BOURGOGNE

Région Bourgogne - Franche-Comté - Une nouvelle préfète avec certaines priorités

Région Bourgogne - Franche-Comté - Une nouvelle préfète avec certaines priorités

Violaine Démaret a pris ce lundi ses fonctions en tant que nouvelle préfète de Côte-d’Or et de région. Après deux années en tant que conseillère intérieur, sécurité auprès de la présidence de la République, elle entend mettre l’accent sur la sécurité sans pour autant négliger d’autres axes de travail, à commencer par la ruralité.

« Il ne sera pas difficile de servir mon pays dans une telle région » a précisé Violaine Démaret, nouvelle préfète de Côte-d’Or et de région qui a pris ses fonctions en ce lundi. Bien qu’elle ne connaisse pas encore bien la région, et qu’elle découvre la Côte-d’Or, Violaine Démaret se réjouit d’arriver dans des « terres de terroirs ». Si les grands crus et la gastronomie locale la réjouissent, elle n’en oublie pas sa mission régalienne.
« La sécurité est la première des libertés » a rappelé Violaine Démaret. A 45 ans, elle vient de passer deux ans auprès de la présidence de la République en tant que conseillère intérieur, sécurité après avoir occupé la fonction de préfète du Vaucluse ou encore des Alpes-de-Haute-Provence. « Il y a des sujets sécuritaires forts et nous représentons une autorité. Nous voulons souligner aux narcotrafiquants que nous continuerons à éradiquer leur activité. Au national, nous avons constaté qu’il y avait un besoin d’outils similaires sur le territoire et que le pilonnage des points de deal porte ses fruits » a notamment précisé Violaine Démaret. En parallèle, elle entend poursuivre la mission que lui a confié l’Etat d’installer à Dijon un centre de rétention administrative pour les personnes qui troubleraient l’ordre public.

A l’écoute de la ruralité
Outre les questions sécuritaires, la nouvelle préfète, éclairée par son prédécesseur, a identifié d’autres dossiers majeurs comme les enjeux agricoles. « J’ai toujours travaillé avec les représentants de la filière et de la profession. » Quant aux aides destinés aux exploitants, comme la PAC, Violaine Démaret s’est montrée transparente sur sa motivation. « Je veux pleinement m’assurer que les dispositifs iront jusqu’au cour de ferme et sur les comptes des exploitants. De la même manière, pour les entreprises, je ne veux pas que ce soit l’Etat qui les fasse basculer dans la difficulté. » Autre sujet de préoccupation pour les acteurs économiques de tous horizons, déjà porté par le préfet Paul Mourier, la question de l’eau alors que la Côte-d’Or se situe en tête de trois bassins versants. « C’est un bien qui peut devenir rare et qui impacte aussi bien les habitants que le monde économique. J’y porterai une grande attention. »


Souriante et accessible, la préfète a mis en avant ses origines dans un petit village d’Isère et sa connaissance des problématiques de ces territoires. « J’ai grandi dans une vraie petite commune, je sais ce qu’est la ruralité et la demande de service public. » Elle entend donc contribuer à atténuer le sentiment de relégation que certains territoires peuvent ressentir. « Il faut mettre en œuvre les plans ruralité. Nous devons nous assurer que les élus connaissent les boites à outils ou alors trouver des solutions même si elles ne sont pas dans le catalogue existant. »

Nadège Hubert