BOURGOGNE

Dijon Bourgogne - Une maison hospitalière où règne l’hospitalité

Dijon Bourgogne - Une maison hospitalière où règne l’hospitalité
Dijon Bourgogne - Une maison hospitalière où règne l’hospitalité
Dijon Bourgogne - Une maison hospitalière où règne l’hospitalité
Dijon Bourgogne - Une maison hospitalière où règne l’hospitalité

Que ce soit pour visiter un proche hospitalisé ou pour répondre à un rendez-vous médical en tant que patient, la question de l’hébergement à proximité ajoute au stress de la situation. Heureusement, la maison d’accueil hospitalière Dijon-Bourgogne facilite les choses pour tous, où qu’ils vivent.

Faire chaque jour les allers-retours entre le CHU de Dijon pour rester au chevet et son domicile à Beaune, dans ses environs ou ailleurs peut se révéler épuisant, notamment passé un certain âge. Pas simple non plus de se lever aux aurores pour une opération sans hospitalisation ou pour honorer un rendez-vous en chimio. Et comment faire lorsqu’après une opération, une personne vivant seule et sans attache à proximité doit rentrer chez elle mais rester sous la vigilance de quelqu’un en cas d’urgence ? Autant de situations susceptibles de peser sur l’organisation et le moral des malades ou des accompagnants.
En réponse, la maison d’accueil hospitalière Dijon-Bourgogne a ouvert ses portes en 2020. À deux pas du CHU et du centre de lutte contre le cancer Georges-François Leclerc, elle ouvre ses portes à ces différents publics. « Nous pouvons aussi accueillir les proches des personnes hospitalisées ailleurs dans la Métropole ou qui ont un suivi médical dans tout établissement de Dijon métropole, ou même dans un EHPAD » insiste Henri Mazué, président de l’association qui gère la maison d’accueil. Que ce soit à Valmy ou dans l’une des cliniques du territoire, aussi bien qu’au CHU ou au CGFL, les proches ou les patients peuvent trouver une solution d’hébergement et un peu de répit dans l’une des 58 chambres de la maison d’accueil hospitalière. « Nous recevons tout le monde à condition de pouvoir justifier de la présence d’un proche en établissement ou d’être adressé par un médecin pour un patient nécessitant un hébergement temporaire non médicalisé. Mais nous ne regardons pas l’adresse du domicile par exemple, peu importe d’où ils viennent. » Côté tarif, l’association prend en compte les conditions de ressources de ses visiteurs tandis que le prix de la nuit le plus élevé est fixé à 39 euros, avec le petit-déjeuner.

Confort inclus
« 50 % de nos visiteurs restent seulement une nuit » précise Samir Jouini, directeur de la maison. Sur les 4 600 personnes accueillies en 2025, certaines restent pour de longs séjours allant jusqu’à plusieurs mois. Le site leur offre alors toutes les commodités pour faciliter leur séjour. Une cuisine équipée d’un frigo et d’un congélateur à casier, une bibliothèque, une salle ludique pour petits et grands, des salons pour échanger ou s’isoler pour lire, une buanderie disponible pour laver son linge et même une pièce destinée aux télétravailleurs. Sur place, 12 salariés se relaient, soutenus par 13 bénévoles, pour assurer une présence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. « Il n’y a aucun personnel médical, mais en cas d’urgence, il suffit de contacter l’accueil. »


Jour après jour, la maison d’accueil hospitalière Dijon Bourgogne contribue à rassurer les patients, leur famille ainsi que les malades hospitalisés qui savent leurs proches à proximité plutôt que sur les routes. « C’est particulièrement important pour les enfants malades » estime Henri Mazué qui souligne que 1 075 patients ont été concernés en 2025 par cet hébergement pour un proche. Et pour faciliter encore cette période parfois complexe, la maison a mis en place une navette qui rejoint plusieurs fois par jour l’hôpital pour éviter aux moins autonomes de trop marcher. « Ce service a été financé par l’ARS et la Ligue contre le cancer, mais nous ne pourrons pas le maintenir si nous ne trouvons pas de nouveaux financements » s’inquiète le président.

Nadège Hubert