SMS)
Ces votes comptent pour 50 % de la note finale, aux côtés du jury professionnel.
À vous de jouer !
Jeannette Monarchi
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