En Bresse jurassienne, la pisciculture est une véritable histoire de famille
Publié le 04 Novembre 2024 à 10h07
Piscicultrice dans la Bresse jurassienne, Christine Roubez s’est spécialisée au fil des ans dans l’élevage de carpes. Avec sa fille Camille, elles en pêchent 7 à 8 tonnes chaque année qu’elles transforment en veloutés, rillettes et filets fumés au bois de sapin.
Les piqûres et les pansements, elle a vite compris que ce n’était pas son truc. Christine Roubez n’est d’ailleurs pas allée au bout de ses études d’infirmière. Installée à Pleure, dans la Bresse jurassienne, la piscicultrice a préféré suivre les traces de son père : « il avait investi dans des étangs à la fin des années 50, lorsque les prix étaient abordables » se souvient-elle. Proche de la nature, la jeune fille qu’elle était aimait l’accompagner dans son travail quotidien, pour nourrir les carpes, les brochets, les tanches et les gardons qui garnissent les bassins. Quand le patriarche prend sa retraite en 1997, elle n’hésite pas un seul instant et reprend l’exploitation. La pisciculture n’a alors qu’un seul client : un grossiste alsacien, qui dépose le bilan en 2002 en laissant un coquet impayé. Christine choisit de changer de modèle, et se lance dans la vente directe au particulier, « pour valoriser la carpe, qui jouit alors d’une mauvaise image de marque » dit-elle.
L’effet Covid
L’agricultrice investit dans un laboratoire de transformation, intégré à la ferme, et doté d’un fumoir. Elle y développe toute une gamme de produits : des filets de carpes, frais ou fumés ; des veloutés, des terrines, des rillettes… « C’est plus de travail, mais je ne le regrette pas » affirme-t-elle. Surtout depuis la Covid : les ventes à la ferme ont explosé, et les Bressans se pressent les soirs de semaine pour récupérer une soupe de poissons ou des filets de carpes fumés, la spécialité de la maison : « ça ressemble un peu au hareng, en plus fin » explique Christine. La carpe fumée se consomme en tartare, ou sur des pommes de terre vapeur. Il faut préciser qu’entre temps, Christine a reçu le renfort de Camille, sa fille. Titulaire d’un bac pro hôtellerie-restauration, la jeune femme de 28 ans a affiné les recettes. Elle a également transformé une remorque en « foodtruck », qu’elle installe les vendredis soirs devant la ferme : « on propose des fritures de poissons, avec des frites fraîches. L’été, on met des tables dehors, les gens profitent du calme et de la nature ».
Un travail en famille
L’essentiel du travail se fait malgré tout dans les bassins. Le duo mère-fille a choisi de ne nourrir ses poissons qu’avec des céréales issues de l’agriculture biologique : « On utilise également de la drèche provenant de la fabrication de bière biologique » précise Christine. Les poissons sont par ailleurs fumés avec de la sciure de sapin non traitée, sourcée à Bletterans, à 22 kilomètres. D’ici quelques années, Christine passera à son tour la main : « J’ai encore des choses à apprendre, mais je serai prête. Elle m’a transmis sa passion » affirme Camille. « Travailler en famille, ce n’est que du bonheur » ajoute sa mère. La retraite peut attendre !
Pisciculture des Marais
5 route des Essards – 39120 Pleure
Tél. 03 84 81 47 26
Vente à la ferme les soirs de semaine (sauf mercredi) de 17h à 19h et les samedis matins.
Soirées fritures les vendredi soirs.
@ Conseil Régional de Bourgogne-Franche Comté
-
Beaune – Daï Lo ouvre son dancefloor : rendez-vous vendredi 9 octobre -
Beaune – Le retour des cartonnettes dans les bacs jaunes pourrait s'accompagner de collectes moins fréquentes -
Clos de Vougeot – Le Beaunois Jordan Billan sacré champion du monde de l’œuf en meurette 2026, son apprenti également récompensé -
Beaune – Du Musée du Vin à Notre-Dame, le maire alerte sur l'état du patrimoine municipal -
Beaune – Stationnement, sécurité, commerces : les habitants du centre-ville interpellent le maire -
Le Domaine Pierre Vincent franchit une nouvelle étape de son développement avec la reprise du Domaine Jean-Philippe Fichet à Meursault -
Beaune – Info-Beaune.com change de mains… et prépare sa nouvelle formule -
Meursault – Un terrain de football synthétique à 720 000 euros au Centre sportif Hubert Rougeot -
Billet d’humeur – Piétonnisation à Beaune : tout le monde veut avancer, mais personne ne veut céder sa place ! -
Beaune Côte & Sud – Le logement, un enjeu majeur pour attirer et retenir les salariés sur le territoire -
Beaune – Pont des Oies : un camion aurait endommagé le mur de soutènement, des travaux engagés en urgence -
Beaune – Vers un centre-ville davantage piéton ? Pierre Bolze veut avancer dès la prochaine saison -
Beaune – Belenium brasse sa bière de récolte avec du houblon frais cultivé à Corberon -
Beaune – De l’apprentissage du français à l’emploi : des parcours d’intégration qui se construisent sur le terrain -
A311 Dijon-Beaune – Un mort et deux blessés dans un accident impliquant trois véhicules -
Cité de la gastronomie à Dijon : à son tour, le village gastronomique cesse son activité et ferme ses établissements -
Saint-Aubin – La Route des Grands Crus se refait une beauté à l’approche de ses 90 ans -
Villers-la-Faye – Le Trafic Bar confirme son succès avec 1 200 personnes au cœur des Hautes-Côtes -
Beaune – Côte & Bus se réorganise : trois lignes, des horaires élargis et un transport à la demande plus souple -
GHITO, le spécialiste de la rénovation clé en main, s’est installé à Champforgeuil -
Beaune – Antoinette Chahine, ancienne condamnée à mort au Liban, vient témoigner de son combat contre la torture -
Vins de Bourgogne – 465 bouteilles du prestigieux domaine Coche-Dury aux enchères le 24 novembre