BOURGOGNE
Anthropodermia : Frédérique Molay signe un thriller érudit et envoûtant pour inaugurer une nouvelle maison d’édition
Par Nathalie DUNAND
Publié le 30 Avril 2026 à 15h31
Avec Anthropodermia, à paraître le 6 mai, Frédérique Molay fait un retour remarqué sur la scène littéraire. Ce thriller ambitieux et maîtrisé ouvre également une nouvelle page de l’édition française, en inaugurant une maison dédiée à la littérature noire : L’Animal.
Dès les premières lignes, le ton est donné. Construction sophistiquée, tension constante, écriture ciselée : Frédérique Molay nous entraîne dans une intrigue aussi dense que fascinante. Comme à son habitude, elle brouille les frontières entre réel et fiction, et explore avec acuité les zones les plus noires de l’âme humaine.
Pourtant, ces dernières années, l’écriture n’a pas toujours été une évidence. « Je ne trouvais plus de sens », confie l’autrice, qui écrivait déjà à 11 ans, publiait à 20, et recevait en 2007 le Prix du Quai des Orfèvres pour La 7e femme. Figure bien connue à Chalon-sur-Saône, engagée en politique comme en littérature, elle avait marqué les esprits avec sa saga consacrée à Nico Sirsky. Puis, un silence. Une pause.
Jusqu’à une rencontre décisive.
Celle de Noëlle Meimaroglou, directrice générale des éditions Hermann, qui lui propose un pari audacieux : inaugurer une toute nouvelle maison d’édition consacrée au roman noir. Son nom ? L’Animal.
Un nom évocateur : L’Animal, c’est tout à la fois l’âme (anima) et la bête tapie en chacun d’entre nous. Une dualité qui résonne profondément avec l’univers de Frédérique Molay.
Cette proposition agit comme un électrochoc. « Avec cette équipe, je retrouvais une densité intellectuelle, une passion partagée. Et surtout des valeurs que je croyais disparues : l’écoute, la bienveillance, la générosité. » Une aventure humaine autant que littéraire, qui redonne souffle à son écriture.
Et cela se ressent.
Anthropodermia captive d’emblée. Son titre intrigue, dérange presque. Derrière son étymologie se cache une réalité historique macabre que le roman distille avec habileté, sans jamais céder au sensationnalisme. La romancière tisse une intrigue complexe, qui traverse les époques et les territoires, multipliant les pistes avec une redoutable efficacité.
Chez Frédérique Molay, tout part d’une obsession : un fait lu ou entendu, qui s’ancre durablement. Puis vient le besoin d’explorer, de comprendre… et de raconter.
Cette fois, elle délaisse son héros emblématique pour donner vie à un personnage inédit : Samuel Riss. Conseiller spécial du président, il évolue au sommet de l’État. Mais derrière cette position de pouvoir se cache une singularité neurologique qui le rend aussi fascinant que vulnérable. Un héros atypique, dont certaines perceptions donnent au récit une dimension presque poétique.
C’est là toute la signature de Frédérique Molay : mêler le suspense à la connaissance, le réalisme à la réflexion, l’enquête à l’histoire et à l’art. Ses romans ne se contentent pas de captiver, ils invitent à penser.
Avec Anthropodermia, le polar s’affranchit des clichés qui le cantonnent à une simple “littérature de divertissement”. Il retrouve une ampleur, une richesse, une ambition qui séduiront les lecteurs en quête de profondeur autant que de frisson.
La promesse est claire : un roman dense, intelligent, habité. Une œuvre qui s’inscrit dans la lignée des grands récits érudits, capable de captiver autant que de questionner.
C’est la promesse des nouvelles éditions L’animal, c’est aussi la signature de Frédérique Molay.
Rendez-vous le 6 mai pour découvrir Anthropodermia, aux éditions L’Animal. Un thriller qui pourrait bien vous hanter longtemps après la dernière page.
Par Nathalie DUNAND
[email protected]

Anthropodermia, de Frédérique MOLAY (éditions L’Animal)
En librairie le 6 mai 2026
Samedi 9 mai 2026 à Chalon-sur-Saône : dédicace de l’autrice à la librairie Develay (15 h à 18 h).

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