CÔTE D'OR

Côte-d'Or - Sécheresse 2026 : un premier signal positif, mais des moyens très insuffisants face à l’ampleur de la crise

Côte-d'Or - Sécheresse 2026 : un premier signal positif, mais des moyens très insuffisants face à l’ampleur de la crise

Communiqué de presse de la Chambre d'Agriculture de Côte-d'Or 

La Chambre d'Agriculture de Côte-d'Or prend acte de l'annonce du dispositif exceptionnel d'accompagnement des exploitations agricoles touchées par la sécheresse dans le cadre du CASI. 
Cette mobilisation de l'État constitue un premier signal positif. Toutefois, au regard de l'ampleur des pertes subies sur l'ensemble du département, les montants annoncés demeurent largement insuffisants pour répondre aux besoins des agriculteurs.  
Nous considérons que l'enveloppe mobilisée devrait être portée à un niveau au moins dix fois supérieur (sans compter les pertes en viticulture et aux forêts) afin d'apporter une réponse adaptée à la gravité de la situation.  
Dans un contexte d'urgence, la profession agricole a fait le choix de privilégier le court terme dans la répartition de cette première enveloppe, en orientant prioritairement les soutiens vers les productions spécialisées les plus touchées et surtout vers les jeunes agriculteurs, dont la situation économique nécessite une attention particulière.  La Chambre d'Agriculture demande également que les exploitations concernées puissent bénéficier d'une simplification maximale des démarches administratives et d'une mobilisation de l'ensemble des dispositifs d'accompagnement disponibles.  

 Elle sollicite par ailleurs la mise en œuvre rapide d'un dispositif d'allègement des charges sociales agricoles prévu depuis 2025 mais toujours en attente du Décret d’application, notamment sur le dernier trimestre des cotisations MSA de l'année en cours, afin de soutenir immédiatement les trésoreries fragilisées par cette campagne exceptionnelle. Au-delà de cette mesure d'urgence, la Chambre d'Agriculture demande également l'application dès 2026 du dispositif permettant le calcul des cotisations sociales agricoles sur les revenus de l'année N. Cette évolution est indispensable pour adapter les prélèvements à la situation économique réelle des exploitations et éviter les décalages de trésorerie particulièrement pénalisants en période de crise.
Enfin, cette crise rappelle avec force l'urgence d'accélérer les politiques d'adaptation de l'agriculture au changement climatique.  
La question du stockage de l'eau doit désormais faire l'objet d'actions rapides et concrètes après 12 mois d’approche. Les projets permettant de capter les excédents hivernaux afin de sécuriser les besoins agricoles pendant la période estivale doivent pouvoir être développés dans des délais compatibles avec l'urgence climatique et économique à laquelle sont confrontés l’ensemble des agriculteurs du département.  
Au-delà de la gestion de crise, c'est bien la résilience durable de l'agriculture de Côte-d'Or qui est en jeu. 
Le Président :  « Nous saluons la réactivité des pouvoirs publics locaux, mais les moyens mobilisés par le national restent sans commune mesure avec les pertes subies sur le terrain. L'enveloppe devra être renforcée de manière très significative, à hauteur  d'au moins dix fois le montant annoncé pour répondre aux besoins des productions agricoles sans compter les pertes en viticulture et aux forêts. Dans l'urgence, la profession a fait le choix de concentrer les premiers soutiens sur les productions spécialisées et surtout les jeunes agriculteurs. Nous attendons également des mesures fortes sur l'allègement des charges sociales, ainsi que la mise en œuvre dès 2026 du calcul des cotisations MSA sur les revenus de l'année et gardons en perspective la réforme de la PAC en 2027 qui sera cruciale pour les Zones Intermédiaires. »