CÔTE D'OR

Sécheresse - Face à l’aggravation de la situation, de nouvelles mesures de restriction des usages de l’eau s’imposent à compter du 3 août

Sécheresse - Face à l’aggravation de la situation, de nouvelles mesures de restriction des usages de l’eau s’imposent à compter du 3 août

A l’image du territoire national, la Côte-d’Or connaît une situation de sécheresse extrêmement marquée cet été. Les épisodes de canicule répétés et les déficits de pluie depuis le printemps ont entraîné un fort assèchement des sols, marquant des records historiques. Les débits des cours d’eau, majoritairement très bas, connaissent des linéaires d’assecs inédits. Malgré quelques épisodes orageux à la mi-juillet, les cumuls observés sont restés trop localisés pour permettre une amélioration de la situation. Les prévisions météorologiques ne permettent pas d’envisager une amélioration pour cette première quinzaine d’août et une nouvelle période de chaleur est en cours, avec des températures élevées et peu ou pas de précipitations. L’assèchement des sols et la baisse des débits des cours d’eau devraient donc se poursuivre.

 Le suivi hydrologique, réalisé en continu par les services de l’État, a mis en évidence une nouvelle aggravation de la situation. Celle-ci se traduit par le franchissement du seuil de crise pour 7 secteurs supplémentaires, en plus des 4 concernés par ce niveau. Les 3 secteurs restant sont maintenus en alerte renforcée.
La situation est la suivante :
•      11 zones en crise : Saône moyenne, Tille amont, Tille aval, Serein, Vingeanne, Ouche amont, Ouche aval, Vouge-BiètreCents-Fonts, Bouzaise, Châtillonnais et Arroux-Lacanche.
•      3 zones en alerte renforcée : Bèze, Dheune et Armançon.

Dans ce contexte, la préfète de la Côte-d’Or a signé un arrêté préfectoral de constat de franchissement de seuils applicable à partir du lundi 03 août 2026.

Les feux de forêt nécessitent de la disponibilité d’eau sur une ressource déjà en tension
Un important feu de forêts s’est déclaré le 29 juillet 2026 sur le secteur sud de Dijon, mobilisant fortement les services de secours et la ressource en eau. Des usages d’eau importants sont réalisés sur les communes environnantes pour combattre ce feu, communes dont l’alimentation en eau potable est parfois déjà en tension du fait de cette sécheresse exceptionnelle.

L’alimentation en eau potable : des tensions apparaissent dans le département
La situation de l’alimentation en eau potable des populations s’est dégradée avec 45 unités de distribution présentant des tensions sur un total de 344 unités de distribution. Trois d’entre elles ont eu recours à des citernages.
Ces réseaux en tension nécessitent une vigilance accrue des usagers, des gestionnaires et des services de l’État.
Chacune et chacun est donc à nouveau invité à faire preuve de responsabilité et de sobriété dans ses usages de l’eau, et à renforcer ses économies d’eau, afin de préserver les capacités d’alimentation en eau potable dans les semaines à venir. L’usage de l’eau potable doit impérativement être réservé à des usages prioritaires d’hygiène et d’alimentation.
L’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage : un usage prioritaire
Quel que soit le seuil de gravité sécheresse franchi et sous réserve de ne pas provoquer l’assèchement de cours d’eau, les particuliers comme les éleveurs peuvent utiliser de l’eau pour abreuver les animaux domestiques et d’élevage. La préfète appelle au civisme et à la solidarité locale afin de respecter les usages prioritaires de l’eau et notamment l’abreuvement des animaux domestiques et d’élevage.
Propriétaire de seuls, moulin, bief ou plan d’eau : veillez au respect du débit minimum biologique
Ce débit minimum biologique (DMB) correspond à un débit d’eau devant circuler dans les cours d’eau en aval des ouvrages de prise d’eau afin de garantir le maintien de la vie aquatique (faune et flore) et de préserver les milieux humides connectés à ces cours d’eau. Ainsi, en période de sécheresse, lorsque les cours d’eau voient leurs débits diminuer très fortement, le respect du DMB au niveau des ouvrages de prise d’eau permettant d’alimenter les différents ouvrage est impératif.
Il est donc demandé à tous les propriétaires d’ouvrage de prélèvement d’eau dans les rivières de veiller au respect de ce débit minimum biologique. Une plaquette d’information est disponible sur le site internet des services de l’État en Côte-d’Or.

Contrôles et sanctions en cas d’infraction
Afin de garantir le principe d’équité entre les usages de l’eau, par les particuliers, les collectivités, les activités industrielles et commerciales, les agriculteurs, des contrôles des mesures de restrictions sont réalisés de façon régulière sur le terrain. Tout manquement caractérisé aux mesures de restriction en vigueur est susceptible de faire l’objet de verbalisations et de poursuites conformément à la réglementation en vigueur.

Les mesures de restriction pour les territoires en crise (en rouge sur la carte)
Saône moyenne, Tille amont, Tille aval, Ouche amont, Ouche aval, Serein, Châtillonnais et Arroux-Lacanche, Vouge/Biètre/Cent-fonts, Vingeanne, Bouzaise
Le niveau de crise déclenche des interdictions afin de préserver les usages prioritaires : l’alimentation en eau potable des populations, pour les usages en lien avec la santé, la salubrité publique, la sécurité civile, la sécurité des installations industrielles, l’abreuvement des animaux et la préservation des fonctions biologiques des cours d’eau. Tous les usagers de l’eau sont concernés. L’arrosage des pelouses, massifs fleuris, plantes en pot, espaces verts est interdit. Les prélèvements d’eau pour l’irrigation agricole sont également interdits à l’exception d’une liste restreinte de cultures stratégiques afin de préserver au maximum les productions agricoles, les capacités fourragères, et d’éviter des pertes économiques et alimentaires irréversibles.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et plates-formes imperméables.

Les mesures de restriction pour les territoires en alerte renforcée (en orange sur la carte) Bèze, Dheune et Armançon
En alerte renforcée, tous les prélèvements ne peuvent plus être simultanément satisfaits. Cette situation conduit à une limitation progressive des prélèvements et le renforcement substantiel des mesures de restriction des usages si nécessaire, afin de ne pas atteindre le niveau de crise.
L’irrigation et l’arrosage ne sont pas concernés par les mesures de restriction dès lors que l’eau utilisée provient de réserves d’eau de pluie captées sur des toitures et plates-formes imperméables.

L’arrêté préfectoral, la carte, la liste des communes par zones d’alerte ainsi que des plaquettes d’information sont disponibles sur le site internet des services de l’État à l’adresse suivante : https://www.cote-dor.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Environnement/Eau/Gestion-de-la-ressource-en-eau/Gestion-del-etiage puis cliquer sur "Épisodes de sécheresse"
 
VigiEau, le site internet d’information du public sur la sécheresse
Ce site permet d’informer les citoyens sur les restrictions sécheresse en cours. Les particuliers pourront ainsi se tenir informés des restrictions les concernant (arrosage des jardins, remplissage des piscines, etc) et les ménages pourront y trouver des éco-gestes permettant de gagner en sobriété dans leurs usages tout en préservant l’eau à la maison.
Pour découvrir le site, rendez-vous sur https://vigieau.gouv.fr/